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 Fic Liminir: Le livre au destin tracé [en cours]

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MessageSujet: Fic Liminir: Le livre au destin tracé [en cours] Jeu 2 Oct - 22:10

Chapitre 1: Il y avait un livre...


Chaque bookman reçoit à sa naissance un livre dont son âme y est inscrite et scellée, il s'agit d'un organe à part entière.
Leur vie y est entièrement manuscrite, leur présent, leur passé et leur avenir y est contée.
Seulement, il y a des siècles de cela était né un petit bookman qui avait un livre dont rien n'y était écrit, des pages blanches y étaient.
Le petit bookman fut abandonné par les siens, le jugeant dangereux de ne pas avoir de vie dans son livre, il naviguait entre toutes les contrées de Black Rose, son petit livre vide entre ses bras.
Triste d'être un être à part, il l'était encore plus d'avoir été délaissé depuis sa naissance, n'ayant jamais vu le visage de ses parents.
Né sans nom, on le surnoma Liminir.

Femme bookman: Encore ce petit garçon sans avenir... Serait-ce une épidémie qui le ronge d'avoir son livre de vide?
Femme bookman: Aucune idée, mais à mon avis ce n'est qu'un malade psychologique dont la nature n'a pas voulu de lui!
Femme bookman: C'est pour ça que ses parents l'ont abandonné!

Des rumeurs se propageaient à son sujet faisant de lui un malade mental, un être dont les dieux voulaient se débarrasser, il était lui-même convaincu que la non-consistance de son ouvrage signifiait que sa vie allait être trop courte pour valoir la peine d'y être inscrite.
Malgré tout Liminir relevait la tête avec courage qu'importe les moqueries et les brimades qu'on lui jetait, il croyait en l'amour et l'espoir, si son ouvrage avait été rempli, on aurait dit de lui qu'il respirait la pureté.

Petit bookman: Hey Liminir! Peau marron!
Liminir: ...Oui?
Petit bookman: Arrête de lire ton bouquin qui vaux rien devant chez nous, les clients vont pas rentrer dans notre boutique si tu reste devant chez nous comme un idiot!
Liminir: Je suis désolé, je vais m'en aller...
Petit bookman: Ouais vas-t'en! On veux pas de toi ici!

Qu'importe le lieu où le petit bookman à la peau mate allait on le délogeait avec mépris même si celui-ci pris toujours leurs railleries dans un bon sens, gardant à l'esprit que l'être humain doit accepter le pardon des autres.
Mais au fond de lui il en souffrait, lui aussi aurait désiré une famille chez qui rentrer, des amis avec qui partager.
Tout cela, il le désirait tant...

Liminir: Oui, encore aujourd'hui on m'as dit de m'en aller...
Bookman: Hé Liminir! Qu'est-ce que tu fais ici comme un crétin?
Liminir: Oh? Je parlais avec les colombes.
Bookman *sarcastique*: Tu cause avec des piafs? T'es encore plus allumé que ce qu'on raconte mon p'tit!
Liminir: C'est la vérité! Je peux d'ailleurs communiquer avec les autres animaux, on s'entend plutôt bien.

Ce qui impressionnait le plus les habitants du village où était Liminir était sa drôle de capacité à parler avec les bêtes, il discutait avec eux comme si tout était normal.
Seulement, Liminir n'était pas fou, il entendait les animaux.

Bookman: Tu me les brises avec ta cervelle de piaf! Dégage de mon champs si tu veux pas que je te frappe à coups de pelle!
Liminir: Pardon! Je m'en vais!

Encore une fois le drôle de petit bookman avait été chassé.
Cet étrange garçon pouvait parler avec tous les animaux qui l'entourait et possédait un livre vide, mais il pouvait faire d'autres miracles encore plus incroyable!
Certains disaient de lui qu'il était en vérité un sorcier caché, d'autre disaient tout simplement qu'il était fou.

Bookman: Liminir, on ne veux plus de toi dans notre village, vas-t'en d'ici et ne reviens plus jamais en ces terres!
Liminir: Mais...Je n'aurais nulle part où aller!
Bookman: Parce que tu crois que ça change quoi que ce soit avec nous? Tu nous gêne, vas faire tes tours de magicien noir ailleurs!
Liminir: ...

Définitivement parti de son village natal, Liminir n'était qu'un petit orphelin qui marchait dans les champs sous le vent et la pluie en cette nuit terrible. Ses pieds s'enfonçaient dans la boue jusqu'à ces genoux, la pluie glissait le long de ses vêtements et le vent le poussais en arrière à chaque pas, à tel point qu'il tomba dans la gadoue à plusieurs reprises, repêchant son livre du destin à chaque fois, ne souhaitant pas le moins du monde l'abandonner.
Il pleurait des faibles larmes qui le rendit de plus en plus misérable, atteindre la prochaine ville dans cet état était difficile, d'ailleurs arriverait-il à l'atteindre? Mourrait-il avant?
La réponse ne fut pas longue lorsqu'il s'effondra dans la terre, épuisé après des heures et des heures de voyage à pieds.

Liminir *tremblotant*: J'ai...faim...froid...soif...Il faut...que je continue à marcher...Je suis courageux....

Mais le petit Liminir ne se releva pas.
Une minute de sommeil et la mort était assurée pour lui.
Soudain, un interstice de lumière entre les nuages noirs se forma, baignant le garçon à la peau mate d'une luminosité aveuglante.
De là-haut, il entendit comme une voix imperceptible pour les autres, comme les animaux qu'il entendait seul...

-Jeune Liminir, ton courage et ta sagesse est grande et t'a guidée jusque ici, relève toi tu es grand. Tu possède en toi la vaillance que j'admire le plus, relève toi, la ville n'est plus très loin...-
Liminir *stupéfait*: Qu...Quelqu'un?

Cette voix pourtant donna le courage nécéssaire au petit bookman pour lui donner goût à l'espoir et se releva, gardant un grand courage en lui pour gagner la ville...
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MessageSujet: Re: Fic Liminir: Le livre au destin tracé [en cours] Ven 10 Oct - 22:26

Chapitre 2: Un trio de petits voleurs

Affamé, trempé jusqu'aux os et frigorifié, Liminir avait réussi à parcourir la nuit effrayante qui voulait le défier, il était désormais presque un cadavre tellement son être était repoussant.
Il avait marché sans relâche toute la nuit jusqu'à Célestia, pays de la bonté, de la pureté et des anges, pensant être accepté en ces terres saintes. Découragé, il serra fort son livre sur sa poitrine en murmurant.

Liminir: Dis moi petit livre, pourquoi me rend-tu ainsi? Pourquoi est-tu vide et sans intérêt? Si tes pages avaient été manuscrites avec la belle encre noire que les bookmans ont je n'aurais pas été réduit à l'abandon, ni à la souffrance...

Tout seul il soupira doucement. Il continua sa marche dans le pays des anges, regardant autour de lui les créatures "purs" qui circulaient sans problème autour de lui. Les bookmans n'ont jamais été considérés comme une race dangereuse où repoussante, se fondre parmi ces êtres immaculés ne lui a pas posé de grands problèmes. Dans la capitale, il essayait tant bien que mal de survivre en dormant dans les ruelles mal famées, là au moins il n'était pas chassé. Il mangeais ce qu'il trouvait dans les poubelles, essuyant plusieurs fois ses yeux humides à chaque bouchées. Si Dieu met au monde des êtres vivants capable de s'aimer pourquoi celui-ci n'avait jamais reçu d'amour? 

Petit incube: Un livre!
Liminir: ...?
Petit dragon: Ouah trop fort! Donne le nous peau marron!

Un petit incube aux cheveux poivres et sel ainsi qu'un petit dragon aux mèches rousses et rebelles sortaient tous deux des poubelles dont Liminir se trouvait à côté, en le voyant, ils se précipitèrent sur le petit bookman pour lui tirer l'ouvrage de ses mains.

Petit incube: Alleeeez donne!! On va le revendre et se faire de l'argent!
Liminir: Pas question! Je suis un bookman et ce livre est un de mes organes! Si vous me le volez je mourrais!
Petit dragon: Nous aussi on va mourir si on n'a pas d'argent!!

La bataille entre les trois garçons continua, malgré la puissance en nombre il résistait du mieux qu'il pouvait, gardant avec force la chose qui lui pourrissait l'existence. Finalement l'ouvrage fit un bond en l'air avant de s'écraser sur le goudron, dévoilant ses pages vierges aux deux petits mendiants, médusés.

Petit dragon: Beuh...Il est vide ton bouquin! Comment ça se fait?
Petit incube: Avec un livre comme ça on va rien gagner...
Liminir: De toute façon en vendant un livre de bookman ça vaudrait à vendre le coeur d'un être humain, vous seriez en garde à vue!

Récupérant vite son ouvrage au sol, Liminir regardait les deux garçons avec méfiance, ceux-ci se regardèrent surpris. Ils tournèrent autour du petit bookman à la peau mate comme des vautours qui analysaient leur proie, les yeux plissés, ils penchaient la tête de haut en bas.

Liminir *inquiet*: Qu'est-ce qu'il y a...?
Petit dragon et incube: Hum, hum...

Les deux petits clochards hochèrent la tête en choeur, se mettant sur un accord commun.

Shô: Je m'appelle Shô et le poil de carotte à côté c'est Len, dis-nous ton nom!
Liminir: Je...On me surnomme Liminir.
Len: Pour un pauvre t'as un nom plutôt long!
Liminir: Ce n'est qu'un surnom.

Le petit dragon rouge et le jeune incube gris hochèrent une seconde fois la tête avant de se pencher de très près sur le jeune bookman au teint mate.

Len: Tu fais pitié à voir, viens avec nous on va t'apprendre tous les tuyaux pour survivre quand on est rejeté du monde!
Shô: Comme toi, on est des rejetés, parce qu'on est différents, personne ne veut de nous!

Liminir pencha la tête, plutôt incompréhensif de la situation. Shô et Len s'asseyèrent en tailleur devant lui et commencèrent à parler.

Shô: Moi ma famille m'a livrée à moi-même parce que je développais une trop grande force magique, des conneries si tu veux mon avis! Il voulaient surtout se débarrasser de moi parce qu'avoir un gosse en plus ça donne des bouches en plus à nourrir! 
Len: Et moi je suis un dragon de lave, comme c'est une espèce encore inconnue chez les dragons on est plutôt méfiants avec moi alors on m'a chassé de Solar. Quand les gens sont ignorants, il en ont peur, c'est dans leur nature.

Liminir regardaient ses deux nouvelles connaissances avec curiosité et écoutait leurs histoires avec grand intérêt. Dans leurs récits, il se reconnu à plusieurs reprises, comprenant ce qu'ils ressentaient.

Len: Toi on voulait pas de toi parce que ton livre est vide hein?
Liminir: C'est vrai, ils craignent ma différence...
Shô: T'inquiète nous on est pas racistes! Pas vrai Len? *se tournant vers le dragonnetde lave* 
Len: Ce serait hypocrite si on l'était en même temps...
Shô: Rôôôh t'es pas drôle serpentin! Bref, reste avec nous Limi'! Tu sera plus tout seul et on va t'apprendre pleins de trucs tu vas voir!
Liminir: D'a...
???: Shô, Len!! Rendez-moi mon peigne à la fin!!

A peine Liminir allait donner sa réponse qu'un petite fille arriva dans la ruelle, les poings serrés et la mine fort mécontente, on n'arrivait pas concrètement à savoir sa race. Les deux garçons concernés eurent la chair de poule et tremblaient à vue d'oeil.

Shô: Yû...Yûka...On va te le rendre c'est promis...
Yûka: J'espère bien!! Z'avez pas intérêt à l'avoir vendu où je vous transforme en grenouille!
Len: Aaaaah!!

La fillette leva son doigt et une lumière bleutée y passa, foudroyant Shô et Len sur place. Satisfaite de sa punition, Yûka remarqua Liminir et couru à sa rencontre, toute souriante.

Yûka: Enchantée Liminir! J'm'apelle Yûka et je suis une sorcière!
Liminir: Tu connaît mon nom?
Yûka: Oh tu sais ça fait une bonne heure qu'on t'a espionné rentrer à Célestia tous les trois...

Liminir venait de rencontrer un trio de petits voleurs des plus curieux et pourtant il rencontra enfin des personnes qui voulaient de lui, qui voulaient même le garder près d'eux...
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MikiAA
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MessageSujet: Re: Fic Liminir: Le livre au destin tracé [en cours] Mar 25 Aoû - 1:40

Chapitre 3: Un être sain 


Bien que Célestia était réputé pour être une région d'une beauté inégalable, inconnue face à la laideur, elle cachait tout de même certains lieux dissimulé aux yeux des autres. Des lieux où les "impurs" se réunissaient et n'en sortaient pas, c'était les quartiers mal famés. 
Le petit Liminir avait été emmené ici par ses nouveaux amis: Yûka la sorcière, Shô l'incube et Len le dragon, tous du même âge que celui du petit bookman. 
Il observait autour de lui cette pauvreté et ce malaise permanent planant sur la cité. Cette laideur que rejetait les "purs" rendait le petit garçon à la peau mate très triste. 
Pourtant il ne ressentait pas ce sentiment du côté de ses jeunes compagnons, même dans la pauvreté et la détresse ils gardaient le sourire. 
Dans leur marche ils arrivèrent dans une ruelle, Len s'agrippa à une échelle accrochée à une bâtiment qui tomba, permettant aux autres de monter sur la passerelle qui donnait sur une fenêtre qu'ils entrèrent. L'intérieur était en mauvais état, il s'agissait bien d'un immeuble abandonné. Une pile d'objet aléatoires résidait fièrement au sol, sûrement butin de ces trois là pensa Liminir. 
Shô s'écroula sur un vieux matelas déchiré en faisant tournoyer un collier autour de son doigt, ramassé dans la pile précieuse. 

Shô: En fin de compte on a rien volé aujourd'hui, c'est nul... 
Yûka: Tu devais pas être en forme. Maintenant rend-moi mon peigne idiot! 
Len: Trop tard on l'a revendu. 

Furieuse, la petite sorcière transforma les deux garçons en grenouilles, sautant en choeur, effrayés et priant leu bourreau de leur rendre leur apparence normale. 

Shô et Len: C'était une blague!!! Il est caché sous la corbeille de paille! 
Yûka: Bande d'abrutis! 

Elle leur rendit leur apparence tandis qu'elle s'empressa de vérifier sous le panier. Son espoir fut envolé lorsqu'elle ne découvrit aucun signe de son précieux. Sa tête se tourna dans un vieux bruit de rouille et son poing affichait la grande envie de frapper quelqu'un. Malgré ça, le petit dragon de lave et le jeune incube se retenaient d'exploser de rire, s'échangeant des yeux rieurs, ils se firent un cheak avant de courir à travers l'appartement, poursuivis par Yûka rugissante. 

Yûka: Branquignols! Boudins! Illuminés du slip! Ramenez vous tout de suite!!

Très gêné, Liminir regardait la scène avec des yeux inquiets en serrant fort son livre contre lui. Il ne savait plus où se mettre face à cette situation imprévisible. 
Finalement la petite brunette réussi à rattraper ses agresseurs, les ayant changé en boîtes d'allumettes, elle se frottait le front de fatigue avec une expression de bonheur qui trônait sur ses lèvres. 

Yûka: Ils l'ont pas volé celle-là! Et pas question que je les relâches!! 
Liminir: Hum... 
Yûka *radieuse*: Sorry pour la dérangement Limi'! 

La mini sorcière déposa les deux petites boîtes d'allumettes sur une commode près d'elle et sorti d'un de ses tiroir une poignée de caramels qu'elle tendis généreusement au petit bookman. Ses yeux couleur de jade pétillaient d'excitation devant ces friandises. 

Yûka: Tiens Limi' c'est pour toi! Tradition d'ici de donner un caramel aux nouveaux!
Liminir *n'en revenant pas*: Je peux? Vraiment? 
Yûka: Ouais carrément! 

La joie se lisait dans ses yeux, Liminir prit timidement l'un d'eux et prit le temps de l'avaler tandis que la fillette s'envoya une bonne douzaine dans la main d'un seul coup. Elle s'arrêta de surprise en, en laissant tomber sur le sol lorsqu'elle aperçue le garçonnet en train de pleurer de joie. Interloquée, elle bredouilla en tentant de réconforter son camarade. 

Yûka: Beh... Ils sont pas bons? 
Liminir: Si, si! Ils sont très bons! Mais c'est la première fois qu'on m'offre quelque chose... 
Yûka: Sérieusement?! Boh mon pauv' vieux! 

La gamine s'allongea sur le parquet, levant des yeux curieux vers son nouvel ami. Dans son élan elle fit tournoyer son index qui rendit une nouvelle fois l'apparence normale à Shô et Len, assis malgré eux sur la commode. Ils s'apprêtaient à bien sermonner celle qui était à l'origine de leur maléfice cependant celle-ci les arrêta d'un simple signe de doigt. Elle se tourna vers Liminir. 

Yûka: Mais tes vêtements? Ton livre? On ne t'as vraiment rien donné? 
Liminir: Je les aient gagnés par moi-même. Quand à mon livre c'est mon coeur, je l'ai depuis ma naissance, normal que je l'ai avec moi... 
Yûka: T'as pas de parents? De famille?

Le petit bookman serra son livre un peu plus contre lui tout en gardant l'attention de ses trois amis. Il regardait ses pieds en parlant dans sa barbe, c'est à peine si on put l'entendre. 

Liminir: Je suis né dans une petit ferme sans histoire dans mon village natal. Fidèles à la religion mes parents m'ont pris pour une oeuvre du diable lorsqu'il ont découvert que mon livre était vide, alors dès mes premières heures d'existence ils m'abandonnèrent. J'ai été élevé durant quelques années par les employés de la ferme puis ils décidèrent de me mettre à la porte à leur tour... Alors j'ai toujours vécu seul mon village...

Shô, Len et Yûka s'échangèrent des regards baignés de larmes alors que Liminir avait levé les yeux du sol, étonné de voir leurs visages ainsi. Les trois garnements se jetèrent sur le quatrième en déversant leurs larmes de gosses. 

Shô: T'ain c'est trop triste Limi'!! 
Len: Grave, tu fais pleurer un dragon de lave mec!! 

C'était également la première fois qu'on versait des larmes pour lui, Liminir était bien déstabilisé depuis. 

Len: On t'aime bien Limi'! Et si ça te branchait de devenir notre frangin? 
Yûka et Shô: Quoi?! Len c'est une place qui se mérite! 
Liminir *penchant la tête*: Un "place"? 
Shô: Faut pas croire hein! Nous on nous surnomme les "Bandits céléstins"! Alors on prend pas le premier type dans notre bande! Même si t'es cool! 

Un coup retentit, Yûka avait violemment frappé le petit incube sur le crâne, provoquant une énorme bosse à celui-ci qui s'accroupissait au sol, parlant un mélange d'insultes et de cris de douleurs dans sa détresse.

Yûka: C'est MOI la chef alors c'est MOI qui décide qui rentre dans la bande!! 
Len: Pfff...C'est pas vrai d'abord! On avait dit qu'on serait tout les trois les chefs! 
Yûka: Y'a qu'un chef dans une équipe banane! Et c'est moi parce que je suis la plus forte! 

Une ultime dispute allait se créer entre eux lorsqu'un violent bruit se fit entendre dans la rue. Ceux-ci stoppèrent immédiatement leur querelle pour venir se presser aux fenêtres du bâtiment délabré, le petit bookman également. 
Dehors, un vieillard se faisait tabasser au sol par un groupe d'elfes. Chaque coups de pieds qu'ils donnaient à ce pauvre homme se faisait entendre en échos dans la quartier. 
Cependant personne ne bougeaient à la plus grande incompréhension de Liminir qui regardait ses compagnons ne rien faire, juste regarder la scène sans intervenir. 

Liminir: Pourquoi ils font ça?
Shô: Les créatures de Cristal se croient supérieurs par rapport aux autres c'est tout. C'est pas étonnant de voir ça, ce pauvre humain n'a juste pas eu de chance de croiser leur chemin. 
Liminir: Mais il faut l'aider! 
Len: On est des voleurs Limi', pas des guerriers et encore moins des justiciers. 
Liminir: Mais il va mourir! 
Yûka: Oui, c'est fréquent ce genre de chose ici, et encore on est à Cristal...

L'instant n'attendit pas et peu de temps après, le vieil humain succomba et ne se releva pas sous les yeux effrayés du petit bookman. Shô, Yûka et Len quittèrent leur fenêtre pour revenir dans leur pièce centrale sans un mot, leur quatrième ami resta sans voix. 

Liminir: Il...Il est mort! 
Len: Ouais et alors? 
Liminir: Mais...cet homme...il n'a rien fait! Il était sans défenses et il a été tué! 

Shô sortit un paquet de cigarettes de sa poche et s'en grilla une pour faire le fier tout en toussotant par moments. Il se lova dans le vieux fauteuil en cuir en faisant balancer ses pieds par-dessus l'accoudoir et parla au jeune bookman avec un ton qu'ont les adultes fiers de donner des conseils aux enfants. 

Shô: Limi' tu sais où tu vis au moins? Ce monde est impitoyable et personne n'y change rien alors la seule manière de mourir de vieillesse et de se battre toute sa vie. Tu es trop gentil et la bonté est un défaut à Black Rose...
Len: Les dirigeants de Cristal ne sont que des hypocrites qui promettent à tir larigot à la population que tout s'arrangera d'un jour à l'autre, que le mal aura totalement disparu un jour où l'autre. Mais tout ça c'est du vent, même chez eux la misère règne.

Interloqué, Liminir ne trouvait plus les mots pour se défendre et craignait d'avoir tord dans sa raison. Yûka lança un regard noir aux deux garçons puis vint vers Liminir d'où elle constata qu'elle était plus grande que lui. Elle le regarda droit dans les yeux. 

Yûka: Si tu t'attache trop à la pitié tu finira dévoré par ta crédulité. Réfléchis bien. 
Liminir: Excusez-moi. 

Il se détacha de la brunette et couru hors de l'immeuble, vers le malheureux où son cadavre était encore bien en évidence dans cette ruelle. Il s'accroupi près de lui, posa son livre et passa une main mate sur sa joue froide. Len, Shô et Yuka se hâtèrent une nouvelle fois vers la fenêtre avec des yeux ronds. 
Liminir parla pour lui-même en répétant des paroles emplies de tristesse comme s'il cherchait à communiquer avec son âme. Ses larmes se changèrent en perles qui tombaient et roulaient le long du corps du défunt, le garçon prit ses mains dans les siennes en prononçant des prières saintes destinées à apaiser l'esprit de cet homme au Paradis. 
Un halo de lumière enveloppa le corps de Liminir puis celui du cadavre mais il ne s'arrêta pas de prier. 
Au fur et à mesure qu'ils murmuraient, leur lumière devint plus immaculée. Le livre sans vie s'ouvrit et des écritures nimbées de luminosité s'inscrivaient tandis que du sang d'or coulait des mains des deux unis. Enfin le spectacle s'arrêta alors que le vieillard eut un sourire apaisé, emporté puis effacé dans un brouillard inconnu. Il n'y avait plus aucune trace de cet homme. 
Liminir releva la tête vers le ciel puis souria à son tour après s'être essuyé les yeux avec sa manche. Il ramassa son livre puis se tournis vers ses amis, paralysés par la surprise. 
Il rigola de bon coeur. 

Liminir: Son âme à trouvé le repos au Paradis! Je lui ait dit de faire confiance en la justice de Dieu.  


Un gâteau? C'est bien!
Un gâteau à la fraise? C'est mieux!
Tu veux que j'abrège tes souffrances? Aucun soucis!
-Miki Nadeshiko-

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Fic Liminir: Le livre au destin tracé [en cours]

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