AccueilCalendrierGalerieFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Mémoire d'un empereur [Terminé]

Aller en bas 
AuteurMessage
Akura
.
.
avatar

Messages : 150
Localisation : Principalement vers Mizuki

MessageSujet: Mémoire d'un empereur [Terminé]   Mer 25 Juin - 18:51

Chapitre 1  : Tout a un commencement.

Mathaël revenait d'un champ de bataille, il était las de faire couler autant de sang. Cela durait depuis siècles et la fin ne semblait pas proche du tout. A chaque fois qu'il rentrait d'un champs de combat, son regard se vidait et son visage exprimait la désolation. Il ne voulait tuer qu'une seul et unique personne : Gabriel; alors pourquoi mettre fin à la vie d'autres personnes qui n'ont jamais demandé cette guerre absurde ? Il ne comprenait pas et parfois se mettait à douter des intentions de Dieu.
Il rentra dans sa demeure principale, se fit enlever son armure par un de ses valets et partit dans la salle d'eau. Il se purifia d'abord le corps, s'enlevant la crasse, la graisse de sa cuirasse et le sang de ses victimes. Il partit se purifier l'esprit par la suite, allant au confessionnal où le bon pape Liminir l'attendait comme à l'accoutumé.

Mathaël : -Votre Sainteté, j'ai pêché.
Liminir : -Parlez votre majesté.
Mathaël : -Après chaque bataille je viens à me demander si Dieu et si bon que cela et je doute de ses intentions.
Liminir : -Pouvez vous développer ?
Mathaël : -Je ne trouve plus la force de me battre. Pourquoi tué tant de gens ? Pourquoi impliqué des personnes qui ne connaissent même pas mon visage ni celui de Gabriel la plupart du temps ? Pourquoi Dieu ne règle-t-il pas ça lui même ? Pourquoi ne pouvons nous pas tout simplement nous battre en duel et mettre fin à toute cette absurdité ? Pourquoi dois-je vivre aussi longtemps pour supporter tout cela ? Est-ce en quelques sorte une punition ?
Liminir : -Vous semblez donc perdu votre majesté et vous ne savez pas dans quelle direction marcher
Mathaël : -C'est exact...
Liminir : -Cela fait bientôt plus de trois siècles que je vous soutient jour après jour et croyez moi que jamais je ne vous suivrai si je doutais de vos acte et paroles ainsi que ceux de Dieu. Pour savoir où l'on va, il faut d'abord savoir d'où l'on vient. Tout a un commencement, fouillez dans vos souvenirs et vous trouverez la réponse à vos question. Ne doutez pas de Dieu.
Mathaël : -Merci votre sainteté.

Il partit de l'église et entra dans une partie de son palais que lui seul avait le droit de pénétrer. Il s'agissait enfaite de l'ancienne demeure de son enfance il avait garder le château familiale et avait construit son palais autour de celui ci. Il n'avait pas mis les pieds dedans depuis plusieurs années, la poussière ainsi que les toiles d'araignées avaient élu domicile. Il soupira et à l'aide d'une formule magique nettoya l'intégralité des ruines. Rien n'avait bougé, tout est resté comme tel depuis le jours de cette fameuse attaque...
Il s'approcha de l'ancien bureau de son père et s'assit sur le vieux fauteuil. Il aimait venir ici lors de ses grandes périodes de doutes comme il est en train de vivre.
Il passa la main sur le meuble et perdit son regard dans les élégants motifs qui l'ornaient. Il vit alors l'encrier et le fameux stylo que son paternel appréciait tant. Il s'en saisit et l'admira.

Mathaël : -Père, croyez vous que je suis digne de m'en servir ? Je n'ai fait qu'être dans votre ombre depuis le début, est-ce le moment pour moi de m'affirmer définitivement ?

Bien sûr il n'attendait aucune réponse, mais ça lui faisait du bien de parler seul. Un souvenir lui revint alors en mémoire. Il voyait son père, assit à son bureau en train d'écrire; quand il lui demandait ce qu'il faisait, il lui avait tout simplement répondu : 'J'écris pour laisser une trace dans ce monde, pour ne pas qu'on m'oublie après ma mort'. A l'époque il n'avait pas compris le sens de cette phrase mais maintenant tout était clair pour lui.
Il voulut alors faire la même chose et s'empressa d'aller chercher de l'encre ainsi qu'une grosse pile de papier vierge. Il se massa le front et réfléchit. Comment en était il arrivé là ? Pourquoi est-il devenu un homme à part, ni ange, ni humain, ni magicien ?

Mathaël : -Pour savoir où l'on va, il faut savoir d'où l'on vient, n'est-ce pas... ?

Il prit la première feuille, trempa le stylo de son père dans l'encre et commença à écrire les première ligne du manuscrit.

'Mémoire d'un Empereur au service de Dieu

Tout a un commencement... Bien que le mien soit flou, brouillé par l'usure des siècles qui passent. Je suis né... '

Ainsi commença l'écriture de ses mémoires.


Ron ron fais le chaton...


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Akura
.
.
avatar

Messages : 150
Localisation : Principalement vers Mizuki

MessageSujet: Re: Mémoire d'un empereur [Terminé]   Jeu 26 Juin - 18:47

Chapitre 2 : Salomon est mon nom

[...] Je suis né sous le nom de Salomon, le premier juin de l'an 1032, il y a plus de trois siècle de cela. J'ai eu la chance de naitre dans une famille de bonne aisance, faisant partit des plus nobles et riches qu'il existait à Opale. J'étais le fils unique des mes parents bien que je ne fut pas le premier. Ma mère a fait trois fausses couches avant mon arrivé et mon père désespérait de ne pas avoir d'héritier. Par ce fait il battait ma mère, lui disant qu'elle était incapable de lui donner un fils digne de son nom, de son sang... Un jour, alors qu'elle lui annonçait sa quatrième grossesse, mon père la menaça.

Père : -Je jure sur le bon Dieu que si tu n'arrives pas à enfanter comme il le faut d'un fils, je te tuerai et prendrai une autre épouse.

Oui c'était bien le genre d'homme qu'était mon père; froid, sévère, calculateur, cruel et sérieux quand il s'agissait d'affaire. Il n'accordait aucune importance à la famille, seul son travail l'importait car comme il le disait 'Sans mon travail, vous ne serrez que deux vulgaires mendiants, vous devriez m'être reconnaissant'.
Ce jour là ma mère s'enferma dans sa chambre, entourée de ses servantes qui tentaient tant bien que mal de la rassurer. Elle était morte de peur, elle savait que son mari pouvait lui ôter la vie si elle ne lui donnait pas un fils. Elle se laissa aller à la dépression, priant et attendant de voir ce que le destin lui réservait.
La veille de ma naissance, alors qu'elle dormait, un ange apparut dans ses rêves.

Ange : -N’aie pas peur mon enfant, Dieu a entendu tes prières, tu auras un fils. Il aura lui même un destin hors du commun. Ça serra un brillant élève, doté d'une sagesse incroyable. Tu continueras à vivre et ton mari changera d'attitude envers toi.

Il lui posa un baiser sur le front avant de disparaitre, provocant son réveil. Alors qu'elle se levait pour boire et s'éponger un peu le visage, elle sentit des contractions. Elle appela donc les servantes qui accoururent à toute vitesse. Elles la portèrent jusqu’à son lit et c'est ainsi que le travail commença. Cela dura toute la nuit mais aussi étonnant que cela puisse paraitre, ma mère n'a point souffert. Elle soutenait que Dieu lui même l'aidait dans sa douleur et qu'elle ne doutait pas de lui.
Je suis donc né le premier juin au petit matin, petit bout de chou blond avec des yeux couleurs saphirs. A peine avais-je atterri dans les bras de ma mère que mon père arriva comme une furie dans la pièce, voulant voir de ses propres yeux la chaire de sa chaire, le sang de son sang. On dit alors qu'il lâcha pour la première fois de sa vie une larme. Oh non il n'était pas heureux parce qu'il était devenu père, il était heureux uniquement car il avait enfin un héritier, lui permettant de perpétuer son œuvre.

Père : -Comment l'appelons nous ?

Ma mère se rappela alors de l'étrange rêve qu'elle avait fait peu de temps avant son réveil. Elle décida de m'appeler Salomon en référence au roi de l'ancien Testament, sage et juste. Peu de temps après son accouchement, ma mère tomba malade. Sa santé se fragilisa à un point où elle ne pouvait sortir de chez elle, passant de longue journée alitée. Elle se sentait mieux à certaines périodes et en profitait pour me promener dans le jardin privé de la demeure.

Je grandis donc, gagnant en force et en intellect grâce à des précepteurs qui venaient m'enseigner l'art de la guerre, du combat mais également la puissance du savoir. Depuis tout petit, j'ai toujours été attiré par notre religion bien que mon père me sommait d'arrêter ces idioties et de me concentrer sur mon devoir familial.
En effet entre deux cours donnés par mes professeurs particulier, je me devais d'aller suivre père afin d'en apprendre plus sur la gestion de notre richesse et de notre lignée. Je n'ai jamais apprécié ces moments là mais je devais m'en contenter, c'était les seuls occasions que j'avais pour voir mon paternel. Ma génitrice, quant à elle souffrait toujours d'une maladie qu'on ne pouvait guérir. Je profitais de ses moments de lucidité pour lui parler, lui raconter mes joies et mes peines. Elle, qui m'aimait d'un amour inconditionnel, souffrait alors que mon père, qui ne me voyait que comme succession, était en pleine forme; quel injustice.
Une guerre éclata, si on pouvait appeler ça une guerre. J'entendis alors mon père en discuter avec d'autre hommes importants lors d'une soirée mondaine.

Père : -On dit que Gabriel est de retour et qu'il veut ravager tout Black Rose pour défier Dieu..

Lorsque j'entendis cela, je ne pus m’empêcher de me sentir concerné, attiré. Je ne connaissais pas ce Gabriel mais je sentais que je devais l'affronter quoiqu'il m'en coute... C'est alors que j’annonçai à père une bien mauvaise nouvelle le jour de mes seize printemps..


Ron ron fais le chaton...


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Akura
.
.
avatar

Messages : 150
Localisation : Principalement vers Mizuki

MessageSujet: Re: Mémoire d'un empereur [Terminé]   Jeu 26 Juin - 23:06

Chapitre 3  : Vous ne me dirigerez pas père.

Alors que mes seize années, l'âge de la majorité, arrivaient à grande vitesse; je ne pouvais m'empêcher de penser à Gabriel. Même sans le connaitre j'avais l'impression de l'avoir déjà vu, combattu et je mourrais d'envie d'aller vérifier ça par mes propres yeux. C'est la raison pour laquelle, lors de ma cérémonie de passage à l'âge adulte, je pris l'initiative et pour la première fois, je tins face à mon père.

Salomon : -Père, je vais partir de la demeure, faire une formation militaire et magique dans le but de combattre Gabriel.

Sa première réaction fut qu'il me gifla. Ensuite il me dit quelque chose comme 'C'est louable de ta part fils mais laisse cette besogne aux pauvres gens qui n'ont rien à perdre'. Il me fit la moral durant de longues minutes, disant que j'étais né uniquement pour lui succéder et qu'une longue vie pleine de richesse et de travail m'attendais; que je n'avais pas à intervenir dans cette guerre stupide. 
Je l'ai donc défié du regard avant de lui dire qu'il ne m'en empêchera pas. En effet le soir même, je rassemblais mes affaires, priais une dernière fois Dieu de me soutenir, passa dans la chambre de ma mère pour lui annoncer mon départ et pour lui demander d'attendre mon retour, que je ne l'abandonnerai pas aux mains cruels de mon paternel. Elle me sourit et me fit un baiser sur le front en guise de bénédiction.
J'ai donc quitté la maison la nuit même et suis parti dans la direction de la caserne. Ils étaient en manque de soldat et ne refusaient aucune recrue, ce qui m'arrangeait car sinon ils m'auraient rendu directement à ma famille. Mes débuts furent difficiles, notamment quand le commandant en chef de mon groupe me demanda quelle arme je voulais magner. Je lui avais répondu le bâton puis il m'a ri au nez.

Commandant : -Regardez moi cet abruti ! Il veut combattre avec un bâton. Quel soldat voudrais tuer avec un bâton ? Retourne pleurer dans les jupons de ta mère, nous ne voulons pas d'une mauviette comme toi.

Ces paroles me percèrent comme des lances le ferraient mais je ne dis rien, prenant sur moi. Il avait beau essayer de me virer d'ici, je tenais bon et le harcelais pour apprendre le maniement du bâton. Il finit par craquer à un moment et m'envoya dans une division que l'on appelait 'la division zéro'. Quand j'ai demandé au commandant chef de cette division pour quelle raison on nous appelait de la sorte, il rit lui aussi et me répondit le plus honnêtement possible.

Commandant : -Regarde autour de toi et dis moi combien vois tu de personnes ?

J'étais en réalité le seul à part lui à être présent. On nous surnomme comme ça car c'est une division rejetée de tous, où personne ne veut s'entrainer. Cela m'arrangeait, ça permettait d'avoir en quelque sorte un professeur particulier comme j'en ai toujours eu. Il avait beau être âgé, sa vigueur et son agilité au combat n'avaient pas diminué. J'appris donc le combat d'abord à main nu puis avec un bâton. Un beau jour il me demanda pour quelles raisons j'avais choisi le bâton comme arme et pas autre chose. La réponse me semblait évidente.

Salomon : -Je refuse de faire couler plus de sang qu'il n'y en as déjà eu. Un bâton permet de neutraliser un homme sans pour autant le tuer, c'est l'accessoire parfait pour moi.

Le commandant sourit alors, il était d'accord avec ce principe et attendait beaucoup de moi. Une très bonne relation s'instaura entre lui et moi, jusqu'au jour où, eux ans plus tard il mourut subitement dans la nuit. Je me retrouvais donc seul, face à toute ces brutes de soldats incapables de me faire preuve de respect parce que j'étais le dernier de la 'division zéro'. Je compris donc qu'il fallait que je me fasse une place par la force et je commençai à défier tous ceux qui me méprisait, les neutralisant un par un. Aucune des nouvelles recrue ne me tenaient tête, c'est alors que mon tout premier commandant en chef, qui s'était moqué de moi, vint me voir.

Commandant : -Alors la mauviette, on commence à se prendre pour un professionnel ? On martyrise tous ses camarades pour montrer sa pseudo supériorité ? Je vais me sentir obliger de te donner une correction.
Salomon : -Je vais me sentir obliger de refuser votre duel, désolé.
Commandant (ayant un sourire sadique): -Ce n'est pas un duel mais une punition

Il dégaina alors son katana et commença à m'attaquer sans me ménager. Au début je me contentais d'esquiver tout simplement ses attaques mais au bout d'un moment, je me retrouvais avec plusieurs éraflures. J'ai donc décidé de contrattaquer à mon tour, même si je savais que cela signifiait la peine de mort. En a peine quelques mouvements, je l'ai désarmé et plaqué au sol non pas sans une certaine satisfaction.
Lorsqu'il se releva il sourit et s'adressa à moi.

Commandant : -Tu viens de signer ton arrêt de mort, agresser un supérieur est passible de la peine de mort.
Salomon : -Je n'ai fait que me défendre.
Commandant : -Qui va croire un bleu comme toi ? Ma parole a plus de poids que la tienne.

Je compris à ce moment à quel point l'homme peut être quelqu'un de mauvais. Une nouvelles envie monta en moi : celle de débarrasser le monde de ceux qui ont le cœur corrompu. Je me suis dépêché de retourner dans ma chambre, de rassembler mes affaire et de fuir au plus vite, comme je l'avais fait il y a deux ans de cela, avec ma famille. Si je restais ici, je pouvais dire adieu à ma vie et à tous mes rêves et toute mes envies de battre ce fameux Gabriel.
J'ai fui dans les montagnes des alentours durant de longs jours avant de finalement tomber sur un maisonnette qui semblait inhabitée. J'entrai donc en faisant bien attention mais pas assez apparemment...
A peine avais-je posé le pied dedans que je me retrouvai suspendu par je ne sais pas quel miracle en l'air et vit un vieil homme à la barbe hirsute m’assommer...


Ron ron fais le chaton...


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Akura
.
.
avatar

Messages : 150
Localisation : Principalement vers Mizuki

MessageSujet: Re: Mémoire d'un empereur [Terminé]   Ven 11 Juil - 3:28

chapitre 4 : Ermite mais érudit avant tout

Lorsque que je repris connaissance, j'étais allongé dans un lit situé non loin d'une cheminé dans laquelle brulait un feu et cuisait un bouillon. Je mis quelques seconde avant de me souvenir comment et pourquoi j'étais ici. J'entrepris donc de me lever pour faire le tour de la pièce où je me situais. A peine avais mis un pied en dehors du lit que des chaines apparurent et se fixèrent sur mes pieds et mes mains avant de disparaitre. En réalité elles étaient toujours ici mais invisibles pour mes petits yeux.
Je pouvais donc tout juste bouger jusqu'au plateau qu'on m'avait laissé. Dedans il y avait du pain, une soupe froide ainsi qu'un pichet d'eau et un verre. J'ai donc mangé et me suis recouché juste après, fixant le plafond pour essayer de comprendre la situation dans laquelle je me trouvais. A en juger par la position du soleil, c'était le matin, la brume matinale commençait à peine à se dissiper, laissant place au faibles rayons du lumineux.
J'ai passé la journée complète au lit, jusqu'au moment où la porte s'ouvrit. Un homme encapuchonné entra et me fixa un bon moment. Il enleva son voile et un visage très jeune se montra à ma plus grande surprise. Je n'avais gardé en souvenir que l'image d'un vieil ermite hirsute. Je le questionnai donc

Salomon : -Qui es tu donc ? Où est passé le vieil homme qui m'a neutralisé ? Pourquoi suis-je enchainé ? Où sommes nous ?
? : -Tu parles trop gamin.

L'inconnu se toucha derrière l'oreille gauche et retira une aiguille assez longe. Une fois fait, des spasmes firent leurs apparition sur son visage pour finalement en modifier complétement l'apparence. C'est alors que le vieil ermite apparut pour de bon devant moi sous mes yeux ébahis. Il ne prit pas la peine de me regarder et se dirigea vers l'âtre pour en ranimer le feu et se faire un thé. Il s'assit dans son fauteuil et fuma sa pipe, soupirant à plusieurs reprises. Sous mes question incessante il ne put garder le silence.

? : -Raaaaa un peu de silence ! Tu n'as donc pas de pitié pour un pauvre homme qui a passé sa journée à jouer les espions alors que ce n'est plus de son âge ?
Salomon : -Mais vous êtes tellement étrange et extraordinaire à la fois ! J'ai tellement envie de discuter avec vous !
? : -Je vois que je n'ai pas le choix... Réponds à mes questions et je répondrai aux tiennes.

Il m'interrogea donc sur mon passé, mon enfance, mon adolescence mais ce fut la partie sur mon entrainement militaire qui l’intéressa le plus. Une fois les explications passées, il s'affala un peu plus dans son fauteuil et soupira.
Il expliqua qu'il était soulagé que je ne sois pas envoyé par l'armée pour l'arrêter et l'emmener à la potence. C'était en réalité un homme accusé à tord d'avoir commis plusieurs meurtres dans la famille royale. Il s'appelait Saito et était l'ancien tuteur magique de la famille souveraine. Il vivait ici en ermite depuis maintenant prêt de dix ans, vivant des ressources naturelles que lui proposait son environnement et se cachant par magie.

Saito : -Une question me turlupine, comment as-tu trouvé ma maison ?
Salomon : -Et bien à vrai dire je suis tombé dessus par hasard alors que je fuyais...
Saito : -Par hasard dis-tu ? Intriguant...

Alors qu'il était plongé dans ses pensées, une idée me traversa l'esprit. Je me saisis des chaînes qui m'emprisonnaient et lui tendis, le regard plein de malice.

Salomon : -Pouvez vous m'apprendre la magie ?

Je vis à sa réaction qu'il était surprit par la requête mais la refusa catégoriquement durant un long moment. Aussi obstiné que je l'étais, j'ai finis par le faire craquer et il réfléchis une deuxième fois à ma demande. Il demanda mes motivations et quand je lui dis que je voulais devenir un guerrier accompli dans l'unique but de tuer une seule et unique personne : Gabriel; il s'arrêta net. Il me fit répéter quelles étaient mes origines et se prit la tête dans les mains avant de soupirer une n-ième fois. C'est alors qu'il se leva, pris un livre parmi le peu qu'il avait et l'ouvrit. Il le parcouru durant de longue minute et se releva tout sourire
Je l'interrogeai du regard mais il ne répondit rien d'autre que 'tu es donc son frère...', ceux à quoi je répondis que c'était impossible que j'ai une frère puisque j'étais fils unique. Il éclata de rire avant de répéter en boucle que le destin était déjà tout tracé, qu'il ne pouvait rien y faire. Il me libéra de mes chaînes d'un geste de la main, tira quelques bouffées de sa pipe et me parla.

Saito : -J'accepte de devenir ton maître et t'apprendre l'art de la magie mais à une seule conditions non négociable.
Salomon : -Quelle est-elle ?
Saito : -Je n'enseigne rien aux êtres dont le cœur est profané par les ténèbres; ainsi tu devras te soumettre à un test. Sors de ma maison et dirige toi plein sud, marche durant de longues heures jusqu'à arriver vers une cascades et un lac. Là-bas se situe un îlot, assieds toi en tailleurs sur celui ci et médite autant de temps qu'il le faudra. Lorsque tu te sentiras prêt à revenir, retrouve ma demeure par toi même. Si tu y arrives alors j'accèderai à ta demande.

Je l'écoutais attentivement et enregistrait tout dans les moindres détails et une fois ses explications terminées; je le remerciai  poliment et partit sans plus attendre dans la direction qu'il m'avait indiquée sans posé de question. Je n'avais donc aucune idée de ce qu'allait trouver là-bas, ce que j'allais y faire et je comprennais encore moins pourquoi je faisais confiance à un vieil ermite hirsute, peut-être voulait-il se débarrasser de moi ? Peu m'importait, ses paroles concernant mon soit-disant frère et mon destin avaient piquées ma curiosité et je devais avoir des réponses...


Ron ron fais le chaton...


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Akura
.
.
avatar

Messages : 150
Localisation : Principalement vers Mizuki

MessageSujet: Re: Mémoire d'un empereur [Terminé]   Mer 16 Juil - 4:11

Chapitre 5  : Accepter qui je suis.

Je marchais donc dans la direction indiquée par le vieil homme sans savoir quand j'arriverais. Plusieurs jours se sont écoulés avant que je ne trouve sa fameuse cascade et son îlot, j'installai un campement au sec dans une grotte située non loin de la chute d'eau. Je passai une nuit au calme avant de m'atteler à ma mission. Le lendemain je me déshabillai pour garder uniquement mes sous-vêtements, plongeai dans l'eau et me suis assis sur l'îlot en tailleur. Je fermai les yeux et commençai à méditer. Quelques instant plus tard je sentis une présence face à moi, elle n'était ni bonne, ni mauvaise. Je rouvris mes yeux et je vis devant moi une créature à forme humanoïde faite à partir d'eau. Interloqué je lui demandai ce qu'elle était et elle me répondit le plus simplement possible que c'était un esprit de la nature.

Esprit : -Que viens tu faire ici humain ?

A vrai dire, je ne savais pas quoi répondre car je n'avais aucune idée de ce que je devais faire ici. Je lui répondit alors tout simplement que j'étais venu trouver la paix en mon âme. Il rit à mon nez sans expliquer pourquoi puis disparut en me laissant dans le plus grand des désarrois. Je ne le revit plus avant un long moment, un moment qui me semblait être une éternité... En effet depuis cette entrevue, des phénomènes étranges avaient fait leur apparition. J'entendais des voix alors que personne n'était la, je sentais des présences me toucher en étant seul et par dessus tout une peur bleue me serrait le cœur sans que je sache pourquoi; je croyais devenir fou. 
Je me souvins alors des paroles du vieil ermite qui disait de méditer autant de temps qu'il le faudra sur cet îlot. Pour la deuxième fois je décidai d'y retourner et de fermer les yeux une seconde fois. Ce n'était pas l'esprit qui apparut devant moi mais un jeune homme d'une vingtaine d'année qui sortait de derrière la cascade. Après l'avoir bien examiné je me rendis compte que ce n'était ni plus ni moins qu'un double de moi même. Il s'approcha de moi et me parla.

Salomon (double) : -Ainsi donc tu viens ici pour plus de pouvoir ? L'avidité est un pêché, tu le sais ?
Salomon : -C'est faux ! Je ne suis pas ici pour cette raison !
Salomon (double) : -Tiens donc, pourquoi alors ? Tu as bien dis à ton père que tu voulais gagner en force pour battre Gabriel non ?
Salomon : -Oui mais...
Salomon (double) (le coupant) : -Tu as suivit un entrainement militaire et maintenant que tu as trouvé un maître qui peut t'apprendre la magie, tu fais tout pour lui soutirer tout ses secrets !
Salomon : -Non ! Je ne suis pas comme ça ! Je ne cours pas après la gloire et le pouvoir.
Salomon (double) : -Pourtant, tu prenais du plaisir à soumettre tous ces soldats à la caserne, et je ne parle même pas de quand tu as combattu ton supérieur...
Salomon : -Je...
Salomon (double) : -Et si on parlait de tes parents aussi ? Tu profites de la gentillesse de ta mère et tu renies les plans de ton père, donc de ta famille.
Salomon : -C'est parce qu'il ne voit en moi qu'un héritier, il ne m'aime pas !
Salomon (double) : -Il ne t'aime pas ? Te l'a-t-il déjà dit clairement ?
Salomon : -N..non..

Satisfait de mes réponses, le double disparut aussi vite qu'il était apparut me laissant totalement abattu. Il avait raison sur tous les points et je ne pouvais me le nier. Une colère sourde monta en moi contre ce maudit ermite; avait il prévu de me rendre fou pour que je me donne la mort et ainsi le laisser tranquille ? Je frappai le sol tout en jurant. Je rentrai dans ma grotte et m'y reposa plusieurs jours en me torturant l'esprit de questions ayant toutes ni queue ni tête.
Au bout de trois jours, je décidai de retourner une fois de plus sur l'îlot. Mon autre moi réapparut, tout aussi souriant que le dernier coup.

Salomon (double) : -Alors on revient à la charge ? Je vois que ton cœur est encore plus troublé que la dernière fois, voilà que tu hais l'ermite parce qu'il t'a envoyé ici.

Un déclic se produisit dans mon esprit; je ne devais pas chercher à le contredire, bien au contraire. L'esprit me testait pour voir si j'étais capable de m'accepter et d'assumer pleinement ce que je suis. Je tentai donc le tout pour le tout.

Salomon : -En effet tu as raison. Je suis à la recherche de plus de pouvoir, je veux être en mesure de battre Gabriel et faire disparaître avec lui toute la corruption qu'il a engendré. Oui je prenais du plaisir à battre tous ces idiots de la caserne qui se croyaient fort parce qu'ils pouvaient enlevé la vie d'un homme facilement. Oui j'aime ma mère et je me protège de mon père grâce à elle. Et oui je maudis cette ermite de m'avoir envoyé ici.
Salomon (double) : -Intéressant... Je te demande une dernière fois pour quelles raison veux tu apprendre la magie ?
Salomon : -Pour un jour pouvoir tenir tête à Gabriel et le tuer.
Salomon (double) : -Jures tu d'utiliser tes futurs pouvoirs dans l'unique but de faire le bien ?
Salomon : -Je le jure.
Salomon (double) : -J'accepte de te laver de tes pêchés, médite trois jours durant sous la cascade et repars voir Saito.

Mon double disparut mais une dernière question me trottait dans la tête : Pourquoi avait il appelé l'ermite par son prénom alors qu'auparavant il ne le faisait pas ?
Je mis cette question dans un coin en ayant bien l'intention de demander au vieux pourquoi. Sans plus attendre je me mis sous l'énorme chute d'eau comme me l'avait dit l'esprit. Le poids de l'eau tombant sur mes épaules était insupportable mais je me devais de tenir le coup.
Au bout des soixante douze heures imposées, un phénomène se produisit. Je me retrouvais d'un seul coup tout de blanc vêtu avec plusieurs bijoux argentés et dorés ornés de pierres étranges ressemblant à des gouttes d'eau. Je sortis de la cascade et retournai dans ma grotte. Là-bas j'y rassemblai le peu d'affaires que j'avais et sortit. En regardant dans l'eau mon reflet, je me rendit compte que je n'avais pas fait attention à mon apparence depuis bien longtemps. Je décidai donc de couper les cheveux à la semi-long puis me rasai avant de rebrousser chemin jusqu'à la cabane où m'attendait Saito l'ermite...


Ron ron fais le chaton...


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Akura
.
.
avatar

Messages : 150
Localisation : Principalement vers Mizuki

MessageSujet: Re: Mémoire d'un empereur [Terminé]   Jeu 17 Juil - 4:14

Chapitre 6  : Un entrainement des plus rudes.

Je suis donc retourné non sans m'être perdu plusieurs fois à la maisonnette que j'avais quitté quelques jours plus tôt. A peine avais mis le pied dans la petite clairière qui bordait la demeure que Saito se pointa devant moi. Il me sourit chaleureusement avant de dire qu'il était fier de moi pour avoir réussi avec succès son test. Quand je lui demandai comment il savait sans que je lu dise la moindre chose, il se mit à rire.

Saito : -L'esprit que tu as rencontré était mon familier et la tenue que tu portes est le signe de son approbation. Il a reconnu la pureté de ton âme. Bref ! Nous avons du boulot devant nous et on commence tout de suite l'entrainement par un peu de sport.

Interloqué par sa dernière phrase, je lui signalai que je voulais apprendre la magie et non le combat. Il me regarda d'un air sérieux avant de me répliquer qu'on ne pouvait avoir un esprit sain dans un corps mal entretenu et que c'est pourquoi, tous les jours nous nous entrainerions au combat de bâton. Cela m'arrangeait et me permettait de ne pas perdre mon habilité. Il me jeta deux branches assez solides qu'il venait de ramasser. Je partis donc avec une certaine aisance dans un petit combat, pensant qu'un vieillard comme lui ne pouvait me battre au bâton. Ce fût une grave erreur de le sous estimer, il me frappa un fois aux côtes puis me balaya les jambes avant de me mettre son arme sous la gorge.

Saito : -Première leçon, l'humilité. Ne sous estime jamais ton adversaire et ne sois pas si sûr de toi quand tu t'engage dans un combat. Tu as pensé qu'un vieil homme comme moi ne pouvait pas te battre sur ton propre terrain, n'est ce pas ?

Je ne répondis rien, me relevai et lui fonçai dessus en hurlant ma frustration. Il esquiva toutes mes attaques et bout d'une bonne demie heure, mit fin au combat en me neutralisant une fois de plus. Il balança au loin son substitut d'arme et me tendit la main en souriant. Étant vexé jusqu'au plus profond de mon être, je lui balayé sa main et me relevai par moi même. Ma réaction le fit rire encore une fois.
Il me fit signe de le suivre derrière de chez lui puis m'invita à me laver dans la rivière avant d'attaquer la deuxième partie de mon entrainement. Je me déshabillai et me plongeai dans l'eau qui était gelée; ça me faisait du bien, ça calmait les douleurs des coups reçus.
Une fois mon corps purifié nous entrâmes dans la maison et nous nous assîmes autour de la table tout en sirotant un thé. Il commença donc à m'initier aux rites magiques par la théorie, me faisant étudier de longues heures durant des livres qu'il sortait du peu d'étagères qu'il possédait chez lui. Plusieurs mois s'écoulèrent en suivant ce schéma, entrainement au combat le matin puis étude le restant de la journée. J'appris donc par coeur tout ce qui était marqué dans les précieux ouvrages pensant que cela suffirait pour faire de moi un mage accompli. C'est au moment de la pratique que je me rendis compte que je n'avais même pas entamer le long chemin de arcanes. Pour mon premier exercice, il me tendit un verre remplit d'eau et me demanda de simplement de chauffer son contenu. J'ai échoué lamentablement sans même réussir à faire monter d'un tout petit degré la température du liquide. Pris par le désespoirs, je me laissai aller à mes émotions négatives. Le vieux Saito me tapota dans le dos et me rassura.

Saito : -Ne t'en fais pas, très peu d'humain sans prédisposition génétique à la magie sont capables d'accomplir avec succès cet exercice du premier coup.
Salomon : -Je n'ai même pas réussi à faire varier d'un demi degré la température...
Saito : -C'est pour ça que je suis ton professeur, laisse moi bien t'expliquer comme faire.

Ainsi il me coacha durant un peu plus de deux ans, faisant de moi un excellent mage et combattant, capable de peut-être rivaliser avec Gabriel un jour. Je n'avais que cette idée en tête et quoique je fasse je n'arrivais pas à m'en défaire. Mon maître me rappelait plusieurs fois à l'ordre, me disant que je devais être patient et que se précipiter ne mènerait à rien.
Un beau jour, alors qu'il m'enseignait le duel entre mage, il se mit à tousser violemment, crachant du sang. Inquiet pour sa santé, je m'approchai en courant de lui pour l'aider. Il s'essuya la bouche et fit un sourire nerveux.

Saito : -Tu sais, je ne suis plus tout jeune, je crains que ma vie ne s'arrête d'ici peu...
Salomon : -Je ne vous laisserez pas tomber ! Vous m'avez tellement appris de chose...
Saito : -S'il y a bien une chose contre laquelle nous ne pouvons lutter, c'est la mort. Cependant, je ne suis pas encore enterré donc continuons !

Il reprit son entrainement sans se soucier de mon inquiétude permanente. Sa santé déclinait au fur et à mesure jusqu'à le clouer au lit. Je pris soin de lui, essayant d’atténuer ses souffrances du mieux que je le pouvais. Un jour, alors qu'il se portait un peu mieux que d'habitude, il me murmura d'approcher. Il saisit ma tête et me murmura à l'oreille.

Saito : -Il est temps que tu saches toute la vérité et que je te transmette mon héritage avant que je ne puisse plus...


Ron ron fais le chaton...


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Akura
.
.
avatar

Messages : 150
Localisation : Principalement vers Mizuki

MessageSujet: Re: Mémoire d'un empereur [Terminé]   Mer 23 Juil - 19:31

Chapitre 7  : l'héritage que l'on m'a laissé.

Je retenais mes larmes en écoutant mon maître me parler. Je n'avais aucune idée de ce qu'il me parlait et je me fichais pas mal de son héritage; je voulais uniquement continuer de vivre avec lui. Je n'avais que cette idée en tête et je refusais d'écouter tout autre chose. C'est alors qu'il me rappela à l'ordre.

Saito : -Salomon ! Tu m'écoutes !
Salomon : -Oui maître...
Saito : -Approche toi de moi mon enfant...

Je m'approchai de lui et sous son ordre lui tendit mon bras gauche. Il posa son doigt au niveau de mon avant bras et commença à marmonner une formule; ma peau commença à piquer et sous mon regard ahuri, un dessin se dessina. C'était un caducée, un bâton avec deux serpents enroulés tout autour qui s'incrustait dans mon épiderme dans une douleur indescriptible. Je serrai les dents et attendit patiemment que ça se termine. Une longue heure plus tard, mon maître se retira, essoufflé et m'expliqua ce qu'il venait de faire.

Saito : -Je viens de t'ancrer un tatouage un peu spécial. C'est une ancienne magie qui te permet de te régénérer presque instantanément sans aucune contrepartie.
Salomon : -Je suis flatté mais pourquoi maître ? Pourquoi me faire don d'une telle chose ?
Saito : -Je sens en toi la capacité de mettre fin à tout ce carnage que Gabriel engendre... Je crois en toi je sens que tu vas y arriver...

Il se mit alors à tousser violemment à en perdre le souffle. Lorsqu'il réussit à reprendre la parole il me regarda droit dans les yeux et me donna un ultime conseil.

Saito : -Il faut que tu ailles voir une dernière personne pour compléter ton entrainement...
Salomon : -Je ne peux vous laisser seul maître ! Vous êtes bien trop fragile pour rester seul.
Saito (souriant) : -Je suis déjà condamné... Il me reste au mieux une semaine à vivre...
Salomon : -Ne dîtes pas ça je vous en prie !
Saito : -Arrête donc tout ça et écoute moi ! Tu vas aller dans la montagne située à l'ouest et tu dois trouvé un vieil amis à moi... Il est un peu grognon et difficile mais si tu lui demande son aide il acceptera sûrement...
Salomon : -Et comment va-t-il me croire si je dis que je suis votre disciple ?

Le vieil ermite sourit une dernière fois et concentra le peu de force qu'il lui restait dans son anneau qu'il portait à l'annulaire et me le tendit. Il me le posa dans la main, toussa une fois et prononça ses dernières paroles

Saito : -Montre lui cette bague et ton nouveau tatouage, il va sûrement te tester mais reste fort... (après une minutes de silence) Tu as été mon plus grand et talentueux des élèves, je t'aime comme mon fils.

Je n'eus pas le temps de répondre que sa vie quittait ses yeux. Dans le désespoir, je tentai de le ramener à le vie en usant de magie guérisseuse en vain. Je pleurai mon maître durant de longues heures avant de pouvoir reprendre mes esprits. Je pris sur moi et lui rendit les derniers hommages mortuaires. Je lui creusai une tombe digne de lui à côté de la maison et la scella par magie pour que personne ne puisse la profaner ainsi que sa maison. Je rassemblai mes affaires, priai une dernière fois sur la tombe et partit dans la direction indiquée....
Je n'avais aucune idée de ce que j'allais trouvé là bas mais je me devais d'honorer les dernières paroles de mon feu maître....


Ron ron fais le chaton...


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Akura
.
.
avatar

Messages : 150
Localisation : Principalement vers Mizuki

MessageSujet: Re: Mémoire d'un empereur [Terminé]   Jeu 7 Aoû - 0:41

Chapitre 8 : Qui es tu pour prétendre me chercher ?

Le soleil se couchait. Cela faisait maintenant presque deux semaines que mon maître était mort et que je dérivais seul vers l'ouest à la recherche d'une montagne. De nombreuses questions s'étaient bousculées dans ma tête durant le temps qui venait de s'écouler. Où aller ? A qui faire confiance ? Qui dois je trouver ? Comment reconnaîtrais-je l'ami de feu Saito ? J'étais tellement bouleverser à ce moment là que je n'avais pas pensé à lui demander plus de détail. Je mis la main dans ma poche machinalement et sentit la bague qu'il m'avait transmis. Je l'examinai de plus près, l'éclairant de la pâle lueur du soleil qui descendait loin dans l’horizon. Une idée me vint alors en tête, je me souvins d'un seul coup du premier familier que j'avais rencontrer lors de mon apprentissage, l'esprit de l'eau. Saito m'avait alors appris comment communiquer avec lui, peu importe le lieu où je me trouvais. Je cherchai une petite callosité et y vidai le contenu de ma gourde dedans. Je me vêtu de la tunique que l'esprit m'avait offerte et dis une courte prière.
Quelques instant plus tard ce dernier répondit à mon appel en apparaissant dans la petite flaque d'eau.

Esprit : -Tiens donc, Salomon, cela faisait longtemps, que me vaut ton appel ?
Salomon : -Saito est mort...
Esprit : -Je le sais déjà et j'ai fait mon deuil. Dis moi plutôt pourquoi tu m'as appelé.

Je fus surpris par cette réponse directe et sèche; à l'entendre on aurait pus croire qu'il n'attachait aucune importance à la mort de son maître. Je me rappelai alors les paroles de mon maître : 'Tu sais les esprits ont une vision bien différente du monde de nous. Pour eux, nous sommes des êtres éphémères sans grandes importance'. Je me remis donc du choc et lui expliquai en quelques phrase ce que je cherchais. Après un moment de réflexion il me regarda et me fit un sourire cynique.

Esprit : -Je pense qu'il parlait de Daiki.
Salomon : -Daiki ? Qui est-ce ? Je n'en ai jamais entendu parlé et où se trouve la montagne dans laquelle il habite ?
Esprit (riant) : -Je ne peut t'en dire plus, va dans la prochaine ville et demande leur plus d'information, ils te renseigneront peut-être mieux que moi. Bonne chance mon ami.

Il disparut aussitôt me laissant dans l’incompréhension la plus totale. Suivant ses conseils, je me dirigeai vers la ville la plus proche et entrai dans une taverne de bonne facture tout en dissimulant mon identité par magie (j'étais recherché à l'époque pour l'attaque du soldat à la caserne). Je m'adressai au propriétaire et lui demandai où je pouvais trouver une montagne dans un pays aussi plat que celui là. Il se mit à me rire au nez.

Tavernier : -Une montagne ici ? Je ne sais pas qui t'as raconté une telle bêtise mais il n'y en a pas ici.
Salomon : -Il y en a forcément une, je ne peux me tromper.
Tavernier : -Allons allons mon garçon, il me semble que tu as trop bu et tu commences à divaguer...
Salomon (montant le ton) : -Je ne divague pas ! Je cherche Daiki et on m'a dit qu'il habite ici quelque part dans une montagne
Tavernier : -Calme toi mon garçon où je t’expulse d'ici.
? : -Moi je peux te renseigner 

Je me retournai et vis un homme encapuchonné, assis à une table, sirotant un alcool que je ne connaissais pas. Je me dirigeai donc vers lui et m'installai en face de lui. Je lui demandai de m'en dire plus et c'est alors qu'il me sortit une chose des plus incroyable.

? : -Daiki, c'est à la fois "l'homme" et la montagne que tu cherches.
Salomon : -Comment ça ?
? : -As-tu déjà entendu parler des Dragons millénaires ?

Sa question me surprit mais je lui répondis par l'affirmatif. Il me raconta alors que l'homme que je cherchais était en réalité un Dragon vieux de plusieurs millénaires et donc de part ce fait, très grand. Interloqué par ses paroles, je ne pus que rire, affirmant qu'un dragon aussi grand qu'une montagne est impossible. L'étranger ne perdit pas son sang froid ni sans assurance, il se leva, me tapota l'épaule avant de me murmurer à l'oreille.

? : -Si tu ne me crois pas rejoins moi demain au crépuscule à dix kilomètre au sud de la ville et je te montrerai qu'il existe bel des créature aussi grandes que ça.

Il partit aussitôt me laissant seul avec mes pensées. Devais-je le croire ? Je ne savais pas. Je louai donc une chambre pour la nuit et tentai de dormir. Je fus debout le matin de bonne heure, trop excité de savoir si oui ou non l'homme m'avait mentit. J'en profitai pour faire un tour en ville et me renseignai auprès d'autres personnes de la régions. Tous me répondirent la même chose que le tavernier; l'homme mystère était donc le seul à pouvoir me renseigner...
Le soir tomba et je me rendis au point de rendez-vous convenu un peu plus tôt. Je traversai donc la forêt et j’aperçus la sortie quand tout à coup la terre se mit à trembler durant plusieurs seconde avant de se calmer. Je me relevai et terminai ma petite route. Lorsque je quittai la forêt, j'eus devant moi une énorme masse haute de plusieurs milliers de mètres. J'en tombai des nues. Une voix grave retentit dans ma tête.

? : -Qui es tu pour prétendre me chercher ?


Ron ron fais le chaton...


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Akura
.
.
avatar

Messages : 150
Localisation : Principalement vers Mizuki

MessageSujet: Re: Mémoire d'un empereur [Terminé]   Sam 23 Aoû - 22:03

Chapitre 9  : Salomon, chasseur de Dragon.

Cette voix grave raisonnait en moi et faisant vibrer toute mon âme sans que je ne sache pourquoi. Je sentait la sagesse émanée du ton employé par le mystérieux inconnu. Une peur panique s'empara de moi et je commençais à sentir mes jambes défaillir. Voyant que je ne donnais aucune réponse, la question se fit entendre de nouveau.

? : -Qui es tu pour prétendre me chercher ?
Salomon : -J...Je...Je me prénomme Salomon, êtes vous Daiki ?
Daiki : -Pourquoi me cherches tu ?
Salomon : -Je viens de la part de mon feu maître, Saito.
Daiki : -Saito...Saito.... Le vieil ermite d'Opale ?
Salomon (prenant un peu plus d'assurance) : -Oui, il m'a demandé de venir vous voir pour quérir votre aide.
Daiki : -Je n'aide pas les faibles, prouve moi ta valeur et peut-être que j'accepterai.
Salomon : -Comment faire ?
Daiki : -Je vais te téléporter dans un endroit effrayant se trouvant à Solar. Ce lieu se rapproche des abysses. Là-bas, tu trouveras un puissant Dragon noir... Tue le et apporte moi son cadavre. Si tu es assez fort pour réussir cet exploit, je reconsidérerai ta question.

Avant d'avoir eu le temps de répondre, je me retrouvai dans un énorme canyon baigné par les ténèbres. Une odeur de pourrie et de sang frais stagnait dans l'air, rendant l’atmosphère lourde et inquiétante. Toute sorte de créature vivait ici, des succubes, des incubes, des vampires, des maras, des hybrides et bien d'autres immondices. Pourquoi m'avait-il envoyé ici ? Dans quel but ? Je marchai longuement avant de tomber devant une bien étrange cavité. On pouvait y voir l'entrée d'un vieux bâtiment ainsi qu'un rassemblement assez bruyant. Je me suis approché discrètement et pris de la hauteur, c'est alors que je vis et compris pourquoi j'avais été envoyé ici.
La foule était rassemblé autour d'un autel sur lequel était ligoté un humain qui se débattait violemment, complétement apeuré. C'est alors qu'un homme à la stature imposante sortit des ombres et s'approcha de la victime. Je reconnu directement ma cible, il avait beau avoir une apparence humanoïde, sa peau était écailleuse et ses dents et griffes bien trop aiguisées pour êtres celles d'un vulgaire homme. J'observai la scène en oubliant aucune détail. Il s'agissait d'un sacrifice humain à la gloire de Gabriel mené par l'homme Dragon. Je ne pouvais intervenir à cet instant précis et je me retrouvais donc en temps que spectateur de cette barbarie. Je me dépêchai de trouver un plan pour venir à bout de ma cible sans trop y perdre de plume.
De part sa nature, il était bien plus puissant physiquement et aussi au niveau magique. Moi et ma simple condition d’être humain se jetait droit dans les bras de la mort si un plan n'était pas préalablement établi. Je fus interrompu dans ma réflexion quand le sacrifice se fit lentement torturer, poussant d'horrible cri d'agonie. Le Dragon enlevais un à un les organes afin de les poser dans un récipient, tout en le maintenant en vie par magie. Je ne pus rester de marbre devant ces atrocités et sans trop réfléchir je me mis à hurler d'arrêter ça. Tous se tournèrent vers moi en faisant le silence et c'est à ce moment là que je compris mon erreur. Le meneur se mit alors à parler.

? : -Regardez moi qui va là mes amis, un petit humain qui s'est perdu... (ricanement général) Qui es-tu pour être assez courageux, ou plutôt stupide,pour m'interrompre, moi le grand Ran ?
Salomon (rassemblant son courage) : -Je m’appelle Salomon et j'ai pour mission de vous réduire à l’éternel silence.
Ran : -Voyez vous ça, il veut me tuer. (nouveaux ricanements) Et comment comptes tu faire, petit humain ?
Salomon : -Je réclame un duel.

Quel ne fut pas sa surprise quand il entendit ça. Il se tordit de rire, ne croyant pas ce qu'il venait d'entendre. C'était en effet très stupide de ma part et encore plus en sachant que je n'avais jamais combattu autre chose que des humains ! Il accepta cependant ma demande, pensant me tuer rapidement sans problèmes. Je descendis de ma cachette et me frayai un chemin au travers les créatures qui entouraient mon ennemi. Nous nous dirigeâmes vers la sortie puis vers un vaste terrain, large de plusieurs centaines de mètres de large. 'Pourquoi un tel espace' me demandai-je et c'est alors que je me rappelai que je combattais un Dragon et que donc il y avait de forte chance pour que je me retrouve face à une énorme bête, haute de plusieurs dizaines, voir centaines de mètres.
Je conjurai mon bâton et me mis en position de garde, attendant que mon adversaire bouge. Tout mon corps tremblait à l'idée du combat qui m'attendait mais je devais y faire face avec courage pour atteindre mon but...


Ron ron fais le chaton...


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Akura
.
.
avatar

Messages : 150
Localisation : Principalement vers Mizuki

MessageSujet: Re: Mémoire d'un empereur [Terminé]   Jeu 28 Aoû - 22:07

Chapitre 10 : Daiki, le Dragon millénaire
Je me retrouvai une fois de plus dans une situation des plus délicate. Seul face à un adversaire redoutable sans connaître le moindre de ses points faibles. Je me tins debout, mon bâton en main, prêt à parer sa première attaque. De son côté, il semblait calme et sûr de lui, attendant également que je lance l'offensive. Nous restâmes de longues minutes ainsi, nous jaugeant mutuellement. C'est alors qu'il se lança et me frappa de toute sa force. Et quel puissance ! Il me fit reculer de plusieurs mètres avec un large sourire. Il renouvela ses assauts, cherchant à voir à quel point je pouvais résister.
J'en profitai pour repérer 'quelles danse il utilise' comme le disait mon professeur de l'armée. Je lus chacun de ses gestes et de ses pas et je mémorisai tout. Une fois ce long travail accompli, je pus commencer à esquiver progressivement puis à contrattaquer. Le combat devint alors un peu plus intéressant aussi bien pour moi que pour lui. Il était heureux d'avoir enfin un adversaire capable de lui tenir tête et moi je pouvais me prouver ma propre force. Le duel commença à s’éterniser, c'est pourquoi il décida d'user de la magie pour y mettre un terme. Lorsque j'eus contré son première sort assez aisément, il s’arrêta.

Ran : -Toi, un vulgaire humain, capable de résister à ma force physique et magique. Je te le redemande, qui es tu ?
Salomon : -Je me nomme Salomon et je compte stopper toute activité malveillantes de ce maudit Gabriel. Je ne vis que cette raison.
Ran (éclatant de rire) : -Toi ? Tuer Gabriel ? Il faut être fou ou stupide pour se mesurer à lui !
Salomon : -Je suis peut-être les deux alors...
Ran : -Pourquoi veux tu ma tête ?
Salomon : -Un ordre est absolu.
Ran : -C'est ce vieux Daiki qui te l'a demandé n'est-ce pas ?
Salomon : -Qu..
Ran : -A en juger par ta tête, je suppose que oui. Laisse moi te dire que jamais il ne viendra à bout de moi, JAMAIS.

Une aura meurtrière flottait autour de lui tout en prononçant ces dernières paroles. Sa puissance augmentait encore et encore et donnait l'impression qu'il n'y avait aucune limite à son envie de carnage. Je reculai plus par peur que par précaution.

Ran : -Sais tu comment tuer un Dragon au moins petit vermisseau ? Il faut lui transpercer le cœur !

Il me sauta dessus, s’enlaçant toute griffes sorties droit sur ma poitrine. J'eus à peine le temps de me décaler et ramassa un belle éraflure sur mon torse. Le tatouage que le vieil ermite m'avait fait sur le bras se mit alors à briller. La blessure se referma aussitôt sous nos regard ahuris.

Ran : -Je vois... Je pensais cette magie détruite et oubliée de tous mais je me trompais... Sais tu comment contrer ce pouvoir ? Il suffit de couper le membre où le tatouage à été réalisé, ou le détruire.

Il marcha lentement vers moi et se léchant un à un les doigts où mon sang gouttait. Il s'arrêta à quelques pas de moi.

Ran : -Finissons en, tu m'as bien divertis.
Salomon : -Comment ça ?

Il ne me répondit rien et se contenta de sourire. Plusieurs runes se dessinèrent sur son corps et il changea progressivement d'apparence. Une paire d'ailes et une queue poussèrent; des écailles se formèrent et son ventre brillait d'une lumière noir. Je compris ce que cela signifiait; j'avais lu dans divers ouvrages que les représentants de son espèce possédaient trois formes la plupart du temps. La première est leur forme originelle, bestiale, puissante et meurtrière. La deuxième est la forme humanoïde, moins forte mais pratique, leur permettant d’accéder au langage et la magie. La dernière n'est pas très loin de la légende; personne n'avait réussit à survivre à l'ange de la mort, les Shinigami. Seul les plus forts d'entre eux la maitrise et grâce à elle, ils accèdent au fondement même de la magie et de leur nature sauvage; combinant ainsi force, rapidité et précision. Comment pouvais je lui faire face, armé d'un simple bâton renforcé par magie ?
Je n'ai pas eu le temps de me poser la question, il avait vraiment envie d'en découdre rapidement. Il ciblait à chaque fois mon bras tatoué à j'avais à peine le temps de l'esquiver, ramassant des blessures de plus en plus profondes. C'est alors que me vint une idée des plus ingénieuses. Je m'immobilisai et lui ouvrit grands les bras, l'air abattu. Comme prévu il se lança droit sur moi mais il n'eut pas le temps de comprendre ce qu'il se passa.
Il se retrouva avec son propre bras, planté dans sa poitrine le cœur transpercé. Il cracha plusieurs fois du sang avant de relever la tête et me regarder.

Ran : -Comment ? Pourquoi ?

Je me reculai un peu et dévoilai un portail spatial. J'avais créé deux petits portails communiquant entre eux. J'avais placé le premier sur mon bras et le second devant moi à l'endroit où j'eus estimé que son cœur allait être. C'était risqué mais j'avais réussi.

Salomon : -Ton cœur impure n'a pas sa place dans ce monde. Repose en paix.

La vie quitta ses yeux et son visage resta figé dans une expressions de pure satisfaction. Je soupirai et me reposai dix minutes avant de finir mon travail. Je me saisis du cadavre et me téléporta à bout de force à l'orée de la forêt où Daiki n'avait pas bougé d'un poil. Je lui balançai le corps prêt de lui en s'exclamant : 'Mission accompli'
La montagne lui servant de corps se mit alors à trembler puis les délimitations se troublèrent. C'est sous sa forme humaine qu'il se représenta devant moi. Cette fois ci il avait le visage découverte et je pus enfin l'examiner. C'était un homme où les ravages du temps avaient fait ses effets. Son corps restait fort et musclé mais son visage était buriné par les siècles qui s'étaient écoulés. Ses cheveux avait pris une teinte argenté mais il émanait de lui une certaine joie de vivre, presque contaminatrice. Il me tendit alors sa main.

Daiki : -Permets moi de me présenter correctement. Je suis Daiki, Dragon de type terrestre et ancien compagnon de Saito. Tu sembles bouillonné de questions, libère-t-en je t'en prie.
Salomon : -Et bien.... par où commencer... Déjà quel âge avez vous ?
Daiki : -Je m'attendais à tous sauf ça comme première question, quel drôle de petit homme tu fais là. J'ai exactement 1673 ans.
Salomon : -Pourquoi les gens ne vous connaissaient pas dans la ville ?
Daiki : -Nous autres les Dragon millénaire passons beaucoup de temps à dormir. Plus nous sommes gros et plus nous devons nous mettre en hibernation. Tu imagines la quantité de nourriture nécessaire pour me nourrir, et l'énergie qu'il me faut pour me déplacer ? Je dors souvent durant un ou deux siècles avant de reprendre forme humaine et voir un peu des nouvelles du pays si je puis dire...
Salomon : -C'est donc pour ça que personne ne vous avait vu auparavant... Ils sont déjà sûrement déjà mort depuis bien longtemps.. Qui était-il ?
Daiki : -Si tu parles de Ran, c'était lui aussi un Dragon millénaire mais il avait la capacité de se nourrir de ténèbres. La folie engendré par Gabriel l'a sortit de sa torpeur et lui a fait perdre la tête. Cela fait plus de 10 ans que j'essaie de le mettre hors d'état de nuit, je te remercie.
Salomon : -Alors pourquoi ne pas l'avoir fait vous même ?
Daiki : -Calme ta haine petit homme, je ne l'ai pas fait par plaisir. Tu as combattu un Dragon, as tu vu quels dégâts sommes nous capable de faire ? Imagine maintenant si je me bats contre lui... Je n'avais pas d'autre choix que de te demander. Comme promis je vais t'aider.

Il s'empara de la carcasse de son congénère avec un air désolé et partit un peu plus loin, me demandant de revenir demain soir. J'en profitai pour rentrer et me reposer un peu à l'auberge. Le lendemain, je retournai à l'endroit convenu. Daiki me reçu avec le sourire.

Daiki : -Mets toi en sous-vêtements et suis moi.

Je m'exécutai et le suivit un peu plus loin. Il s’arrêta devant un rocher et sortit un sac qu'il vida devant moi. C'était les écailles de Ran, il avait pris soin de les arracher une par une sans les abîmer. Il traça un cercle autour de moi et me demanda de ne plus bouger. Il prononça une incantation et la terre se mit à trembler sous mes pieds, je fis de mon mieux pour ne pas tomber. Du fer ainsi que différents minéraux précieux sortirent de terre et fusionnèrent ensemble en une boule. Une autre formule se fit entendre et cette fois ci c'était les écailles qui bougèrent. Une magnifique valse s'orchestra alors. Tout tournoya autour de moi avant de finalement se fixer morceau par morceau sur mon corps. Une armure se forma sous mes yeux ahuris. Lorsque le processus se termina, il soupira et s'assit un moment.

Daiki : -Voici la première partie de ta récompense, prends en soin. C'est une armure créé à partir d'écaille de Dragon par un Dragon. Elle est quasiment incassable, seul un de mes congénère peut la percer. Tends moi ton bras maintenant.

Je lui tendit le bras tatoué mais il me fit signe qu'il voulait l'autre. Il toucha l'armure qui disparut aussitôt pour réapparaitre à côté de lui. Il fit alors pousser une de ses griffes.

Daiki : -J'avais confiance à Saito et s'il t'as fait don de ce tatouage avant sa mort alors j'accepte de t'aider dans ta quête, je te fait don de ma vie et de ma force, arrête Gabriel à tout prix.
Salomon : -Puis-je vous poser une dernière question ?
Daiki : -Laquelle ?
Salomon : -Savez vous quelque chose à propos de moi et d'un certain frère que je n'ai pas ?

Il me sourit avant de me murmurer un petit 'Oui'. Je voulu lui demander quoi mais il enfonça sa griffe dans ma peau, transperçant mon bras dans un hurlement de douleur et la retira aussitôt. Mon caducée se mit à briller, tentant de cicatriser la plaie mais il éprouva quelques difficultés. Ma chair repoussa, mes muscles se reformèrent et quand vint le tour de ma peau, j'eus une belle surprise. Un Ouroboros apparut en guise de cicatrise, lorsque je relevai les yeux, Daiki devenait translucide.

Daiki : -Je vivrai encore en toi sous cette forme, part à la capitale céleste, tu auras tous ce que tu cherches là-bas.
Salomon : -Et pour ma question ? Que savez vous de moi ?

Je ne vis que sa bouche me susurrer 'Tu as la même odeur que lui'. Je me retrouvai encore une fois seul, tout ceux qui me côtoyait se sacrifiaient pour moi, je ne comprenais pas pourquoi... Je rassemblai mes affaires avant de retourner au rocher. Je me mis à genoux et grava dessus. Je me relevai, adressai un prière et partit droit à Celestia...
Sur le roc était gravé :

"Ici fût les derniers instants de Daiki, Dragon sage millénaire âgé de 1673 ans."


Ron ron fais le chaton...


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Akura
.
.
avatar

Messages : 150
Localisation : Principalement vers Mizuki

MessageSujet: Re: Mémoire d'un empereur [Terminé]   Sam 13 Sep - 22:37

Chapitre 11 : Terre Divine et Capitale Céleste (première partie).

Je partis donc en pèlerinage jusqu’à la comté de Cristal avant de m'envoler jusqu'à Celestia. Plus j'avançai dans les terres et plus je pouvais voir que l'emprise de Gabriel s'affaiblissait. Dieu avait créé cette Terre sacrée et ce n'était pas un vulgaire humain possédé par un démon qui pouvait lui reprendre. La vie s'épanouissait, montrant toute la beauté de la nature que la corruption voulait effacé. Les oiseaux chantaient, les insectes bourdonnaient, la terre grouillait de partout. La flore quant à elle était d'une verdure incomparable et les fleurs semblait toute plus belles et grosses les unes des autres. C'était aussi l'un des seuls endroits restant où les dryades et naïades pouvaient vivre dans la paix et la tranquillité. Certaines dansaient au bord de l'eau tandis que d'autre sympathisaient avec les animaux sauvages. A ma plus grande surprise, ma présence ne les effrayait pas et semblait même les apaiser.
Je m’arrêtai pour camper et profitai de ce petit paradis sur terre, ce fût ma plus grand erreur. Les jours passaient sans que ne m'en rende compte. L'harmonie qui régnait m'empêchait de réfléchir posément à ce que je devais faire, et je dû à plusieurs reprises tenter de reprendre mes esprits. Quand je commençais à me laisser aller, je me répétait en boucle 'Pense à Saito et à Daiki, ils avaient confiance en moi, ne les trahis pas'.
C'est donc avec une certaine difficulté que j'arrivai enfin à la station d'embarquement qui menait à Celestia. Un Elfe sylvain m'accueillit tout sourire. C'était la première fois que je rencontrais quelqu'un de son espèce et se fût un contact éprouvant. A côté de lui, je faisais pâle figure, j'avais presque honte d'exister face à un charisme et une beauté telle que la sienne...

Elfe : -Bien le bonjour et bienvenu à la station d’amarrage de Cristal, que puis-je faire pour vous ?

Sa voix était cristalline, douce et mélodieuse. On aurait dit qu'il chantait et c'est alors que le réconfort gagna mon cœur. Je repris confiance en moi et lui répondit le plus naturellement possible.

Salomon : -Je viens pour embarquer jusqu'à Celestia, je dois aller prier là-bas pour des jours meilleurs.
Elfe : -Vous êtes Salomon n'est-ce pas ?

Cette dernière question me transperça comme une lance l'aurait fait. Comment pouvait il savoir qui j'étais ? Je me mis sur mes gardes pensant que c'était un ennemi potentiel, mais celui ci rigola avant de m'expliquer.

Elfe : -Pardonnez moi, j'ai dû vous faire peur. On parle beaucoup de vous ces temps ci en tant que l'homme de la prophétie.
Salomon : -La prophétie ?
Elfe : -Je ne peux vous en dire plus, toutes vos questions trouveront leurs réponses une fois à la capital. Venez, une embarcation part justement d'ici quelques minutes !

Il m'entraina, me tirant par le bras tout en délicatesse. Voilà qu'on m'associait à une prophétie, quelle était la prochaine surprise que l'on me réservait maintenant ? Je n'eus pas le temps de me poser plus de question que nous étions déjà arriver au port d'embarcation. Celui ci ressemblait en tous points à un port normal à la différence prêt qu'un bateau flottait dans les airs par je ne sais quelle magie. L'Elfe qui m'avait accueillit me poussa dans le bâtiment avant de sourire et reculer. La passerelle disparut et le navire commença son voyage. Je me précipitai sur le bord avant de hurler.

Salomon : -Quelle prophétie ? Comment m'avez vous reconnus ? Pourquoi tout le monde me connais ? Expliquez moi !

Je n'eus aucune réponse et le vent balayait déjà mon visage, m'empêchant d'entendre quoique ce soit. Je m'abritai dans la cabine de voyage et j'observai les gens qui m'entouraient. La plupart étaient ce qu'on appelle des 'races nobles'; Elfes, Fées, Kitsunés, Neko, Ange pur.. etc. Je ne me sentais pas à l'aise dans ce milieu si blanc, si dénué de mauvaises intentions. J'avais l'impression d'être une tâche au milieu d'une robe blanche, gâchant ainsi toute l'élégance de l'habit. Un homme me tapota l'épaule.

? : -Voilà que tu fais une drôle de tête ! Que t'arrive-t-il ?
Salomon : -Et bien... Je ne me sens pas trop trop à l'aise parmi vous...

L'homme rigola un bon coup avant de m'embarquer un peu plus loin dans une pièce isolé. C'est alors qu'il se présenta.

? : -Je suis Valentin, Dragon de type venteux et capitaine de ce navire !
Salomon : -Vous êtes un Dragon vous aussi ? On ne dirait pas ! Je suis Salomon.
Valentin : -Oh mais je sais très bien qui tu es mon grand ! Ton odeur ne me trompe pas !
Salomon (agacé) : -Tout le monde sait qui je suis, ça commence à m'énerver un peu..
Valentin : -Ne t'inquiète pas ! D'ici demain à la tombé du jour tu comprendras tout ! En attendant buvons et discutons !

Nous bûmes de tout notre soûl  et discutâmes de tout et de rien mais surtout de la capitale céleste. Il me raconta alors comment c'était là-bas et à quel point il aimerait y habiter en permanence. Je lui demandai alors pourquoi il ne le faisait pas. Il rit, but encore une fois et me répondit.

Valentin : -Je suis né pour être libre dans les nuages, la terre ferme n'est pas faite pour moi... Et puis si je ne fais plus voler cette engin, qui le fera à ma place ?
Salomon : -C'est vous qui faîtes voler ce bâtiment ?
Valentin : -Et pas qu'un peu ! Je me sers de ma magie de Dragon et de mon contrôle de l'air pour faire voler ce fier navire !
Salomon : -C'est impressionnant...
Valentin : -Pas autant que je l'aimerais ! Enfin breff ! Nous allons bientôt arriver, le devoir m'appelle. J'espère te revoir un jour mon grand !

Il me laissa seul avec mon verre dans la main. Je plongeai mon regard dedans et une fois de plus, des questions se mélangèrent dans ma tête. Je les chassai et décidai d'aller profiter du paysage. En effet l'embarcation avait ralentit et l'on pouvait de nouveau allez dehors. Je vis alors la continent flottant en forme de croissant. Une grande cascade coulait depuis le centre jusqu'à l’océan que surplombait l'île. Nous finîmes par amarrer et je fis mes premier pas à Celestia...


Ron ron fais le chaton...


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Akura
.
.
avatar

Messages : 150
Localisation : Principalement vers Mizuki

MessageSujet: Re: Mémoire d'un empereur [Terminé]   Dim 21 Sep - 4:54

Chapitre 12 : Terre Divine et Capitale Céleste (Deuxième partie).

Dès que j'eus posé le pied sur cette Terre, je sentis que quelque chose était différent des autres endroits que j'avais visités auparavant. On y sentait partout où l'on allait une présence, nous observant. Ce n'était pas quelque chose de pesant, oh que non, c'était plutôt le regard d'un père bienveillant qui surveillait ses enfants avec amour. Ce n'est que plus tard que je compris que c'était Dieu lui même qui nous épiait depuis son palais divin.
Tous les bâtiments de la Capitale Céleste émanaient de la magie et changeaient au gré des envies de ses occupants. Tout semblait avoir été créé pour subvenir aux besoins des habitants, chaque pensée ou envie se matérialisait. Cela semblait tellement peu réaliste que je mis en doute le caractère réel de ce que je voyait, me demandant si je n'était pas en train de rêver. Les fées faisaient pousser des fleurs aux allures des plus improbables mais d'un beauté inégalable. Les Elfes jouaient de la musique sous les feuillage d'un arbre qui semblait danser au rythme des notes. Les Anges quant à eux virevoltaient dans la ciel formant un complexe ballet.
Je me tapotai les joues pour reprendre mes esprits et me remis enfin de toute ces émotions. Après l'émerveillement, vint la sensation d'être totalement perdu dans un environnement totalement inconnu. Je paniquai un peu quand tout à coup une ange me pris par l'épaule.

Ange : -N'ait pas peur, étranger. Ici nul ne peut se perdre où éprouver des sensations telles que les tiennes. Si tu es perdu, alors demande le chemin au plus profond de ton cœur et si tu es pur Celestia te répondra.

Sur le coup je n'avais pas compris où elle venait en venir mais je décidai malgré tout de suivre son conseil. Je fermai les yeux et demandai du plus profond de mon âme de m'indiquer le chemin jusqu'à l'auberge la plus proche. Comme je m'y attendais, rien ne se passa et je ne pus m'empêcher d'être sarcastique, pensant que je n'étais pas dans un comte de fées. Ce n'est que lorsque j'ouvris mes yeux que je fus frappé par la surprise. Un chemin de fleurs se dessinait devant moi. L'ange qui m'avait donné le conseil me sourit encore une fois avant de repartir volter dans le ciel avec ces congénères.
Je pris donc la direction que l'on m'indiquait par je ne sais quelle magie et finis par arriver devant une auberge éclatante. Tout était si bien agencé et décoré que les autres bâtisse du monde inférieur faisaient pâle figure. Une petite fée, qui servait d'hôtesse d'accueil, m'accueillit toujours avec le sourire.

Fée : -Monsieur, puis-je vous aider ?
Salomon : -Et bien j'aimerais passer une nuit ici si c'est possible avec les repas compris.
Fée : -Bien sûr monsieur Salomon, suivez moi.
Salomon : -Vous me connaissez aussi ?
Fée (souriante) : -Il n'y a que vous qui ne vous connaissez pas ici.
Salomon (soupirant) : -Ma foie, je finirai bien par savoir quand j'irai voir à cette cathédrale...
Fée : -Oui c'est bien cela, il y a une messe célébrée par notre bien aimé pape Liminir, peut-être acceptera-t-il de vous éclairer un peu plus. En attendant suivez moi s'il vous plait.

Je la suivis jusqu'à une porte des plus banales. Elle me l'ouvrit et me demanda d'entrer. Je vis alors une petite pièce totalement blanche et vide, sans fenêtre ni autres portes. Je me retournai vers mon guide, un peu interloqué.

Salomon : -Mais c'est vide !
Fée : -Alors remplissez la comme bon vous semble, me lança-t-elle avec un petit regard malicieux.

Elle ferma la porte, me laissant dans ce qui pouvait s'apparenter à une chambre d’asile psychiatrique. Je ne compris que quelques instants plus tard qu'il me suffisait de désirer la chambre que je voulais pour l'avoir, comme pour le chemin de fleurs. Je me mis alors à penser que je voulais un lit, pour tester. Un petit cri m'échappa quand un sommier, puis un matelas apparu devant moi comme par magie. Je meublai le reste de la pièce, l'agrandit un peu, changeai les couleurs et créai une autre pièce avec une salle de bain. Je restai malgré tout modeste bien que l'envie de me faire une suite royale me tentait grandement. Je pus depuis un grand moment me détendre dans un bon bain chaud. Je me laissai aller et finit même par m'endormir dedans. L'eau était froide quand je me réveillai et c'était la nuit noire dehors. Je sortis de l'eau et regarda ma tenu de voyage. Elle était sale et déchirée, donnant l'impression que j'étais un pauvre mendiant à la rue. Avant même que je souhaite quoique ce soit, une tenue de rechange, toute blanche apparu avec un petit papier.

"Offert par la maison, prenez en soin"

J'enfilai la robe de chambre et partit me coucher dans mon lit cette fois ci, l'esprit totalement libérée. Lorsque je me réveillai, la journée était très avancé et je fus pris de panique. Je pensais avoir raté la fameuse messe et je ne pouvais me le pardonner si c'était le cas. Je descendis en trombe après m'être changer pour demander à l'accueil si ce n'était pas trop tard.

Fée : -Pas du tout, elle commence d'ici une heure, vous avez le temps d'y aller tranquillement.

Étant soulagé par cette réponse, je la remerciai et partis paisiblement dans la direction dans l'immense cathédrale qui surplombait la ville. Mon cœur battait la chamade pour deux raisons. La première était que j'allais peut-être rencontré le pape Liminir, que j'admirais tant depuis ma jeunesse. La seconde était bien sûr la possibilité d'enfin savoir toute la vérité sur ce que tout le monde me cachait.
J'arrivai devant le bâtiment, je respirai un coup, posai mes mains sur la porte et la poussai un grand coup. Les gonds grincèrent et je fus envahis par une lumière qui sortait de la maison de Dieu....


Ron ron fais le chaton...


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Akura
.
.
avatar

Messages : 150
Localisation : Principalement vers Mizuki

MessageSujet: Re: Mémoire d'un empereur [Terminé]   Lun 22 Sep - 2:07

Chapitre 13 : Une intervention divine.

J'étais bien trop en avance pour trouver quelqu'un dans la cathédrale, elle était vide et ce ne fus pas quelque chose qui me déplu. J'avais l'impression d'être une fourmi dans une maison de géant. Le bâtiment est le seul dans tout Celestia qui a une forme défini et définitive. Les meilleurs artisans et architectes s'étaient mis à l'ouvrage pour réaliser la plus belle cathédrale qu'il puisse exister dans ce monde. Si la perfection n'existe pas, c'est bien ici qu'on s'y rapprochait le plus. Les vitraux retraçaient l'histoire du premier prophète de Dieu qui s'appelait Mathaël, donnant sa vie pour rétablir la paix sur Terre.
Je connaissais son histoire et j'éprouvais un profond respect pour cet homme. Je continuai ma visite pour finalement arriver à l'endroit qui faisait toute la réputation de Celestia... Le trône divin. La légende raconte que ce trône apparu d'un seul coup, en plein milieu de la construction sans que personne ne sache d'où il vienne. Lorsque la lumière du jour frappe le siège sacré, il la reflète en de multiple faisceaux lumineux. On prit ceci comme étant la marque de Dieu, donnant son approbation pour la construction du bâtiment. On construisit derrière un énorme vitrail en forme d'horloge avec un ange déployant ses ailes juste en dessous. J'étais arrivé quelques instants après l'illumination justement du trône, expliquant la forte lumière qui m'avait aveuglée. Une voix retentit alors derrière moi.

? : -C'est d'une beauté à couper le souffle n'est-ce pas ?

Je me retournai et vit un homme souriant avec une lune en plein milieu du front. Je le reconnus de suite et me mit à genoux devant lui.

Salomon : -Mon seigneur, pardonnez mon intrusion, je voulais juste admirer un peu plus cette magnifique demeure divine.
Liminir : -Voyons ne vous agenouillez pas comme ça, vous n'avez commis aucun crime, relevez vous je vous prie !
Salomon : -Comme vous le désirez mon père.
Liminir : -Tant de formalité, je ne suis qu'un homme comme vous...
Salomon : -Vous êtes modeste mon père, vous êtes le messager de Dieu quand même...
Liminir : -Ce qui fait de moi un homme banal, Dieu peut communiquer avec n'importe qui, je ne suis pas du tout privilégier... Je ne suis là que pour les messes et autres offices religieux.
Salomon (hésitant) : -Puis-je me permettre de vous posez quelques question ?
Liminir : -Je vous répondrai avec plaisir mais plus tard, je dois me préparer pour la grande messe de la fin de printemps, venez me voir après ou plus tard, je ne bouge pas d'ici.

Il partit aussitôt dans une petite loge pour se changer et se vêtir de la tenu traditionnel. Mon admiration grandissait au fur et à mesure que je le regardais. Je ne pouvais défaire mon regard d'enfant émerveillé de son être. Je pris place au premier rang et pris mon mal en patience. Plusieurs dizaines de minutes passèrent avant que d'autres gens me rejoignent, toujours dans un silence religieux. Ils prirent rapidement place et la cathédrale fut très très rapidement remplit à un point qu'il n'y avait pas assez de sièges. Ce ne fut pas un problème majeure car les fées et les anges s'assirent dans les hauteurs, laissant place à ceux qui ne pouvaient voler. C'est alors que le Pape arriva et commença son discours d'ouverture.

"Mesdames, messieurs et autres individus asexués, je vous souhaite la bienvenu dans ce noble bâtiment. Nous allons célébrer d'ici peu la messe de la fin de printemps mais avant j'aimerais faire un petit discours.
Comme vous l'avez constaté, le monde tombe dans la désolation et le chaos, ravagé par un homme qui a vendu son âme au Diable. Sunie, l'ange protectrice de notre monde a failli à son devoir et a donc été exilé. Dieu est amour mais Dieu est avant tout justice, il n'a pas pus se permettre de laisser une pécheresse veiller sur nous et c'est pourquoi il l'a puni. Depuis ce jours, le Démon connu sous le nom de Gabriel corrompt cette terre et les races adeptes des ténèbres prolifèrent.

Vous devez sûrement vous inquiétez sur l'avenir de ce monde mais ne paniquez pas. Dieu sait ce qu'il fait et nous a laissé une prophétie. Pour ceux qui ne la connaisse pas, voilà ce qu'elle dit :



"De deux mères bien aimantes, naitront deux garçons blonds. Fruit de l'adultère, le premier serra âgé de vingt ans plus vieux que le second et son âme tombera dans les ténèbres. Le deuxième naitra avec difficulté et s’élèvera dans les hautes sphères divines pour mettre fin au règne apocalyptique de son frère. Ils seront les deux plus puissants combattants, l'un ouvrant pour le Diable, l'autre pour Dieu. Ainsi renaitront Gabriel et Mathaël"


Beaucoup d'entre vous ne font pas confiance en cette prophétie et commencent même à perdre espoir. Je peux vous comprendre mais à partir d'aujourd'hui, je jure solennellement que ce ne sont pas que des mensonges. Beaucoup d'entre vous connaissent déjà la voix, le visage, le sourire de notre futur prophète. Une âme pure, vouant sa vie à Dieu et à la justice. La résurrection de Gabriel n'est qu'une épreuve à surmonter, nous nous en sortiront grandis. Tenez bon, tenez vous à vos conviction, accrochez vous à l'espoir que notre Seigneur a implanté en vous. La renaissance de Mathaël arrive très prochainement..."

Tous applaudirent suite à ce magnifique discours et la messe commença. Tout le monde était concentré sur l'office mais moi je ne pouvais porter mon attention sur la célébration. Son discours avait suscité plus de question de réponse dans mon esprit. Était-ce moi ce fameux homme blond dont parle la prophétie ? Ai-je un frère illégitime ? Depuis combien de temps Gabriel ravage Black Rose ? L'attente me rongeait de l'intérieur à un tel point que quand je réussis enfin à me détendre, la messe était finit et tout le monde commençait à partir.
Honteux de m'être montré si égoïste, je décidai de rester sur place et de prier pour mon pardon. Alors que je me retrouvais de nouveau seul dans la cathédrale. Je me mis à genoux devant le trône divin et commençai à prier. Au bout de quelques minutes, le siège se mit à briller, m'aveuglant de nouveau. Mettant ma main en visière pour essayer de voir quelque chose, j'entendis une voix sourde raisonner.

? : -Tant de ferveur me déconcerte...


Ron ron fais le chaton...


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Akura
.
.
avatar

Messages : 150
Localisation : Principalement vers Mizuki

MessageSujet: Re: Mémoire d'un empereur [Terminé]   Mer 1 Oct - 13:50

Chapitre 14 : Succombe à la lumière et deviens Mathaël.


Cette voix, à la fois grave et douce, autoritaire mais chaleureuse sortait de nul part et attendait que je réponde. Affolé, je cherchai partout autour de moi mais ni vit rien d'autre que cette lumière aveuglante. Alors que je tournais le dos au fameux trône divin, cette voix resurgit et m'intima de me retourner afin de lui faire face. Je m’exécutai et lorsque mon regard se posa sur le siège, j'en tombai des nues. Un jeune homme au visage et à la silhouette parfaite me regardait, les jambes croisées, sa tête prenant appui sur son poing enfoncé dans sa joue. Toute cette lumière émanait de lui et lui seul. Une seule question me vint à l'esprit.


Salomon : -Qui...Qui êtes vous ?
? : -Tu poses des questions mais tu connais déjà les réponses... Vous autres les hommes avez du mal à croire toute les évidences qui vous pendent au nez.
Salomon : -V...vous...vous êtes... vous êtes Dieu ?!
Dieu : -Et bien, tu en as mis du temps mon grand.


A peine avait il dit ces paroles que je me mis à genoux, implorant son pardon pour mon insolence et mon manque de piété par moment. Dans sa grande bonté il s'approcha de moi et mit sa main sur ma joue, m'ordonnant de le regarder dans les yeux. Ce n'est pas sans un certain mal que je réussis à m'exécuter et quand je croisai enfin son regard... Toute ma vie perdit son sens. Je sentis qu'il m'examinait d'un simple coup d’œil et que mon existence était insignifiante comparé à cette pureté et grandeur. Plonger son regard dans le siens revenait à regarder l'infini, on se sentait minuscule et insignifiant. L'échange ne dura pas longtemps mais quand il me lâcha avec un grand sourire chaleureux, je me sentis épuisé.


Dieu : -Ta vie n'a pas été facile et c'est de ma faute, pardonne moi.
Salomon : -C'est moi qui dois m'excuser de ne pas avoir été à la hauteur...
Dieu : -Tu l'as été bien plus que tu ne le crois... Je t'ai offert la possibilité de devenir mon futur combattant à la naissance, tu l'as saisi et tu t'y es accroché.
Salomon : -Je vous remercie de cette faveur... (après un moment) Pardonnez moi cette question mais n'êtes pas censé être un vieil homme à la barbe hirsute ?
Dieu (riant de bon cœur) : -Pourquoi choisir une vieille apparence alors que la jeunesse est à ma portée ?
Salomon : -C'est vrai, pardonnez moi.
Dieu : -Arrête de t'excuser et parlons de choses sérieuses.


Il reprit un air sérieux et se dirigea vers le trône. Il se rassit et fit apparaître une chaise en face de lui. Il m'invita à m'asseoir, chose que je fis sans discuter. Il prit alors une grande respiration, me fixa et reprit.


Dieu : -Je ne vais pas y aller par quatre chemins. Tu es l'enfant dont parle la prophétie, Gabriel -ou plutôt Finalé- est ton demi frère. Ton père a commis l'adultère vingt année avant ta naissance, profitant de la naïveté d'une jeune femme qui l'aimait. Une fois qu'elle lui a annoncé sa grossesse, il l'abandonna et coupa tout contact avec elle. Elle a donc élevé cet enfant dans le secret. Elle le comblait d'amour mais un beau jour ton père a décidé de mettre fin à ces jours ainsi qu'à ceux de Finalé. Il envoya une escouade d'assassin, sa mère périt mais il réussit à s'enfuir à temps. Il connut les agissements de son père plus tard, faisant naitre en lui une haine. Cette haine a été longtemps entretenu et a éclaté lorsque je lui ai enlevé son nouvel amour : Sunie. Il s'est laissé aller dans les ténèbres et a vendu son âme à Lucifer, un des princes de l’enfer, en échange de pouvoirs dépassant l'entendement, devenant Gabriel. Depuis il ravage le monde entier pour se venger. (après un long moment de silence) C'est en partie de ma faute s'il a finit comme ça, c'est pourquoi j'ai créé cette prophétie pour rattraper mon erreur.

Je fus un peu choqué par toute ces informations arrivant d'un seul coup. Je n'avais jamais entendu la véritable histoire et la vérité fait parfois mal à entendre. En effet la même haine qui a dû ravager Finalé envahit mon cœur. En ce jour, je haïssais mon père encore plus qu'auparavant; il ne faisait qu'utiliser les femmes pour son compte. Je serrai les poings de rage. Dieu intervint alors.

Dieu : -Ne te laisse pas envahir par la colère, il serra jugé en temps et en heure. Même si peu de gens croient au jugement final, il existe bel et bien.
Salomon : -Dans ce cas qu'attendez vous de moi ?
Dieu : -Connais tu l'histoire de Gabriel et Mathaël ?
Salomon : -Oui, c'est mon histoire préféré depuis mon enfance. Gabriel est la peste envoyé sur Terre par le Diable tandis que Mathaël est le sauveur que Dieu choisit pour le combattre.
Dieu : -Dans ce cas, devient mon Mathaël et sauve l'âme de ton demi frère. Sauve aussi ce monde qui tombe en ruine. Succombes à la lumière et rejoins moi, tu serras ma justice sur Terre. Bien sûr, je ne te demande pas de le faire gratuitement. Tu vas devoir faire tellement de sacrifice que je devrais un jour où l'autre rembourser ma dette envers toi... Acceptes tu ?

Dans ma tête, tout se tourna et retourna. Je ne sus pas quoi répondre sur le coup et l'hésitation s'empara de moi. Certes, j'avais toujours rêvé de ce jour mais qu'est ce que ma vie allait devenir après cette réponse ? Aimerai-je la guerre ? Arriverai-je à remplir ma mission ? Je pensai une dernière fois à ma mère à qui j'avais promis de ne pas la laisser tomber et de tout faire pour réaliser mon rêve. A ce moment là, tout fut clair pour la première fois.

Salomon : -J'accepte, que votre volonté soit faite.
Dieu (souriant) : -J'ai oublié de précisé une chose. Une fois que ce pacte serra définitivement conclu, tu ne serras plus humain. Tu deviendras alors un hybride, mi humain, mi ange. Tu vivras aussi longtemps qu'il le faudra et tu ne connaitras point la vieillesse. Tu pourras en revanche te marier et avoir des enfants une fois ta mission accomplie. Quand ça sera le cas, je t'enlèverai le lourd fardeau que je t'ai imposé. Acceptes tu toujours ?
Salomon : -Oui je l'accepte.

Il me sourit chaleureusement une dernière fois. Son corps s'illumina de nouveau et il disparut peu à peu. J'entendis une dernière fois sa voix : "Puisses tu être à la hauteur, je compte sur toi. Liminir serras ton allié, va le voir.". Tous les traits de lumières convergèrent vers moi et rentrèrent dans mon corps au niveau de mon cœur. Ce ne fus pas douloureux, juste un peu désagréable. Une fois finit, je me relevai et me sentit différent, je sentait la puissance couler dans mes veines et la pureté divine que je sentais en Dieu, dormait désormais en moi.
Sur le trône où il se situait auparavant, gisait un bâton, un Shakûjo. Je le saisis et aussitôt des ailes poussèrent dans mon dos. Une seule paire d'aile, semblable à n'importe quel ange à la différence prêt qu'elles scintillaient un peu plus. Mon admiration fut interrompu par une foule très agitée qui entra à toute vitesse dans la cathédrale. Liminir en chef de file ralentit le pas en me voyant en se mit à genoux à mes pieds. Tous derrière lui, firent de même. Quelque peu embarrassé par cette situation je me mis à rougir.

Salomon : -Voyons, relevez vous monseigneur, vous me faites rougir de honte.
Liminir : -Messire Salomon, vous êtes bien l'élu de Dieu comme je le pensais
Salomon (se souvenant alors des paroles de Dieu) : -Je ne suis plus Salomon, appelez moi Mathaël.
Liminir : -Pardonnez moi messire mais est-ce là la main de Dieu que je vois là ?
Mathaël : -Vous parlez de ce Shakûjo ? Il est apparu peu après mon entretien avec le Tout puissant.
Liminir (stupéfait) : -Vous avez vu le Tout puissant ?!
Mathaël : -Oui et il a fait de moi son Mathaël, me faisant juré de stopper Gabriel et de restaurer la paix dans ce monde.
Liminir : -C'est donc pour ça que l'accès à la cathédrale nous était impossible...

Toujours aussi impressionné par toute cette foule, agenouillée à mes pieds, je demandai au pape un endroit où discuter paisiblement. Il me conduisit dans sa loge privé où je pus enfin lui raconter toute l'histoire de ce qui venais de se passer. Il prit un air songeur, bu son thé avant de répondre.

Liminir : -Dans ce cas, je serrai votre bras droit. Je vous assisterai et prêterai ma force dans le besoin. Aillez confiance en moi messire, je serrai à la hauteurs de vos attentes.
Mathaël : -J'accepte mais à une seule condition
Liminir : -Laquelle ?
Mathaël : -Que vous arrêtiez d'être aussi formel avec moi. Je ne suis ni roi, ni empereur, ni prophète ni quoique ce soit. Je ne suis qu'un humain.

Le pape se mit alors à rire de bon cœur. Il ne put s'arrêter avant un bon moment. Lorsqu'il reprit son sérieux, il me fixa avec un petit sourire en coin.

Liminir : -Vous n'êtes en effet qu'un simple humain... pour l'instant.
Mathaël : -Comment ça ?
Liminir : -Demain vous serrez couronné empereur du bien, élu par Dieu lui même.


Ron ron fais le chaton...


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Akura
.
.
avatar

Messages : 150
Localisation : Principalement vers Mizuki

MessageSujet: Re: Mémoire d'un empereur [Terminé]   Dim 5 Oct - 14:14

Chapitre 15 : Le couronnement de l'empereur.

Mathaël : -Moi empereur du bien ? Mais je n'y connais rien dans la politique ! Comment puis-je devenir empereur ?
Liminir : -Je serai là pour vous apprendre tout ce qu'il y a à savoir messire. Le peuple a besoin d'un icone comme vous pour garder espoir !

Je refusai catégoriquement au début puis à force d'arguments solides, le pape finit par avoir raison de moi. J'acceptai en ayant un peu peur de tout ce qui m'attendait. Lorsque nous sortîmes de sa loge, je vis que toute la foule qui était ici auparavant n'avait pas bouger d'un pouce. Une boule au ventre se forma et le trac me gagna une fois de plus. Le pape me fit un sourire chaleureux avant de m'intimer de faire un discours pour les rassurer. Je pris une grande inspiration et commençai mon tout premier discours assez maladroit.

"Peuple de Celestia, aujourd'hui en ce lieu Saint, j'ai rencontré Dieu. Cette homme grand et puissant, incarnant l'amour, la justice et le pardon, m'a confié une mission. J'ai pour but à partir d'aujourd'hui d'arrêter Gabriel et de rétablir la paix en ce monde. Pour cela il m'a transformé en son fidèle soldat : Mathaël. J'ai reçu le don de voler grâce à ces ailes et le don de juger grâce à ce bâton. J'en ferrai bon usage et je jure de réussir cette lourde tâche, peu importe comment."

Un long silence s'était installé dans la cathédrale me mettant mal à l'aise. Au bout d'un moment j'entendis un applaudissement; celui de Liminir. Toute la foule se mit à le suivre et c'était l'euphorie général qui gagna la pièce. On attendait clamer des 'Vive sa majesté Mathaël' un peu partout; les Anges et les Fées partirent répandre la nouvelle dans tout le pays, invitant le monde entier à assister à mon couronnement. On dit à ce moment là que toute les créatures et personnes qui attendaient ce moment quittèrent immédiatement leur maison afin de se diriger vers le continent céleste pour assister au couronnement. Nous dûmes d'ailleurs le repousser d'une semaine afin de satisfaire tout le monde.
Depuis ce fameux jour, Liminir m'accompagna partout, peu importe mes mouvements , afin de me conseiller et m'apprendre le lourd métier qu'est celui de diriger les peuples. Le jour de la cérémonie, j'étais dans un état de stress très avancé et celui ci m'empêchait de bouger. L'Elfe qui s'occupait de m'habiller vint alors vers moi et posa sa main sur ma joue.

? : -Messire, détendez vous et restez comme vous êtes.
Mathaël : -Mais je ne suis qu'un être ordinaire tout comme vous, je n'aime pas me pavaner comme ça.
? : -Ce n'est que pour une journée, vous pourrez vous reposer dans le calme de votre palais juste après...
Mathaël : -C'est quand même de trop pour moi, je ne peux déjà plus supporter ma tâche.
? : -Dans ce cas, permettez moi de vous aider à porter ce fardeau.

Elle déposa un baiser sur mon front et m'envahit d'une vague de bienveillance qui me détendit aussitôt. Ne trouvant aucun mot, j'en restai bouche bée un long moment.

Mathaël : -Comment vous appelez vous ?
? : -Je m'appelle Hanna
Mathaël : -Dans ce cas Hanna, acceptez vous de devenir un de mes futurs apôtres ? 
Hanna : -Si ça peut vous aider, je le ferrai avec plaisir.

C'est ainsi que mon premier apôtre, Hanna, ma tendre et douce me rejoignit. Elle termina de m'habiller et la cérémonie commença. Je montai les longues marche qui menaient à l'estrade final et découvrit avec stupeur le monde qui m'attendait. Une foule longue s'étendait à perte de vu à l'horizon, m'empêchant d'en voir la fin. C'est alors que le pape apparut tout de blanc vêtu et entama son discours. Il s'était arrangé pour que je parle un minimum afin de réduire mon niveau de stress. Tous furent captivé et buvait les parole de ce saint homme. Ce fut ensuite à mon tour de parler et je redis là peu près e même discours que celui que j'avais tenu dans la cathédrale à la différence près que nous avions pris le temps de le modifier afin qu'il soit correct. 
Quand tout fut finit, le roi de Cristal, Théodore vint m'apporter la couronne et me désigna empereur du Peuple du Bien. Liminir quant à lui m'apporta ma toge d'apparat, blanche comme la pureté, incrusté de petits rubis et diamants et me la posa sur les épaule. Il me tendit ensuite mon Shakûjo et sitôt que je le saisis, mes ailes poussèrent immédiatement.et scintillèrent sous les rayons du soleil.

Liminir : -Longue vie à Mathaël le Juste !
Théodore : -Longue vie à Mathaël le Juste !

La foule scandait cette phrase à ne plus en finir, laissant éclater sa joie et le bonheur de savoir qu'ils avaient enfin une chance de se libérer de toute la noirceur de Gabriel. Une longue fête qui dura plusieurs jours et nuits suivit durant laquelle je fus occupé à rencontrer toutes les personnes importantes mais aussi les civils qui désiraient à tout prix me voir. Durant cette période, je perdis tout le stress du début et commençai à m'habituer à voir autant de monde. 
Quand tout fut finit, le pape vint vers moi pour me donner un ultime conseil.

Liminir : -Ce n'était que le partie simple de votre rôle, préparez vous à l'horreur qu'est la guerre. Vous devrez sûrement tuer pour arriver à votre but mais n'oubliez pas : Quoiqu'il arrive je serrai avec vous mais ne faites pas l'erreur de tomber dans le fanatisme...

FIN

Il regarda le tas de feuille et soupira. C'était donc ça, comment avait il pus oublier ce fameux conseil, comment avait il pus oublier tout ça ? Il se releva et sourit, content d'avoir trouver les réponses aux questions qu'il se posait.


Ron ron fais le chaton...


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Mémoire d'un empereur [Terminé]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Mémoire d'un empereur [Terminé]
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [terminé] « Il faut que tous braves menteurs soient gens de bonne mémoire, pour se garder de méprendre » Etienne Pasquier [Ewen]
» L'Empereur et la Warrior [PV Akashi] | Terminé
» Dans les Ténèbres de ma mémoire [Terminé]
» Monologue de l’Empereur Jacques 1er à nos contemporains
» [Terminé] Un bon petit film [Emma]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
. ::  :: Fan fiction. :: Fiction Black Rose :: Texte Fic :: Fic Okita-
Sauter vers: