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 Comment je suis devenu Apôtre de Mathaël [Terminé]

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Mizuki
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Localisation : Au palais de Mathaël à Celestia..

MessageSujet: Comment je suis devenu Apôtre de Mathaël [Terminé]   Ven 10 Oct - 2:01




Certains comme les Bookmans croient que notre destin est déjà tout tracé à notre naissance. D'autres, comme moi, se fiche pas mal de ces concept abstraits, absurdes et avancent en pensant être libre de leur mouvement. Si ma route est déjà toute tracée alors je ferrai tout pour m'écarter du droit chemin que l'on m'a dessiné. Je veux être libre, libre de croire que ma vie n'appartient qu'à moi et moi seul. Si c'est Dieu qui me met à l'épreuve alors je n'ai qu'une chose à lui dire : J'ai beau être un Ange, je ne suis pas ton jouet.
Je m'appelle Mizuki Yari, je suis un Ange Pur, capitaine de la garde royale céleste mais aussi et surtout pupille de l'empereur Mathaël.

Mon histoire commence il y a vingt ans de cela dans les vieilles contrées de Celestia. Comme l'exige ma race, ma mère a accouché de moi un soir de pleine lune dans la modeste ferme qui nous servait de demeure familiale. Nous faisions parti des Anges Gris, appelés aussi Anges Nocturne, très vieille lignée d'Anges purs ayant pour racine l'origine même du monde. Dieu créa deux type d'Ange pour l'aider dans sa lourde tâche de surveiller le monde qu'il venait de créer : Les Anges de Lumière et les Ange Nocturnes.

Les premiers s'occupaient de maintenir un équilibre fragile de paix et de bonheur durant la journée alors que les seconds étaient plutôt une race guerrière, agissant pendant la nuit. Dieu nous avait offert un corps plus robuste, des sens plus aiguisés et des ailes grises secrétant une poudre capable de guérir n'importe quels maux ou blessures. Leur mission était des plus simples : Ils avaient pour ordre de chasser et traquer les créatures des ténèbres qui sortaient la nuit pour commettre leurs méfaits.

A cause de leur action nocturne, bien peu de gens connaissait leur existence et chaque nuit, une guerre différente mais sans fin, opposant les démons aux Ange Nocturnes, débutait. Chaque nuit il revenaient victorieux mais en nombre réduit. Ils ne pouvaient mélanger leur sang aux Anges de Lumière et ne pouvaient se reproduire uniquement entre eux les soirs de pleine lune.

Quand la folie de Gabriel commença à ravager la Terre, leur nombre se mit à décliner à une vitesse impensable. Il y avait trop de morts et trop peu de naissances. Notre population mourrait à petit feu sans aucun espoir à l'horizon. Nous fûmes abandonné par Dieu, bien trop occupé à maintenir une paix superficiel avec ses Anges Blancs. De ce fait, nous avons sombré dans l'oubli et plus personne ne sut ce que nous étions réellement. La magie de nos ailes perdit en puissance si bien qu'elle se réduisit désormais uniquement au soir de pleine lune.

Bien que Dieu nous ait délaissé, jamais nous n'avons déserté notre mission première. A l'âge adulte, chacun de nous doit toujours partir chasser le mal où qu'il soit. Un jour, Gabriel prit connaissance de notre existence et depuis il ne souhaitait plus qu'une seule chose : Nous anéantir jusqu'au dernier. Dans les premier temps nous livrâmes bataille mais notre nombre réduit jouait en notre désavantage. Nous fûmes très vite obligés de nous replier et de nous terrer en espérant survivre assez longtemps pour assister à la mort de cet empereur corrompu. Bien sûr, il ne s'arrêta pas ici et traqua sans relâche le moindre des survivants, les assassinant avant de brûler leur cadavres. Mes parents étaient les derniers représentants de notre espèce.

Nous vivions reclus de la société , celle ci ayant refusé de nous intégrer à cause de nos ailes grisées. L'ignorance des gens leur faisait penser que nous avions conclu un pacte avec le Diable, ce qui aurait eut pour effet de tâcher la pureté de notre âme; et donc nos ailes. J'ai été élevé dans un environnement solitaire avec uniquement l'amour de mes deux géniteurs. Nous vivions dans une modeste bâtisse construite par mon père, entouré de champs que nous cultivions pour pouvoir vivre de façon indépendante. Jamais nous n'avions de visites et jamais on nous demandait des comptes à rendre.

Le peu de fois où nous nous rendions à la capitale, nous devions cacher notre visage et nos ailes sous une large tenu blanche. Jamais nous nous attardions dans la cité de peur d'être persécuté une fois de plus si quelqu'un découvrait notre identité. Mes parents tentèrent de m'inscrire à l'école une fois mes trois première années passée. Les premiers mois se déroulèrent sans aucune embûche mais la supercherie ne pouvait durer... Un de mes camarade de classe avait arraché par accident ma tunique, dévoilant la couleur de mes plumes. Il se mit alors tout de suite à réagir de façon violente.

Camarade : -Tu... es un de ces Anges profanes ! Regardez tous, venez voir ! Il y a l'enfant des Anges qui ont conclu un pacte avec le Diable !
Mizuki : -C'est faux ! Nous sommes des Anges purs tout comme vous !
Camarade : -Menteur !
Camarade : -C'est le démon qui parle ! Il nous manipule !
Camarade : -Réduisons le au silence !

Un petit attroupement s'était formé autours de moi et très vite, ça dégénéra en un lynchage... Coup de pied, de poing et autre objets pouvant servir pour frapper, fusèrent sur mon pauvre corps. Mes ailes furent brisées et ont failli être arrachées si Liminir, notre professeur, n'était pas intervenu, alerté par mes cris de douleurs. Il punit sévèrement mes assaillants et me tendit une main, me demandant si tout allait bien. Blessé dans mon âme et ma chaire, je la repoussai et me relevai tant bien que mal avant de partir en traînant mes petites ailes brisées derrière moi. On a beau dire que l'enfant représente l'innocence, il représente également une cruauté sans limite...
Lorsque je fus rentré chez moi et que ma mère vit mon état ce jour là; elle lâcha tout ce qu'elle avait dans les mains et se jeta sur moi en pleurant à chaude larme.

Mère : -Oh mon petit, mon chérie, mon amour, pourquoi faut il que ce soit toi qui porte notre fardeau... Pardonne moi, j'ai été imprudente de t'envoyer à l'école, pardonne moi...
Mizuki : -Maman... J'en ai marre de cette vie... personne ne nous aime... je ne veux pas vivre éternellement caché..
Mère : -Ne dis pas ça Mimi ! Peut importe où tu serras il y aura toujours deux personnes qui t'aimeront plus que leur propre vie, ton père et moi !

Elle pleura encore de longue minutes alors que j'étais dans ses bras. Elle s'occupa de mes blessures plus tard, désinfectant mes plaies, recousant les endroit où j'étais ouvert et banda mes ailes dans mon dos dans la position replié. Elle sécha une dernière fois ses yeux encore larmoyant et me fit un sourire.

Mère : -Je suis désolé mon amour mais la prochaine pleine lune est dans 27 jours, je ne peux pas te guérir plus pour le moment...
Mizuki (posant la tête contre elle) : -Maman je t'aime, ne m'abandonne pas...
Mère : -Evidemment que je t'abandonnerai jamais...

Elle me caressa les cheveux, ce qui eut pour effet de m'endormir dans ses bras, alors qu'elle tentait de retenir avec une grande difficulté ses larmes. Lorsque mon père apprit ça, il enragea, voulut se laisser emporter par la colère et désirait me venger.

Mère : -Calme toi ce ne sont que des enfants, ils ne sont pas rendu compte de la gravité...
Père : -Dans la bouche des enfants résident bien souvent la vérité des parents, tu le sais aussi bien que moi !
Mère : -Ne leur donne pas raison en t'abaissant à leurs attentes... Reste ici et continue de nous aimer, nous avons besoin de toi...

Elle finit par réussir à le convaincre mais à une condition qu'il imposa. Il voulait à tout prix m'apprendre les bases du combats et de défense lorsque ma guérison serra terminée.
Vingt-sept jours plus tard, la pleine lune se dressait dans le ciel et comme prévu, mère restaura mon corps à neuf, effaçant les blessures que j'avais subies. A peine finit, mon père commença à m’entraîner dans un petit terrain vague. Je ne suis plus jamais retourné à l'école et mon quotidien restait toujours le même : Aide au tâche ménagère, puis les tâches agricoles et pour finir entrainement au combat.

Ce fut comme ça un long moment.... jusqu'à mes quatre ans, où par une nuit orageuse une chose horrible se produisit. L'été avait été mauvais, des orages répétés avaient détruit la plupart de nos champs et les récoltes étaient maigres. La famine commençait à nous attaquer mais mes parents préféraient se sacrifier et se priver de nourritures pour moi. Chaque jours, nos rations diminuaient et nous mangions de moins et moins. Nous pensions finir mort de faim mais une autre terrible vérité nous attendait...

Cette nuit là, le vent et la pluie battaient son plein. Rester dehors revenait à s'adonner à la mort. On frappa à notre porte à notre plus grande surprise. Nous vîmes un Elfe trempé jusqu'au os nous demandant l'hospitalité pour la nuit. Bien sûr nous avons accepté, naïfs que nous étions...
Nous lui préparâmes une couche dans la salle à manger et nous partîmes nous coucher sans nous méfier. Une bonne partie de la nuit se passa sans rien d'autre que les claquements des volets dû au vent. Un cri fendit le silence, celui de mon père. Sans plus attendre je me levai et courut dans la chambre de mes parents. C'est alors que l'impensable s'était produit.
Mon père baignait dans son sang, les ailes mal découpées avec un vieux couteau. De l'autre côté de la pièce se tenait ma mère, dos au mur avec l'Elfe qui nous avions recueillit qui lui faisait face. Lorsqu'elle me vit elle hurla.

Mère : -Pars ! cours! enfuis toi !
Mizuki : -Mais...
Mère : PARS JE TE DIS !

L'Elfe se tourna vers moi avec un sourire sadique et s'avança vers moi, alors que j'étais totalement paralysé. Ma mère se jeta sur lui sans la moindre hésitation mais elle n'était pas assez rapide pour nous sauver les deux... L'agresseur s'était retourné et avait planté son arme dans le cœur de ma génitrice. Son visage se crispa devant mon regard médusé. Dans un dernier souffle, elle me sourit et prononça ses dernière paroles.

Mère : -Fuis, survit pour nous et transmet dans le monde entier l'histoire de notre race... ça serra notre plus belle vengeance...

Je me rendis d'un seul coup ce qu'il se passait et par instinct de survis je partis en courant aussi vite que je le pouvais avec comme dernière image celle de ma mère en train d'agoniser et de l'assassin souriant sadiquement en découpant ses ailes alors qu'elle était encore vivante.... Je pleurais en courant, j'étais maintenant le dernier Ange Gris, détesté de tous...


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MessageSujet: Re: Comment je suis devenu Apôtre de Mathaël [Terminé]   Ven 10 Oct - 22:40




Je courrais. Je ne savais pas où aller et je m'en fichais. Je courrais pour ma vie, je courrais pour oublier. Je me concentrais sur les mouvements mécaniques de mes jambes pour me vider la tête. Je sentais le tambourinement de mes pieds sur le sol, je sentais le vent et la pluie me fouetter le visage, je me sentais vivant malgré tout.

Je m'arrêtai à l'orée d'un bois et m'assit au pied d'un arbre. Où étais-je ? Combien de temps ai-je couru ? Suis-je en sécurité ? Pourquoi les a-t-il tué ? Que dois-je faire ? Toute ses questions se mélangeaient dans ma tête sans avoir ne serrait-ce qu'un aperçu de réponse...

La tempête s'arrêta. Le ciel se dégagea et les nuages firent place à un ciel étoilé. La lune, dans ces premiers quartiers, éclairait dans sa douce clarté les environs. Mes ailes se mirent à scintiller et bientôt je me retrouvai dans halo d'une lumière chaleureuse me rappelant celle de ma mère. La pluie ne tombait plus mais mes larmes, elles, reprirent de plus belle. Je me mis à hurler au ciel, comme un loup hurle à la mort. Seul, sans famille, hais de tous sans aucune bonne raison ; voilà ce que j'étais. J'ai vécu les premiers temps dans ce bois, me nourrissant uniquement de baie et de fruits me rendant parfois malade. J'étais bien trop faible à l'époque pour chasser les dangereuse bêtes qui y habitaient. Je n'étais pour elle que de la nourriture sur pattes donc j'ai passé beaucoup de temps à m’enfuir pour rester vivant. Je dormais sur plus haute des branches du plus haut des arbres ; loin des dangers que le sol me réservait.

Plusieurs mois dans cette situation s'étaient écoulé et j'avais finit par m'habituer à la faim et aux dangers environnants. Alors que je me reposais dans ma cabane improvisé dans l'arbre, je vis au loin un carrosse de haute stature, sûrement un de la haute aristocratie avais-je pensé à l'époque. Je ne m'étais pas trompé car j'appris plus tard que c'était Mathaël et Liminir qui retournaient à la capitale après un voyage officiel dans les contrées d'Opale. Sans trop savoir pourquoi j'avais pris mon envol et les avait suivit en restant bien haut dans les airs afin qu'on ne me repère pas. C'est ainsi que je trouvai le chemin jusqu'à la capitale céleste. Certes j'y étais déjà aller lorsque je partais étudier mais jamais je n'ai connu autre chose que cette école. C'est donc comme un enfant perdu au milieu d'un magasin de jouet que je découvrais le restant de la ville.

Très vite l'illusion tomba et je redescendis sur terre me prenant la cruauté et l'ignorance des gens en pleine face. Je me suis fais une promesse ce jour là : Jamais je ne pleurerai devant qui que ce soit ni ne me laisserai faire. Je me suis accroché et cette conviction et j'ai entamé ma vie dans la cité en tant que mendiant. Vous allez me dire qu'un mendiant dans la capitale Céleste n'existe pas; mais croyez bien que j'étais peut-être le premier mais je l'étais bel et bien. Je me nourrissais de déchet que les habitants jetaient pour les animaux 'parasites' de la ville. Je vivais caché pour ne pas attirer les foudres des peureux, croyants avoir à faire à un ange corrompu. Lors des journées de pluie ou de neige, je m'abritais sous les porches pour pouvoir dormir dans un coin à peu près sec et éclairé. Une rumeur se construisit à mon sujet, elle disait à peu près ceci : "Si l'Ange Gris l'enfant du Démon, devant ta porte dort; attends toi à voir la mort". A cause de ça; on me réveillait au petit matin à coup de balai, de pelle à déneiger ou même pire en me menaçant avec une arme blanche si je ne quittais pas rapidement les lieux. Fièrement, je me dressais face à eux et les fixais d'un regard sombre. La plupart du temps, ils abandonnaient, trop apeurés par une malédiction que j'aurais pus lancé.

Plus le temps passait, plus je grandissais et plus la haine que je vouais au monde entier grandissait. Par dessus tout je souhaitais une chose : Retrouver et tuer l'homme qui m'a volé ma famille. Je sombrais peu à peu des les ténèbres, laissant la noirceur gagner mon âme. Je me mis à voler ouvertement sur les stands marchands et je rendais les coups lorsqu'on m'attaquais. Ce fut comme ça durant encore quatre ans... Au bout de ces quatre longes années, un événement changea la donne : le festival du printemps où je vis pour la première fois notre grand empereur, Mathaël.


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MessageSujet: Re: Comment je suis devenu Apôtre de Mathaël [Terminé]   Lun 13 Oct - 14:08




Mathaël... Cet homme qui m'imposa le respect dès son premier regard. Lorsqu'il passa dans la ville de Celestia, j'eus une impression de déjà vu, de déjà ressenti. Je mis de longue minutes, cherchant au fond de moi, où est-ce que j'avais déjà ressentit cette présence si forte et réconfortante. C'est alors que je me rappelai de mon arrivé dans la capitale, il y a quatre ans. J'avais suivi un carrosse et cette même énergie en émanait. Était-ce lui qui circulait aux abords de ma forêt ? Je ne le savais pas encore. En écoutant les rumeurs qui courait dans la ville, je pus très vite comprendre qu'il venait faire un discours à l'occasion du festival fêtant l'arrivé du printemps. Il devait y vanter les qualités innommables de la capital Céleste et de son règne. 'Rien de plus qu'un beau parleur' avais-je pensé sur le coup.
Dans une optique de provocation, je gagnai devant l'estrade où il devait y faire un discours. Si la capitale était si bonne que ça, pourquoi un Ange tel que moi dois se faire rejeter par la société ? Je n'ai jamais demandé à vivre un tel fardeau. J'étais motivé, plus que jamais, à descendre publiquement le cher empereur du bien, admiré par le peuple entier.
Il commença son laïus à mon plus grand plaisir et je ne pouvais qu'exprimer du dégoût en l'écoutant, L'entendre dire que tout le monde doit vivre dans la joie et le bonheur dans la capitale me donnait la gerbe ; pensant qu'il ne savait rien de la cruauté de ce monde. J'étais bien sot à l'époque pour penser comme ça...
Il finit de parler, c'était l'occasion ou jamais de mettre en exécution mon plan. Sans plus attendre, j'enlevai le tissus me servant de tunique et dévoilai mes ailes couleur cendre. Je pris mon envol et me posai sur le pupitre tout en le fixant droit dans les yeux, le provoquant. Je m'apprêtais à ouvrir ma bouche mais c'est alors que Liminir apparut à ses côtés. Il fut tout aussi surpris que moi.

Liminir : -Toi ? Tu es bien Mizuki ?
Mizuki : -Qu'est ce que ça peut vous faire ? Peut-être regrettez vous que je sois encore vivant ?
Liminir : -Voyons jamais je...

L'empereur le coupa dans sa parole avant de s'approcher de moi pour m'examiner de plus près. Je bombai fièrement le torse en attendant qu'il parle. Il finit par se reculer et prit un air pensif. Il échangea deux-trois paroles avec le pape et revint droit devant moi.

Mathaël : -Tu es petit mais culotté. Oser défier le pape de Black Rose devant tout un public...
Mizuki : -Qu'importe, le monde entier est mon ennemi et il l'a prouvé à plusieurs reprises. Je ne crois plus en la bonté de l'homme que tout le monde prêche. (se tournant vers le public) Regardez moi peuple de Célestia, regardez ma maigreur, regardez mes ailes grises haïes de tout le monde, regardez la crasse qui couvre mon corps. Est-ce là la beauté et la grandeur de la capital Céleste ? Laisser un enfant crever de faim dans la rue parce qu'il a un différent physique ? « Si l'Ange Gris l'enfant du Démon, devant ta porte dort; attends toi à voir la mort », n'est-ce pas la comptine que vous racontez entre vous à mon propos ? Si un jour je peux me venger de ceux qui m'ont frappé la main que je tendais, je le ferrais avec plaisir...
Mathaël : -Tu sembles ne plus croire en la bonté de l'homme mais pourtant tu cherche en permanence de l'aide. Tu cries à l'intérieur de toi même, tu cries à l'aide, tu cries l'amour qu'il te manque. N'est-ce pas un peu paradoxal ?
Mizuki : -Ce qui est paradoxal c'est que vous, l'empereur du bien, n'avez jamais protégé ma race alors que nous sommes tout autant voir même plus nobles que les autres anges.
Mathaël : -Comment pourrais-je protéger quelqu'un dont je ne connais même pas l'existence ? Vous êtes des légendes vous autres les Ange Gris.
Mizuki : -Des légendes ? Si je crois ce que je vois, je peux dire que Liminir a déjà dû parlé de moi quand il nous faisait cours et que je me suis fait battre presque à mort ?
Mathaël : -C'est exact.
Mizuki : -Dans ce cas pourquoi ne pas être venu nous voir moi et ma famille ? Pourquoi ne pas les avoir sauvé ? Pourquoi sont ils morts ? Pourquoi... POURQUOI ?!

J'avais prononcé ces paroles en pleurant. C'était des larmes de tristesse mélanger à la rage qui m'habitait. L'empereur avait un regard où l'on pouvait sentir la compassion. Il savait qu'il était intervenu trop tard et que rien ne pouvais remplacer mes parents de nouveau. Il s'approcha doucement de moi. Je ne voulais pas qu'il me touche, je le frappais entre deux sanglots pour le repousser mais il encaissait tout en souriant sans riposter. Lorsqu'il fut à mon contact, il me serra dans ses bras, ce qui eut pour effet de me calmer. Quand je fus de nouveau serein, il relâcha son étreinte et s'approcha du pupitre sur lequel j'étais debout avant de parler de nouveau à la foule.

Mathaël : -Peuple de Célestia. Est-ce là ce que je vous enseigne ? L'ignorance et la peur d'autrui ? Est-ce là tout ce dont vous êtes capable ? Chasser violemment un enfant réclamant de l'amour maternel qu'il ne peut plus recevoir ? La peur de l'inconnu justifie-t-elle tous ces actes ? Non. Ce petit garçon s'appelle Mizuki Yari et est le dernier descendant de la noble race des Anges nocturnes. Son peuple a été exterminé en se battant fièrement contre les ténèbres de ce monde pendant que vous dormiez paisiblement sans vous soucier de la guerre. Ne soyez pas ingrat en le repoussant, compatissez et aimez le.
Mizuki : -Comme si ça allais changer quelque chose de dire ça... Toujours des paroles, jamais des actes...
Mathaël (se tournant vers moi) : -Laisse moi terminer (se retournant vers le peuple) C'est pourquoi à partir d'aujourd'hui, je fais de lui mon pupille, je l'adopte en tant que fils et éventuel successeur à mon trône.

Des rumeurs se mirent à courir dans les rangs des spectateurs, on pouvait y entendre des 'le démon a tromper notre empereur/Il est possédé par un charme/Il a perdu la raison'. Quant à moi, j'étais subjugué par ce que je venais d'entendre, moi le fils de l'empereur du bien ? Je ne pouvais y croire mais pourtant ce fut le cas. Il me saisit la tête et me força à le regarder dans les yeux.

Mathaël : -A partir de maintenant tu es mon fils, tu vivras sous mon toit, tu serras instruit et plus personne ne te rejettera. Si tu crois en moi, alors je te débarrasserai de cette haine qui te ronge. Liminir, rentrons et laissons le peuple digérer la nouvelle.


C'est ainsi que nous partîmes dans le palais royal, ma main dans celle de mon nouveau père.


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MessageSujet: Re: Comment je suis devenu Apôtre de Mathaël [Terminé]   Mer 15 Oct - 3:29




Dans les premiers temps, la vie au palais fut difficile. Je n'avais toujours aucune confiance en ces hommes, croyant qu'ils se servaient de moi uniquement pour jouer au bons samaritains devant le peuple. Dès que nous sommes rentré, Mathaël convoqua des valets pour qu'ils me guident jusqu'à la salle de bain. Cela faisait des années que je ne m'étais pas lavé, rendant ma peau grisâtres et mes ailes d'une couleur absolument dégoûtante. Lorsqu'ils tentèrent de me tremper dans l'eau, une peur panique s'empara de moi, ils étaient brusques et me serraient fortement les membres pour ne pas que je bouge. A cause de l'instinct sauvage que j'avais contracté, je me sentais en danger et ne pouvait me calmer. Je frappais sans retenu les deux domestiques qui tentaient de me laver avant de m'aller me terrer dans un coin en hauteur, là où ils ne pouvaient m'atteindre. Ils tentèrent de me convaincre gentiment au début puis ils perdirent peu à peu patience jusqu'à me hurler dessus. Terrorisé je me flanquais les mains sur les oreilles en serrant les dents. Je ne pouvais pleurer suite à la promesse qui je m'étais faite mais l'envie était belle et bien présente. C'est alors qu'une voix retentit au fond de la salle.

? : -Bande de brutes épaisses ! Vous ne voyez pas qu'il est terrifié ce pauvre petit ? Fichez le camp !
Valets : -Bien Madame...
? (s'approchant du pilier où j'étais perché) : -Allez n'ai pas peur, viens, ils sont partis.
Mizuki : -Non !
? (soupirant) : -Je m'appelle Hanna, je suis la future épouse de Mathaël et une de ses apôtres. Et toi qui es tu petit Ange ?
Mizuki : -Je.... je... je m'appelle Mizuki madame...
Hanna (souriant chaleureusement) : -Allez descend me voir, il faut te laver.
Mizuki : -Je veux pas !
Hanna : -Dans ce cas, veux tu descendre juste pour que je vois de plus près ta petite bouille ?

Son sourire et son expression bienveillante m'apaisait. Je finis par descendre et m'approcher tout doucement d'elle, les mains derrière le dos, en regardant le sol. Elle se mit alors à genoux tout en me souriant.

Hanna : -Tu es adorable mon Ange. Tu le serrais encore plus si tu acceptais de venir te laver...

Plus je la regardais et plus je sentais son amour maternel qui débordait. Cette femme était sincère dans ses sentiments et on pouvait très vite s'en apercevoir. Elle réussit à me détendre à un point que j'acceptai sans rechigner de me baigner. Elle s'occupa de moi et frappa toute la crasse que j'avais accumulé. Ma peau redevint blanche et douce comme dans mon enfance. Elle voulut s'attaquer aux ailes mais je l'arrêtai brusquement en lui saisissant le poignet. Devant son regard interrogatif, je m'expliquai tant bien que mal.

Mizuki : -Je... je.. je ne veux pas qu'on touche mes ailes. Je suis le seul qui ait le droit de le faire. Laissez moi les laver.
Hanna (surprise) : -Comme tu veux, je t'attends sur le banc juste ici.

Je redécouvrit le plaisir de nettoyer une par une mes plumes. Les lissant avec soin, leur faisant retrouver leur belle couleur grise argentée d’antan. Je mis presque une heure pour le faire mais c'était la seule tâche pour laquelle j’éprouvais du plaisir. Elles représentaient tout pour moi; mes parents, mon enfance, ma race, ma douleur et ma peine, mais aussi et surtout la vengeance que je devais accomplir. Lorsque j'eus finit, l'eau n'était plus claire mais noir de saleté. Hanna m'apporta un sceau d'eau propre pour que je puisse me rincer correctement. Elle me sèche et m'apporta des vêtements propre et à ma taille. Cette scène me rappela toute les fois où ma mère le faisait dans mon enfance et les larmes me montèrent aux yeux.

Hanna : -Quelque chose ne va pas ?
Mizuki (se jetant dans les bras de l'Elfe en sanglotant) : -Vous êtes la première personne à vous occuper de moi après ma mère...
Hanna (caressant mon dos et mes cheveux) : -Allons allons... Je ne suis peut-être pas ta mère mais je t'aimerai comme un de mes enfants, tu es le fils de l'empereur maintenant...
Mizuki : -Maman...
Hanna : -Ola ola ola... Tu restes un enfant après tout. Je te donnerai l'amour qu'il te manque.

Après plusieurs minutes passées à sangloter dans ses bras, je me relevai et m'essuyer les yeux avant de lui sourire avec toute mes dents. Elle me rendit la pareil quand tout à coup mon ventre grogna. Elle se mit à rigoler de bon cœur avant de se relever et de me tendre la main. Je n'avais pas manger depuis maintenant presque trois jours mais mon organisme s'était habitué à ce manque, ce qui ne me dérangeais plus trop. Elle me conduit dans les cuisines où elle demanda au chef de me faire à manger. Une énorme assiette remplie de viandes et de légumes se présenta devant moi. J'en avais l'eau à la bouche rien que de voir toute cette nourriture. Sans plus attendre je me jetai dessus en oubliant les bonne manière. Lorsque j'eus finit, Hanna soupira, presque désespérée, j'étais presque aussi sale qu'avant mon bain.

Hanna : -Pour ce qui est des bonne manière, on repassera... Retour à la case bain et en vitesse !

Une fois présentable, elle m'emmena à la salle du trône où Mathaël attendait avec Liminir et deux autres enfant que je n'avais jamais vu. Lorsqu'il me vit arriver, il se leva et demanda aux gamins qui l'accompagnaient de le suivre. Il se mit alors à genoux devant moi.

Mathaël : -Tu es bien plus adorable propre et bien habillé.
Mizuki : -...
Mathaël : -Allons, ne fais pas la tête, je ne suis pas ton ennemi.
Mizuki (marmonnant pour lui même) : -Pas mon ennemi mais pas mon ami non plus...
Mathaël (riant) : -Pas ton ami c'est sûr, je suis ton père adoptif désormais !

Les deux enfants qui l'accompagnait se consultèrent entre eux suite à ce qu'il venait de dire. Ils me jetaient des regards que je leur rendais sans poser de question. L'empereur leur fit alors signe de s'approcher. Ils se mirent devant lui, face à moi.

Mathaël : -Mizuki, je te présente Izanami et Izanagi. Ce sont comme toi des pauvres enfants rejetés de la société et que j'ai adopté.
Mizuki : -Ils sont donc pupille comme moi ?
Mathaël : -Pour l'instant vous êtes tous les trois mes pupilles mais à l'avenir seul l'un d'entre vous le serra, je ne peux céder ma place à trois personnes en même temps... Pour l'instant nous n'en sommes pas là, serrez vous la main.

Bien que je n'étais pas enchanté de rencontrer ces deux autres gamins qui semblaient déjà hostile à mon égard, je tendis la main pour ne pas faire d'histoire. Ils me la serrèrent sans rien dire et repartirent, sortant de la pièce. Mathaël soupira et se tourna vers Liminir. Il m'expliqua alors que le pape serra mon professeur privé, m'enseignant la magie et le savoir de ce monde.
Il me conduit ensuite à la caserne où il me présenta Noa, mon maître d'arme. Il me fit alors comprendre que mon quotidien allait être le même à partir de demain : études le matin de bonne heure jusqu'à midi puis entrainement au combat dans l'après midi; le temps libre étant le soir.

Comme il l'était prévu, tout commença le lendemain à l'aurore où je fus réveiller par Liminir lui même. Tout se passa en suivant le même schéma jusqu'à mes quinze ans. Jusqu'à ce jour où Noa était remplacé par quelqu'un d'autre le temps d'un mois. Cette homme ne m'inspirait pas confiance... je ne l'aimais pas, je n'aimais pas son regard...


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MessageSujet: Re: Comment je suis devenu Apôtre de Mathaël [Terminé]   Ven 17 Oct - 2:47




Sept ans s'étaient écoulé depuis mon arrivé au palais. Durant toute ses année, j'appris à m'ouvrir aux autres et notamment à faire confiance à Mathaël et Liminir. Hanna m'avais conquis dès le premier jour et me soutenait du mieux qu'elle le pouvait. 
Je devins un garçon beau et fort, imposant le respect par ma carrure et mon caractère. Beaucoup de femmes me tournaient autours mais aucune ne m'intéressaient.
Plus le temps passait et plus les gens n'osaient me contrarier à cause de mes ailes. J'avais réussi à me frayer une place dans ce monde de brutes et d'ingrats. Ma haine envers eux ne diminuait pas pour autant; la vengeance fait partie de mon cœur et je ne peux m'en débarrasser.

Liminir m'enseigna tous le savoir dont j'avais besoin ainsi que la magie. Je ne voulais pas apprendre la magie, prétextant que c'était pour les faibles incapables de se battre correctement ou pour les lâches. Le pape dut s'arracher les cheveux à plusieurs reprises devant mon entêtement et mon refus catégorique mais il restait patient, ne montrant rien de son énervement. C'est alors qu'on trouva un compromis; je choisissais un seule type de magie où il m’entraînera à la perfection en échange de quoi il abandonnait l'idée de m'appendre tout le reste. Après un long moment de réflexion je lui avais donné une réponse.

Mizuki : -Je veux apprendre la magie spatial et temporelle.
Liminir (surpris) : -Mais tu es dix ans trop jeune et encore trop faible pour apprendre ce genre de magie ! 
Mizuki : -Un marché est un marché, je vous ai donné ma réponse, débrouillez vous !

Déjà au début j'étais arrogant et têtu comme ça. Il tenta de me dissuader mais je ne cédai pas. Il finit par accepter dans un soupire de découragement. C'est ainsi que je commençai à étudier l'espace et le temps.

Du côté militaire, tout se passait à merveille. Noa, mon instructeur était quelqu'un de fort, brusque et rustre mais quelqu'un de bien, honnête. Dès le premier jour je fus rouer de coup sous son épée. Dans un élan de rage je m'étais énervé sur lui.

Mizuki : -De toute manière vous vous acharnez sur moi à cause de mes ailes si spéciales, vous ne valez pas mieux que les autres.
Noa (pointant son épée sur moi) : -Je me fiche de ce que tu es et de pourquoi tu es ici. Ici nous sommes dans une caserne, que tu sois diable, ange, démon, dragon ou autre bête m'importe peu, un soldat est un soldat, vous êtes tous pareil. Les faibles meurent rapidement, souviens toi en.

Ces paroles furent gravé à jamais dans mon esprit. Les jours qui suivaient ce premier jour furent tout aussi violent et difficile pour moi. Les semaines, les mois passaient et je commençais à prendre de l'assurance, gagnant en vitesse, force et fluidité. Très vite je le rattrapai à cause de ma race pour finir par le surpasser. A mes quinze ans, j'avais sympathisé avec lui et on s’entraînait uniquement pour 'ne pas se rouiller'.

Ce fût également à ce moment là que je subis mes premiers choc émotionnel. Le premier vint quand Noa fut envoyé en mission d'un mois. Un autre général l'avais remplacé et cet homme ne m'inspirait pas confiance. Je n'éprouvais que de la crainte envers lui; son regard sombre avait quelque chose de malsain. Bien que je ressentis ça, je fis quand même l'effort de participer aux entraînements. 
Dès les premiers échanges, je sentis que c'était un niveau totalement différent. Il était tout sauf humain, il avait une force supérieur à n'importe quel Homme. Je le battis avec tout le sérieux que je pouvais mais à chaque fois il me battait à plate couture. Jamais il ne me décrocha un mot durant ces combats, se contentant de me lancer l'épée et de se mettre en garde. J'avais une rage folle contre lui, je ne supportais pas de perdre comme ça devant cet homme imbu de lui même.
Ce fut comme ça jusqu'au tout dernier jour de sa présence où il se passa quelque chose de littéralement différent après notre séance quotidienne. Une fois de plus je me retrouvai à terre, essoufflé et à bout de force. Cette fois ci, il se mit accroupi et me tendit une main. Sur le coup de la surprise je ne réagis pas mais je finit par la saisir. Mon cauchemars débuta au moment même où sa peau toucha la mienne. Je me retrouvai totalement immobilisé, paralysé par magie. Il afficha un sourire satisfait avant de me parler pour la première fois.

? : -Tu sais cette mission a été des plus longues et ennuyante... Mon seul plaisir était de te voir l'après-midi, tu es si... croquant...

La panique commençait à me gagner, j'avais beau essayé de parler, bouger ou même cligner des yeux; tout ça m'étais impossible. Il s'approchais de moi petit à petit, savourant ces secondes interminable.

? : -Tu dois te demander qui je suis.. Je m'appelle Riyuki, je suis un incube et un apôtre de Gabriel. J'ai été envoyé ici en mission pour assassiner quelqu'un, j'ai donc utilisé comme couverture le replaçant de ton commandant..
Mizuki : -Espèce de...
Riyuki : -Oh, tu arrives à parler malgré tout, je te félicite. Vois-tu, j'ai besoin d'une récompense pour avoir pris le temps de me battre avec toi... Tu serras parfait ! Évite de trop crier s'il-te-plait, tu attirerais l'attention

Ces dernières paroles confirmèrent mes craintes. Il avait l'intention de me faire du mal ici et maintenant sans que je ne puisse rien faire. Cet adversaire était bien trop fort pour moi et j'étais réduit à l'état de victime. Il commença à balader ses mains partout sur mon corps tout en se léchant les lèvres. Il me toucha, me tripota, me caressa avant de prendre un plaisir sadique à me violer pour de bon. Cela dura presque une heure qui paraissait une éternité. Une heure durant laquelle je me retenais de pleurer, souffrant en silence avec personne aux alentour pour m'aider. 
Quand il eut terminé, il se rhabilla et me regardant, satisfait de son crime. Il avait rompu son sortilège d'immobilisme mais j'étais devenu une coquille vide, brisée physiquement et mentalement. Mes yeux regardaient dans le vide tandis que mon corps refusait de bouger. Riyuki s'en alla dans les ténèbres du palais juste après m'avoir murmurer un dernier 'Tu étais vraiment à croquer petit Ange'.
Ce fut Père qui me trouva effondré, s’inquiétant de ne pas m'avoir vu plus tôt. Lorsqu'il me vit, l'horreur put se lire sur son visage, il me secoua, tentant de me faire reprendre conscience. Quand ce fut le cas, je libérai tous ce que j'avais gardé pour moi, pleurant dans ses bras. Père est le seul homme devant qui j'accepte de montrer mes faiblesses et cette fois ci, je ne me retenais pas. Quand il réussit à me calmer je pus enfin lui expliquer ce qu'il s'était passé. Son expression montrait à la fois la colère et la désolation. Il me serra de plus belle dans ses bras avant de me parler.

Mathaël : -Pardonne moi mon fils, tout est de ma faute... Je n'ai pas été capable de sentir qu'un ennemi s'était infiltré parmi nous... Je n'ai pas pus te protéger, pardonne moi..
Mizuki (encore sous le choc) : -Père... vous n'y êtes pour rien, j'étais juste trop faible...
Mathaël (reprenant un air grave) : -Le viol n'est pas une question de faiblesse mais d'abus. Il a abusé de toi et je le punirai au nom de Dieu. Ne redit plus jamais que c'est de la faute de ta faiblesse.

Ne pouvant marcher, il me prit sur son dos avant de me déposer dans les salles de bain avant de m'aider à me laver. Entre deux rinçages, je ne pouvais m'empêcher de pleurer, repensant à cet affreux moment. Mathaël eut un profond moment de compassion et fut à mes soins un long moment durant. Je m'étais enfermé dans mes appartements privés et ne voulait voir personne. Je perdis l'appétit et l'envie de continuer vers l'avant. D'abord je me lamentai sur mon sort mais cette blessure se transforma bientôt en haine à son tour. Je voulais à présent tuer deux hommes à n'importe quel prix. Bien sûr Père avait mené son enquêtes et tenter à plusieurs reprise de retrouver le coupable mais il n'y réussit pas.
Ce manège dura près de deux semaines. Deux semaines d'isolation, sortant uniquement pour me laver et manger le minimum pour survivre, broyant des idées noire en observant la lune. Au bout de ces semaines, Hanna frappa à ma porte.

Hanna : -Mizuki s'il-te-plait ouvre nous, nous sommes morts d'inquiétude.
Mizuki : -...
Hanna : -Je sais que tu es là, parle nous, parle moi comme tu le faisait en étant plus jeune. Ne reste pas muré dans la douleur et le silence...
Mizuki : -Partez Hanna, je reviendrai le moment venu. Laissez moi en paix...
Hanna : -Ecoute moi. Je suis bien gentille mais cette fois ci nous ne te laisserons pas faire comme bon te semble. Mathaël m'envoie te dire que si tu n'es pas sorti de ta chambre d'ici deux jours, il viendra te chercher lui même.
Mizuki : -Dîtes lui que je l'attends alors.
Hanna : -Tu as vraiment un caractère détestable...

Je l'entendis partir et je soupirai avant de fixer de nouveau par la fenêtre. Je me perdis de nouveau dans mes pensée, quand dix minutes plus tard, une voix venant directement de ma chambre sortit de nulle part.

? : -Tu es quand même bien plus beau quand tu souris...

Je me retournai et vit un Ange blanc de mon âge assit sur mon lit. Il me sourit chaleureusement tandis que je le fixai....


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MessageSujet: Re: Comment je suis devenu Apôtre de Mathaël [Terminé]   Sam 18 Oct - 5:18




Cet ange, cet inconnu; que faisait-il dans ma chambre ? A vrai dire cela m'importais peu, je m'en fichais complètement. J'avais perdu gout à tout, plus rien n'avais de sens. Je le fixai cinq minutes durant sans rien dire avant de tourner la tête vers le crépuscule. Il ne fut pas vraiment surpris par ma réaction; il se leva et s'approcha de moi.

??? : -Ne me demandes tu pas pourquoi et comment je suis ici ?
Mizuki : -A quoi bon, qu'est ce que ça m'apportera de plus ?
??? : -Ce n'est pas faux... Ne veux tu pas savoir qui je suis non plus ?
Mizuki : -Si cela peut te faire plaisir.
??? : -Je m'appelle Azaël et si je ne trompe tu es Mizuki ?
Mizuki : -C'est ce qu'on dit.

Il se mit assis à côté de moi et regarda dans la même direction. Il avait un parfum doux et agréable, sa carrure était à peu près égale à la mienne et devait avoir le même âge que moi. Il resta avec moi à contempler le coucher de soleil jusqu'au bout. Quand le dernier rayon s'éclipsa, laissant la lune baigner le monde de sa douce clarté, mes ailes s'illuminèrent sous le regard émerveillé de cet inconnu. Il prit un peu de recul pour mieux les voir et approcha sa main pour les toucher. Alors qu'il était à deux doigts d'effleurer mes plumes, il s'arrêta avant de replier son bras. Je fus un peu surpris que quelqu'un fasse preuve de tant de respect. Je l'interrogeai du regard. Il me refit un sourire avant de s'expliquer.

Azaël : -Tes ailes sont magnifiques, je ne comprends pas pourquoi les gens ne ressentent que du mépris à ton égard. J'aimerais les toucher et les admirer toute la nuit durant mais il se fait tard et ça serrait te manquer de respect.
Mizuki : -...
Azaël : -Si tu souhaites me revoir, je t'attendrai dans deux jours à la place principale vers la fontaine. Bonne nuit petit prince.

Il disparut aussitôt de ma chambre, me laissant de nouveau seul avec comme dernière image son éternel sourire. Deux jours, c'était exactement le même délai que Père m'avait laissé pour sortir de ma chambre. Coïncidence ? Préméditation ? Je n'en avais aucune idée et sur le coup ça ne me préoccupait pas plus que ça. Je passai encore une nuit à contempler cette lune si belle que j'appréciais réellement. Après une petite sieste le lendemain matin, ma tête était en ébullition. Par je ne sais quel magie, je ne pensais qu'à lui. tout ces questions qui n'avaient aucune importance la veille tournoyaient dans ma tête sans fin. Qui était-il vraiment ? Que voulait-il dire par 'Tu es quand même bien plus beau quand tu souris' ? Aimait il vraiment mes ailes ? Que me voulait-il ? Comment me connaissait-il ? Comment était-il rentré dans ma chambre sans que je m'en aperçoive ?  Que faisait dans le palais ? 
J'avais beau torturer mon esprit, je n'avais aucun élément de réponse. Le seul moyen était d'aller au rendez-vous qu'il avait fixé. Il me restait plus qu'une journée. Une journée pour prendre deux décisions. La première était de savoir si je sortais ou pas de ma chambre pour faire plaisir à Père. La deuxième suivait la première; si dans le cas échéant je sortais, irais-je pour autant voir cet homme ?
Les solutions finirent par venir d'elles même. J'attendis le surlendemain avec impatience, m'étonnant moi même d'être aussi pressé de le revoir. Le jour J, je passai presque une heure dans ma salle de bain à me préparer. C'est alors que je me fixai dans le miroirs et me mit à rire de moi même.

Mizuki : -Non mais regarde toi ! Tu te comportes comme une femme à son premier rendez-vous, tu fais pitié mon grand. J'y vais uniquement pour trouver des réponses.


Je me tapotai les joues pour remettre mes esprits en place et partit la nuit tombée comme prévu. Je dissimulai mes ailes sois un châle pour ne pas me faire remarquer. Je passai rapidement vers Père et Hanna afin de leur faire comprendre que je repartais vers l'avant pour ne pas qu'ils interfèrent dans ce rendez-vous. Je sortis donc en leur disant que je faisant un simple tour pour apprécier la douceur de la vie nocturne. Habitués par cette réflexion, ils ne me posèrent pas de questions et je pus partir l'esprit en paix. 
Je me dirigeai vers la place publique, désertée suite au coucher du soleil et m'assit sur les bords de la fontaine. J'étais plus en avance que prévu mais je n'attendis que quelques minutes avant de revoir Azaël, arrivant par les airs. Il se posa quelques mètres devant moi, replia ses ailes et s'approcha de moi, toujours avec ce sourire si troublant.


Azaël : -Tu es finalement venu, je m'en doutais, petit prince.
Mizuki : -C'est uniquement pour te demander quelques éclaircissements sur ce qui s'est passé l'avant-veille.
Azaël : -Oh, es-tu sûr que c'est uniquement pour ça ?


Il s'approcha de moi avec une mine de provocation narquoise. Son visage était proche du miens et je sentais une fois de plus son parfum. Cette odeur me fit le même choc que lors de la première rencontre, elle m'enivrait, m'hypnotisait. Mon rythme cardiaque augmenta sans cesse et une boule au ventre se forma. Je ne comprenais pas encore pourquoi  et j'éprouvais un certain malaise à l'idée d'être aussi proche de lui. Je le repousserai délicatement avant de répondre.


Mizuki : -J'en suis sûr et certain.
Azaël : -Oh... C'est donc pour ça que tu as pris la peine de te pouponner avant de me voir et d'arriver en avance ?
Mizuki (rougissant de honte) : -Tu dis n'importe quoi !
Azaël : -Tu sens l'eau de Cologne à plein nez, tu es élégamment habillé et tes cheveux sont coiffés. Je suis moi même en avance de dix minutes, n'importe qui avec un minimum de déduction pourrait dire que tu étais pressé de venir ici.


J'étais devenu rouge écarlate, je savais qu'il avait raison mais je ne voulais pas l'admettre; surement par fierté. Je me mis à bégayer, tentant de me justifier mais tous mes efforts furent vains; je n'arrivais vraiment pas à trouver les bons mots, m'enfonçant un peu plus dans la honte. Il se mit alors à éclater de rire, se tenant le ventre.


Azaël : -Tu es adorable et si marrant petit prince. Ne t'en fais pas, je vais répondre à toute tes questions une par une, ne précipitons pas les choses.


Il m'expliqua alors qu'il faisait partit d'une des familles d'Anges nobles habitant dans la capital Céleste. Il s’entraînait également à la caserne en temps de soldat mais avec un autre supérieur que le mien. Il me connaissait uniquement de vue car il m'apercevait assez régulièrement en train de m’entraîner au combat ou d'étudier avec le pape. Quand je lui demandai pourquoi il était venu me voir, il ricana jaune.


Azaël : -Il est encore trop tôt pour te répondre. Disons juste que je m'inquiétais de ne plus te voir dans les couloirs du palais..


J'avais beau le questionner encore et encore, il ne voulait pas en dire plus. Quelques peu frustré, je lâchai l'affaire, me terrant dans le silence. Il me taquina à plusieurs reprises jusqu'au moment où il réussit enfin séparer mes lèvres pour me faire lâcher un éclat de rire. Il se planta devant moi, les mains dans le creux des hanches.


Azaël : -Et bien il était bien caché celui là ! Je préfère te voire comme ça avec toute tes dents !
Mizuki : -Pffff...


En guise de vengeance, j'ouvris discrètement un petit portail de téléportation au dessus de ta tête, lui faisant couler l'eau de la fontaine dessus. Nous passâmes une grande partie de la nuit à chamailler et à discuter de tout et de rien, faisant plus ample connaissance. Je pensais avoir trouvé un ami mais je me trompais...
Nous nous retrouvions toute les nuits suivante durant un mois jusqu'à la prochaine pleine lune. Cette nuit lui, il était différent, il était plus nerveux et préoccupé que d'habitude. Il soupira un grand coup avant fixer la lune et me parler.

Azaël : -Tu te souviens de quand tu m'as demandé pourquoi je voulais te connaitre ?
Mizuki : -Oui et tu m'avais répondu qu'il était trop tôt pour me le dire.
Azaël : -Ne l'as tu toujours pas compris ?
Mizuki : -Je ne pense pas.
Azaël : -Ta naïveté et ton innocente te perdra petit prince...
Mizuki : -Arrête de tourner autour du pot et répond maintenant alors !
Azaël (prenant son courage à deux mains) : -Je t'aime tout simplement et je te veux à moi tout seul.

Ces paroles me firent l'effet d'une douche froide. Je mis un long moment avant de répondre.

Mizuki : -Mais moi aussi je t'aime, tu es un excellent ami !
Azaël : -Je t'aime plus qu'un ami, je te désire toi, ton corps, ton âme, absolument tout.
Mizuki : -Mais nous sommes deux hommes !
Azaël : -Arrête de te moquer de moi !

Son visage exprimait le caractère sérieux de ses propos. Quant à moi je devins légèrement rouge, essayant de comprendre ce qu'il se passait. Pour moi il n'y avait un non sens que je n'expliquais pas.

Azaël : -Tu sais aussi bien que moi que les femmes ne t'intéressent pas vraiment.
Mizuki : -C'est faux :
Azaël : -C'est vrai ! Tu es le fils adoptif de l'empereur, tu es beau à croquer, tu as une musculature de rêve, un caractère adorable, les filles te courent après mais tu ne fais rien d'autre que de te voiler la face, te disant que tu as le temps pour ce genre de choses !
Mizuki : -Mais je...
Azaël : -Mizuki; tu t'approches de tes seize années, tout comme moi. Nous sommes des hommes à présent et tu devrais déjà avoir connu plusieurs femmes or il n'en est rien. Lors de notre première rencontre tu t'es préparé pour me voir sans t'en rendre compte, ne comprends tu pas ce que ça veut dire ? Réfléchis un peu !

Réfléchir... je ne faisais que ça ! Encore une fois mes méninges tournaient à plein régime, passant en revu ma vie jusqu'à présent et plus particulièrement au niveau émotionnel. Plus je remontais dans le temps et plus je me rendais compte avec effroi qu'il avait raison. Beaucoup de femme m'approchaient mais aucunes ne faisaient autant d'effet que lui. Aucunes n'avaient une odeur aussi agréable, aucunes ne provoquaient cette envie incontrôlable d'être à la tombée du jour pour la retrouver. Je n'éprouvais donc pas d'émotion de ce genre pour la gente féminine... Je voulus lui répondre mais au moment ou j'ouvris la bouche, il en profita pour glisser sa langue dedans, collant ses lèvres aux miennes.
Je fus surpris et légèrement choqué mais ce stade passé, je me laissai faire, répondant de plus belle à son appel. C'est alors que quelque chose me vint en tête : ce que penserait Père, je le repoussai et repris mon souffle.

Mizuki : -Désolé, je ne peux pas...
Azaël : -J'attendrai le temps qu'il faudra, ne t'inquiète pas

Je me relevai, prit mes affaires et courut dans la direction du palais sans même prendre le temps de lui dire au revoir. Je courrais, rouge de honte, ne pensant qu'a ce moment passé....


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Dernière édition par Mizuki le Lun 20 Oct - 11:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Comment je suis devenu Apôtre de Mathaël [Terminé]   Lun 20 Oct - 11:42




'Je t'aime'. Ces mots résonnaient dans ma tête sans interruption. Je courrais dans la direction du palais essayant de comprendre ce qu'il venait de se passer. Je ne comprenais pas ce qu'il attendait de moi et pourquoi il m'a choisi ? J'étais un homme parmi les autres, je ne l'avais jamais rencontré ni même parler auparavant et pourtant il m'aime. Mais qu'en était il de moi ? Qu'est ce que je ressens pour lui ? J'avais beau le nier mais dès notre première rencontre je suis tombé sous son charme. J'aimais son sourire et son odeur, l'espace d'un instant, ils m'ont fait oublié tout ce qui n'allait pas. Est-ce ça le coup de foudre au premier regard ? Pas moyen ! Je suis un homme, lui aussi, j'ai juste été surpris que quelqu'un me porte de l'affection comme ça sans demander quelque chose en retour. J'aime les femmes, aimer les hommes c'est contre nature.

Deux semaines s'écoulèrent après cette fameuse nuit. Je m'étais enfermé dans le travail, étudiant encore plus sérieusement et m'entraînant avec toute l'énergie dont je disposais. Après tout je n'avais qu'un but dans la vie : rendre Père fier de moi afin que je devienne officiellement son pupille et un de ses apôtres. Tout le reste n'était que superflus. Alors pourquoi ? Pourquoi je ne pense qu'à lui lorsque mes journées se terminent ? Pourquoi à chaque fois que je vois mes ailes, je me rappelle de notre première rencontre ? Pourquoi cette lune que je trouve si belle d'habitude me parait si pâle...

J'ai voulu vérifier mon attraction pour des femmes. Je suis donc sorti un soir dans les bars de la ville, traînant à droite et à gauche pour chercher des réponses. Il me fallait une femme et coucher avec ; c'était le seul moyen que j'avais pour me rassurer et remettre de l'ordre dans mes pensées. Je trouverai une femme attirante, je coucherai avec, je prendrai du plaisir et fin de l'histoire ; tous ce bazar avec Azaël ne seront que des divagation.
Je rentrai donc dans un bar nommé 'Le Cristallin' et m'assis au comptoir, commandant un verre d'alcool fort pour me donner du courage. Je regardai la salle et repéré plusieurs demoiselles de mon âge, souriantes et agréables. Quand j'eus fait mon choix, je me lançai et partit la voir. Elle s'appelait Mina, c'était une Elfe de sang pur et elle avait vingt ans.

Mina : -Mais ne serrais tu pas Mizuki, le fils de notre empereur ?
Mizuki : -C'est exact mademoiselle.
Mina : -Et que fais tu en cet endroit ?
Mizuki : -Je suis venu me détendre après une dure journée de labeur en bonne compagnie si je puis me permettre.
Mina : -Et le suis-je ?
Mizuki : -Vous êtes tous ce qui est des plus agréable mademoiselle.

Je la baratinai encore une heure durant, la faisant rire et profitant de ma carrure et de mon statut. En temps normal je n'aimais pas le faire mais je voulais vraiment retrouver une attitude « normale ». Au bout de cette heure, je finis par arriver à mes fin ; nous louâmes une chambre pour faire ce qui était prévu.
Je finis par me retrouver plaquer sur le lit, ma bouche totalement prise par la sienne, le reste de mon corps immobilisé par le siens. Elle se releva, me sourit et commença à se déshabiller. C'est à ce moment là que tout dérapa. Quand je la vis nu, une réaction de dégoût me frappa en pleine face. Je la trouvais hideuse... Enfin non pas elle, son corps en lui même me repoussait. Ses seins, qui excitaient beaucoup d'homme me révulsaient, son sexe bien qu’élégamment entretenu me faisait penser à un ramassis de graisse. Je ne pouvais vraiment pas supporter la vue qu'elle m'offrait. Alors qu'elle tenta de m'embrasser une fois de plus, je la repoussai en m'excusant.

Mizuki : -Pardonne moi mais je ne peux pas.
Mina (un peu vexée) : -Je ne te conviens pas ?
Mizuki : -Ce n'est pas ça le problème, tu es ravissante mais il semblerait que je ne sois pas capable de faire ça avec toi...
Mina (se retirant en soupirant) : -Quel dommage... Tu as un corps de rêve... Mais si tu ne veux pas de moi, je ne vais pas te forcer.
Mizuki : -Excuse moi encore une fois.

Elle avait allumé une cigarette tout en s'asseyant au bord du lit. Elle expira plusieurs bouffées de fumée avant de me répondre.

Mina : -Tu aimes quelqu'un d'autre, ça se voit.
Mizuki : -Co... comment ça ?
Mina : -Tu étais ailleurs toute la soirée, tu pensais à autre chose et tu te forçais à trouver une femme pour t'accompagner cette nuit.
Mizuki : -Tu as peut-être raison... désolé de m'être servi de toi...
Mina : -Va le retrouver, il n'y a que lui qui t'apportera des réponses.
Mizuki : -Lui ?
Mina : -Ne fais pas l'innocent, tu n'es pas fait pour les femmes ça se voit.
Mizuki : -Mais... je...
Mina : -Ne t'en fais pas, je ne dirai rien à personne, dépêche toi de partir, il doit t'attendre aussi.

Ces dernières paroles me poignardèrent le cœur. Ainsi donc c'était vrai, cette fois ci j'en avais la preuve. Le dégoût que je venais d'éprouver couplé à ces paroles ne pouvaient que confirmer ce qu'IL m'a dit... J'étais venu chercher des réponses mais je n'avais pas obtenu celle que je voulais... Quelle ironie.
Je me rhabillai tout en m'excusant et en la remerciant encore une fois avant de quitter l'hôtel en courant. Je savais ce que je voulais maintenant, je savais ce que j'étais ; l'idée était encore un peu dur à accepter mais le temps s'occupera de tout ça...
A chaque martellement de mes pieds sur le sol, l'image d'Azaël me frappait l'esprit de plein fouet. Je l'appelais intérieurement, espérant qu'il m'attendrait comme il me l'avais promis. C'est à bout de souffle que j'arrivai vers la fontaine. Je regardai partout autours... et je ne vis personne. La déception envahit l'océan de mes sentiments, c'était maintenant le calme plat à l'horizon, plus aucune vagues ne se profilaient.

Mizuki : -A quoi je m'attendais hein ? Tu n'es vraiment qu'un idiot Mizuki...

Je commençai à partir, complètement dépité, quand une voix retentit derrière moi.

Azaël : -Mizuki ?

Je m'arrêtai. Cette voix si douce et chaleureuse, je sais à qui elle appartenait. Cette façon de prononcer mon nom... ça ne pouvait être que lui. Je me retournai lentement et je le vis. C'était désormais la tempête dans cet océan, des grandes vagues d'amour et de joie s'écrasaient sur la falaise de la raison. C'en était trop, je ne pouvais me retenir cette fois. J'abandonnai toute résistance et lui sautai dessus. Je le serrai le plus fort possible dans mes bras. Son odeur, son sourire, ses formes, sa voix, tout de lui m'avait manqué. Il me passa une main dans les cheveux avant d'essayer de me parler. A peine avait il ouvert la bouche que je saisis l'occasion et l'embrassai.

Azaël : -Et bien calme toi donc un peu !
Mizuki : -Je t'aime Azaël.

J'avais prononcé cette phrase avec tellement de facilité. C'était une évidence désormais, je l'aimais et je voulais passer le restant de ma vie avec lui. Ça avait toujours été comme ça, et ce depuis la première fois. Il fut surpris par ce que je venais de lui dire et mis un certain moment à s'en remettre. Une fois le choc passé, il me rendit mon baiser juste avant de me dire qu'il m'aimait également. Ce n'était que quatre mots mais ce fut les plus beaux que l'on m'es jamais dit. Dans mon excitation, je nous avais téléporté jusque dans ma chambre du palais, veillant à ce que personne ne nous surprenne. Je dirigeai vers mon lit où je finis par le pousser dessus avant de me mettre à cheval sur lui. Il souriait de plus belle, se laissant faire.

Azaël : -Si tu savais combien de temps j'ai attendu ce moment...
Mizuki : -Si tu savais combien j'ai envie de toi...
Azaël : -Je t'appartiens tout comme tu m'appartiens maintenant...

Il posa sa main dans mes cheveux avant d'approcher ma tête de la sienne. Il m'embrassa langoureusement tandis qu'il parcourait tout mon corps de sa main libre. Il me déshabilla et je fis de même pour lui. J'étais nerveux, mon premier amour, ma première fois avec un homme, ma première fois tout court... Il m'avait volé définitivement mon innocence mais je m'en moquais. Je ne voulais sentir que le contact de son corps sur le mien, son souffle chaud dans mon cou, sa main enlacée dans la mienne... Tout le reste n'avais plus d'importance.


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MessageSujet: Re: Comment je suis devenu Apôtre de Mathaël [Terminé]   Jeu 23 Oct - 4:29




Cette première nuit avec lui fut mon plus beau souvenir durant un long moment. Pour une fois, j'éprouvais du plaisir à être avec quelqu'un; pour une fois, quelqu'un d'autre que mes parents (adoptifs ou non) m'aime; pour une fois qu'il m'arrivait quelque chose de bien dans cette vie si terne... Le lendemain fut des plus mouvementé et des plus drôles. J'avais oublié que nous étions dans le palais de Père et donc Hanna frappa à ma porte tôt le matin pour me demander de descendre manger. Ne répondant pas à ces appels, elle finit par entrer, me surprenant tout les deux nus dans le même lit. Azaël ne trouva rien d'autre à faire que de sourire de toute ses dents. Hanna n'éprouva pas la moindre réaction de dégoût ni de surprise, répondant au sourire de mon amant. Je ne fus que plus paniquer de la voir réagir comme ça.

Hanna : -Je pense que je vais vous laisser...
Mizuki (rouge de honte) : -Attends Hanna ! Je vais t'expliquer !
Hanna (rigolant) : -Ne panique pas mon petit, je le savais depuis un bon moment déjà.
Mizuki  (surpris): -Comment ?
Hanna (faisant un clin d'oeil) : -Une mère sent forcément ce genre de chose ! Ne panique pas, je ne dirai rien à personne.
Mizuki (baissant les yeux) : -Merci...
Hanna : -Aaaah... l'amour.... Je vous apporte le petit déjeuner alors.

Elle ferma la porte et sitôt qu'elle disparut, je me roulai dans les draps, cachant ma tête sous l'oreiller. Un sentiment de gêne sans fin m'envahit, 'je n'oserais plus jamais la regarder dans les yeux' pensais-je. Azaël ne put que s'amuser de la situation, il tira d'un coup sec les draps et l'oreiller, me forçant à le regarder avant de me susurrer à l'oreille qu'il n'y a pas de honte à aimer. Je voulus lui répondre quelque chose mais Hanna frappa encore une fois à la porte, nous disant qu'elle déposait le plateau derrière avant de partir. 
Mon amant se leva, enjamba les vêtements et les plumes qui traînaient sur le sol afin de récupérer le repas. J'avais beau essayer de me retenir, je ne pouvais m'empêcher de regarder son corps si parfait qui me faisait tant rêver... Lorsqu'il se retourna et vit que je l'examinais dans les moindres recoins en rougissant, il me sortit encore une fois son sourire si ravageur. Je me dépêchai de reprendre le drap et de m'enrouler encore dedans, lui tournant le dos. Il s'assit sur le lit, le plateau sur les genoux.

Azaël : -Et bien, tu étais moins farouche hier soir, où est passé ta fougue ?
Mizuki : -Tais toi ! J'ai honte !
Azaël (caressant les cheveux) : -Oui mais tu adorable comme ça...
Mizuki : -T'es embarrassant ! Arrête !
Azaël : -D'accord, d'accord... Relève toi au moins pour manger.

Je quittai difficilement mon cocon afin de pouvoir manger le déjeuner au lit en sa compagnie. Après ça, nous nous lavèrent chacun notre tour malgré les protestations d'Azaël qui insista longuement pour se doucher avec moi. Je ne cédai pas et le fit passer en premier. Pendant ce temps, je nettoyai et rangeai le bazar qui était dans ma chambre. C'est alors que je vis le T-shirt de mon compagnon par terre, je m'en saisis, regardai deux ou trois fois autour de moi et le sentit. Il était imprégner de son odeur, de son parfum, j'étais presque au paradis jusqu'au moment où il sortit de la salle de bain, me voyant dans cette position encore une fois.... honteuse. Il se mit à éclater de rire me disant que si je voulais vraiment le sentir, il fallait venir directement à la source.
Cette fois ci c'était au delà de mes capacités de restriction. Le voir sortir de la douche encore mouillé avec la douce odeur du savon qui émanait de lui, me fit encore une fois perdre les pédales. Je lui sautai dessus et le poussai dans la salle d'eau, fermant derrière moi la porte à clef. Lorsque nous eurent finit, il soupira.

Azaël : -Si tu continues à me sauter dessus comme ça sans prévenir, tu vas m'épuiser !
Mizuki : -C'est de ta faute ! Tu n'as qu'a pas être si attirant !
Azaël : -Oh ? Tu dis encore des choses mignonnes...
Mizuki : -Raaaaaaaaaaaaaa, tu me rends dingues !
Azaël : -Et c'est ça qui fait ton charme. Petit Prince...

Il me déposa un baiser sur le front avant de quitter la pièce et retourner pour de bon chez lui. Depuis, il vint de plus en plus souvent me voir, jusqu'à ce que ça devienne une sorte de rituel presque quotidien.
Cette situation dura presque deux ans durant lesquelles nous batifolions dans une sorte d'utopie. Nous avions emménagé ensemble dans un espace spatio-temporelle que j'avais créé pour ne pas que l'ont soit dérangé ou surpris par Père. Ce dernier ne fut jamais au courant et ne posa jamais de question sur ce soudain isolement grâce à Hanna qui disait que je 'vivais ma crise d'adolescence'.
Cependant vers la fin, plus le temps passait, plus Azaël semblait m'échapper... Il s'éloignait de moi petit à petit ce qui m’inquiétait grandement. Quand je le questionnais, il me répondait qu'il m'aimait comme au premier jour, qu'il ne voyait pas de quoi je parlais. Je décidai donc de lui faire confiance, pensant que c'était moi qui me faisait des idées.
J'avais beau essayer de me le convaincre, je n'y arrivais pas. Il rentrait de plus en plus tard, me parlait de moins en moins et nous nous couchions presque plus ensemble. Quand nous le faisions, il agissait bizarrement, précautionneusement, comme s'il avait peur de casser quelque chose. Cette fois ci j'avais vraiment des doutes et je me devais d'avoir des preuves. Une des rares fois où nous étions dans nos ébats, je remarquai un tache noirâtre à la base de ses ailes. Je lui en fit la remarque. 

Azaël : -Il y a certaines choses que tu dois ignorer petit prince... Ne t'inquiète pas pour moi, je passe juste une mauvaise période, a force de cumuler la fatigue, j'ai dû attraper une maladie...

'Petit Prince', il ne m'avait pas appelé comme ça depuis plusieurs mois. Il avait dit ça en fixant au loin dans la pièce, soupirant à plusieurs reprises, le regard presque vide. Son sourire que j'aimais tant, disparaissais au fil des jours. Il n'était plus que l'ombre de lui même. Je pris au sérieux ses paroles et je me renseignai dans les livres de médecine s'il y avait un quelconque moyen de l'aider. A ma plus grande surprise, je ne trouvai rien concernant les tâches noires que des ailes d'ange... Ce fût ailleurs que la réponse s'afficha devant moi. Quand je compris de quoi il s'agissait, je fermai le livre et restai stupéfait. Ça ne pouvait être vrai...
Deux mois supplémentaire s'écoulèrent et cette tâche grandissait sans cesse, prenant presque la moitié de la superficie, confirmant ce que j'avais lu... Je refusais d'y croire pour autant, c'était forcément autre chose...
Un jour, Père me convoqua pour ma première mission, en guise de célébration de ma majorité.

Mathaël : -Mon fils, voila presque dix ans que je t'ai recueilli et je suis fier aujourd'hui, de pouvoir te confier une mission. 
Mizuki : -C'est moi qui vous remercie pour votre éducation et mon adoption. De quoi s'agit-il ?
Mathaël : -C'est une mission un peu spécial mais je pense que tu es à la hauteur.
Mizuki : -Je vous écoute.
Mathaël : -Il semblerait qu'il y ait un ange déchu dans notre palais en ce moment même. Je n'arrive pas à le cerner exactement, sa présence apparaît et disparaît sans cesse. Je pense qu'il utilise la même magie que toi, ce qui peut être problématique.
Mizuki : -Et que dois-je faire exactement ?
Mathaël : -Débusque le, trouve son but et ramène le moi si possible. Nous procéderons à sa purification dans le meilleurs des cas.
Mizuki : -Et dans le pire ?
Mathaël : -Tue le.
Mizuki : -Bien, Père.

Après une courbette, je me retirai, pensant à ce que je venais d'entendre. Je rentrai chez nous et je vis Azaël assit à la table, fixant le contenu de sa tasse de thé. Je le saluai avant de m’asseoir en face de lui, lui parlant avec joie de ma première mission. Il me fit un faible sourire.

Azaël : -Un ange déchu ? Voila qui est quand même étrange...
Mizuki : -Oui ! J'ai hâte de trouver qui est-ce ! Je veux que Père soit encore plus fier que moi !
Azaël : -Je suis sûr qu'il le sera encore plus après ça...

Il inspira un grand coup avant de se lever en se tenant la tête. Inquiet de son état, je me précipitai vers lui, lui demandant si tout allait bien. Il me répondit qu'il était juste un peu fatigué et partit dans la chambre se mettre sous les draps...


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MessageSujet: Re: Comment je suis devenu Apôtre de Mathaël [Terminé]   Ven 24 Oct - 5:12




Depuis le jour où la mission m'a été confié, Azaël ne sortit plus de notre chambre. Il avait verrouillé la porte de la pièce et ne répondait jamais à mes appels régulier. Je le suppliais de sortir, de m'expliquer, de me dire ce qui n'allait pas mais je n'obtenais jamais de réponses. Je laissai donc tomber, mis cette situation dans un coin de ma tête et me concentrai sur la recherche de ce fameux Ange Déchu qui inquiétait tant père. Je passais des nuit entières à chercher, fouiner, réfléchir mais rien n'y faisait, c'était le néant le plus complet. Il n'y avait plus aucune trace de lui depuis des semaines maintenant, ce qui me poussa à demander confirmation auprès de Père.

Mathaël : -Un Ange déchu est fourbe mon fils, ils sont dangereux parce qu'ils connaissent notre mode de vie, notre armée et savent très bien quels sont nos faiblesses. Il se peut qu'il soit très très bien caché, ne baisse pas ta garde.

Ne pas baisser ma garde... Je décidai de faire aveuglément confiance dans ses paroles étant donné que c'était ma première épreuve. Je partis dans les sources chaudes me relaxer et mettre au plat ce que je savais. C'est alors que je commençai à penser à l'improbable. Je me souvins du jour où j'ai cherché un remède contre la 'maladie' d'Azaël et de la réponse que j'y ai trouvé. J'avais lu dans un livre la chose suivante :

"Les Anges de lumière sont des êtres purs autrefois humains que Dieu a décidé de récompenser pour leur vertu. Il leur a offert la capacité de voler grâce des magnifiques Ailes couleurs neiges aussi légère que les plumes qui les composait. Cependant le cœur d'un Ange étant celui d'un homme, il peut très vite être perverti par les ténèbres.  Dans ce cas précis, le plumage se teintera d'une couleur noir corbeau d'abord à la base, puis remontant lentement vers les extrémités. La vitesse de propagation dépends du niveau de perversion dont l'Ange fait preuve. Une fois le processus terminé il devient alors un Ange Déchu, se laissant ronger par des sentiments de haine ou de colère..."

Un Ange Déchu ? Azaël devenait donc un Ange déchu ? Si c'était le cas qu'avait-il fait pour mériter une tel transformation si rapide ? Cette fois ci les doutes ne pouvait se dissiper, je devais en avoir le cœur net. Je sortis et me rhabiller le plus rapidement possible, rentrant immédiatement chez moi. Je me postai devant la porte de la chambre toujours verrouillée et attendis. 
Une boule au ventre se forma, j'étais nerveux et j'avais peur de la réponse qui m'attendait. Je ne voulais pas croire en ce scénario si catastrophique. Je pris de grande bouffée d'air et me lançai. Je frappai une fois de plus et attendis une réponse. Comme d'habitude, je n'en eu aucune. Je décidai donc de forcer l'entrée, je ne pouvais vraiment pas rester dans la brume... 
Je défonçai la porte et fouilla du regard partout dans la pièce. Je vis alors Azaël assis au bureau, s'occupant de nettoyer son épée. Ma vision se focalisa immédiatement sur les ailes de mon amants. Lorsque je les vis, j'en tombai des nues. C'était désormais un plumage couleur charbon qui s'affichait devant moi. Azaël s'arrêta et sans se retourner me parla.

Azaël (soupirant) : -Mizuki... je t'avais pourtant dit qu'il y avait certaine chose que tu devais ignorer... Pourquoi as tu défoncé cette porte maintenant ? Pourquoi tu ne m'as pas fait confiance ?
Mizuki : -Azaël... tes ailes....
Azaël : -Si tu es ici c'est que tu as compris ce qui m'arrivait.... Il est trop tard pour faire marche arrière... Un de nous deux doit mourir ce soir permettant d'accomplir sa mission...
Mizuki : -T...ta....ta mission ?

Cette fois ci il s'arrêta de frotter la lame de son arme. Il regarda un moment par la fenêtre avant de se lever. Il me fit face et s'approcha lentement de moi. J'étais sous le choc et ne pouvait bouger; une fois au corps à corps il me prit dans ses bras. 'Pardonne moi mais je t'ai vraiment aimé' m'avait-il dit. Douleur. Une douleur d'abord mental se propagea dans mon cœur; elle précéda une douleur physique intense. Du sang. Beaucoup de sang. D'abord coulant de ma bouche puis ruisselant de mon abdomen quand il retira la petite dague qu'il avait dissimulé. Il l'avait fait. Il avait voulu me tuer. 
Il se retira et recula un peu pour mieux me voir. Je mis la main sur mon ventre et la regardai; elle était rouge vermeil. Il se mit alors à genoux devant moi, prenant mon visage dans une de ses paumes.

Azaël : -Mizuki, pardonne moi... J'avais pour mission de te tuer... Je n'ai pas pus m'y résoudre avant que tu me dises que tu me traquais.... Je ne pouvais tuer l'homme que j'aimais et pourtant je devais le faire...
Mizuki (articulant difficilement) : -P..pou...pour...pourquoi ?
Azaël : -Te souviens tu de Riyuki et de ce qu'il s'est passé il y a deux ans maintenant ? L'homme qu'il devait abattre était mon père... Après avoir commis son sombre dessein et t'avoir violé, il m'a traîné de force devant Gabriel. Là bas je fus torturé de longues journées pour des informations que mon père n'avait pus leur donner. Alors que j'étais à bout de force, Gabriel utilisa la manière plus forte et entra dans mon esprit, scrutant la moindre parcelle de mon âme et c'est là qu'il a vu la fascination que je te vouais...

Il se releva et fit un tour de la pièce, se postant devant la fenêtre. Il fixa la lune comme nous le faisions auparavant tout les deux. Au bout de quelques minutes il reprit.

Azaël : -Il a découvert grâce à Riyuki que tu étais le fils adoptif de Mathaël et futur pupille. Tu étais donc une menace pour lui, il devait te supprimer au plus vite. Il me tortura encore quelques jours avant de me briser psychologiquement. Quand je fus 'prêt', il me proposa un marché. Il me laissait la vie sauve en échange d'un service : je devais t'approcher, te séduire, profiter de ton amour pour finir par t'assassiner...
Mizuki (toussant du sang) : -T...tu ne m'as jamais aimé ?
Azaël : -Tu devrais me comprendre petit prince... C'était ma vie ou la tienne... J'avais la possibilité de vivre et qui plus est à tes côtés, pourquoi aurais-je refusé ? Il a soigné mes blessures que j'ai subis lors des séances de tortures avant de me renvoyer sur Celestia. Le jour suivant je te rencontrai enfin...
Mizuki : -M'as tu aimé ?
Azaël (soupirant) : -J'aurais aimé te répondre non mais ce n'est pas le cas... Je t'ai vraiment aimé durant presque un an et demi mais Gabriel est venu me rappeler quelle était ma mission, ce qui a enclenché le début de ma transformation... La haine contre cet homme et le fait que je profitais de tes sentiments tâchaient de noir mon âme..

Quelque chose se brisa en moi. On aurait pus dire que c'était l'espoir. L'espoir d'avoir été un jour vraiment aimé sans conditions ni contreparties. Je ne pouvais nier ce qui était devant moi. Il m'a trompé, il a trompé mes sentiments, mon amour. Il m'a utilisé, il a utilisé son corps pour me séduire. Il ne valait pas mieux que les autres, que tout ceux qui ont souhaité ma mort. La trahison en elle même n'est pas douloureuse, le pire étant qu'elle vient toujours de quelqu'un en qui on a une confiance aveugle. Il revint vers mon corps agonisant, attendant que je rende mon dernier souffle.

Mizuki : -Reviens....moi...
Azaël : -C'est déjà trop tard. J'ai passé de longues journées à essayer de trouver une solution à ce problème mais rien n'y faisait... Tout a basculé le jour où tu es venu me parler tout heureux de ta première mission. Traquer et tuer un Ange Déchu qui rodait dans le palais....Je devais te tuer et rejoindre Gabriel pour survivre. Ma vie ou la tienne, le deal était déjà conclu dès cet instant.

J'avais de plus en plus de mal à suivre ce qu'il me disait. Ma vue se troublait et la fraîcheur de la mort s'approchait de moi à grande vitesse. Je me vidai de mon sang dans un endroit où seul moi et Azaël pouvons accéder... c'était le crime parfait pour lui. Mes sens me quittait un par un au fur et à mesures que le sang coulait. J'entendais de plus en plus mal ce qu'il me disait mais je pus comprendre quelque chose d'essentiel.

Azaël : -Ma vie n'est qu'ironie au final... Mon véritable nom est Azazel, comme le dixième Ange déchu. Mes parents m'avaient prénommé ainsi, pensant me rendre plus fort psychologiquement. J'ai renié ce nom et l'ai transformé en Azaël. Plus j'y pense et plus que je me dis que je suis plus proche du Démon que de l'Ange... Je t'ai séduit, profiter de toi et débauché comme il l'avait fait et le tout sans regrets. Je me demande si je ne vais pas reprendre mon appellation d'origine..

Mes yeux se fermaient peu à peu, devenant de plus en plus lourds. Bien qu'à l'agonie, mon cerveau tournait à plein régime. J'ai été trompé. Il m'a trompé. Il est pourri. Les gens sont pourris. Le monde est pourri. Je vais le détruire. Je vais tout détruire.
Mon cœur réduit ses battements à un tel point qu'on ne les entendait presque plus. Je sentais la mort approchée... Elle était là, à côté de moi, prête à me donner le coup de grâce...
Mais est-ce donc comme ça que j'allais finir ma vie ? Assassiner par un homme qui a prétendu m'aimer ? Mort à cause de ma naïveté ? Devais-je le laisser s'en tirer comme ça ?

NON

J'avais la rage de vivre, je ne voulais pas mourir de suite. Je sentis alors au fond de moi une énergie encore inconnu jusque là, celle de la haine, du désespoirs. Sans réfléchir, je lui sautai dessus et pompai tout ce qu'elle avait à m'offrir. Mon rythme cardiaque augmenta de nouveau, offrant des pulsations à une vitesse folle. Mes ailes se mirent à briller et secrétèrent de la poudre qu'elles ne produisaient que les nuits de pleine lune en temps normal. Elle tomba par petit tas sur le sol et sur mon corps. Le sang qui se rependait par terre revenait dans mon corps et la blessure se referma. La vie me revenait mais je perdais autre chose d'essentiel en échange... Je perdais la raison.
Je succombai à mes pulsions de vengeance qui étaient enfouies au fond de moi depuis mon enfance. Je voulais tuer, je voulais me faire justice moi même. Un flux traversa mon corps, décuplant ma puissance magique et ma force. Je me relevai, le regard vide et je poussai un cri dans la direction du ciel. La zone dimensionnel dans laquelle nous nous trouvions devenait tout aussi instable que mes émotions, rendant l'endroit extrêmement dangereux. Azazel fut le premier à quitter le lieu, stupéfait par ma 'résurrection'. Quand je remarquai qu'il était retourné dans le monde normal, je le suivis et lui fis face. 
Il tenta de prendre la fuite mais je l'arrêtai, l'enfermant dans un autre petit monde que je venais de façonné. Ce monde était né de toutes mes émotions négatives et s’agrandissait en même temps qu'elles. Je le rejoignis, conjura mon épée et me mit en garde, la folie au ventre...


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MessageSujet: Re: Comment je suis devenu Apôtre de Mathaël [Terminé]   Mar 4 Nov - 4:22




Le désespoirs, la haine, la rage, la vengeance, la folie... Quelles douces sensations... Pourquoi m'en étais-je privé jusqu'à maintenant ? C'était une source d'énergie sans fin qui me tendait les bras, je n'avais plus qu'à avancer ma main dans sa direction pour la saisir. Je me sentais fort, je me sentais bien, qu'importe le prix à payer, je voulais vivre comme ça jusqu'à la fin de mes jours. Je ne souffrirai plus, je ne me ferrai plus jamais humilier, je rétablirai la justice dont la vie m'a fait défaut depuis mon enfance.
Je me tenais la tête avec ma main, riant de plus belle. C'était une certitude désormais, l'amour, la compassion, la joie et tout autre émotion positive ne sont que superflus. Azazel me regardait, médusé par le spectacle que je donnais. Je venais de dévoiler la part d'ombre qui sommeillait en moi et ce n'était vraiment pas beau à voir. Ce monde parallèle que je venais de faire naître grandissait à vue d’œil et enveloppais désormais la totalité du palais. C'était un endroit sombre, teinté de rouge vermeille et de noirceur. La violence et la haine se faisait sentir, peu importe l'endroit où nous nous trouvions. L'odeur du sang ainsi que celle de la chaire en décomposition étaient omniprésentes, rendant l'air irrespirable. La moindre des statues se transformait en un monstre difforme cherchant à assouvir ses pulsations meurtrières. Des cris d'homme, de femmes, d'enfant surgissaient de nul part, torturant les esprits fragiles des servants pris aussi dans mon sortilège. Chaque peur personnelle se matérialisait, pétrifiant les gens qui leurs faisaient face. Personne n'était épargné, je voulais raser ce monde et construire le mien à la place. C'est alors que mon ex amant décida enfin de parler, mettant fin à mes éclats de rires.

Azazel : -Arrête espèce d'idiot ! Tu ne vois pas que tu es en train de tout détruire ?!
Mizuki : -Tout détruire ? Oui... Je vais tout détruire de ce monde pourri, j'en créerai un autre où je serrai  le Roi, le tout puissant, celui qui aura le droit de vie ou de mort ! Tout le monde me craindra et me respectera !
Azazel : -Tu perds la raison, arrête toi !
Mizuki : -Tu n'es qu'un déchet qui contribue à la pourriture qui ronge l'univers, je dois te réduire au silence éternel.

Je resserrai ma poigne sur la garde de mon épée elfique et fondit sur mon adversaire. Il parait avec difficulté mes coups mais tenait le choc. Mes pupilles se dilatèrent au maximum, guettant la moindre occasion de le blesser. Dans ma tête raisonnaient les bruits des chocs entre les deux lames et mes battements de cœur grimpèrent en flèche, de plus en plus excité par l'appel du sang. La vitesse et la force de mes assauts augmentaient sans cesse et les premières égratignures ornèrent le corps de mon ennemi. Il recula d'un seul coup assez loin après avoir paré une des mes attaques. Il reprit son souffle avant d'examiner ses blessures. Ça n'avait beau être que de petites coupures, elles ne s'arrêtaient pas de saigner. J'en profitai pour lui sauter dessus et lui asséner un énorme coup de pied dans le ventre, l'envoyant balader au loin.

Azazel (crachant sans sang par terre) : -Une épée enchantée ainsi que des capacités physiques et magiques hors du commun, tu es vraiment un monstre au final...
Mizuki : -La faute à qui ? Ce n'est pas moi qui me suis trahis tout seul...
Azazel (riant jaune) : -Comment ai-je pus croire t'anéantir aussi facilement...
Mizuki : -Comprends tu enfin à quel point tu m'es inférieur ? Implore ma pitié et mon pardon, peut-être que je t’achèverai rapidement...
Azazel : -Ce sont les faibles qui implorent la pitié !

Il s'essuya la bouche et lança une attaque suicide, son dernier atout, son assaut final. Je l'esquivai avec aisance avant de planter délicatement la pointe de ma rapière dans la chaire de son abdomen, au même endroit où il avait essayé de m'assassiner. Son corps tomba dans mes bras et toute résistance s'effaça. Je sentis alors un liquide couler par petite gouttes sur mon bras et c'est alors qu'Azazel releva avec difficulté la tête. Il pleurait à chaude larme mais avait un sourire satisfait. Il posa sa main sur ma joue.

Azazel : -Je suis heureux que ce soit toi qui ait mis fin à ma misérable vie...

Il toussa presque pendant une longue minutes avant de reprendre avec difficulté son souffle. On sentait que le sang envahissait ses poumons,  accélérant le processus létal..

Azazel : -J'ai beau avoir essayé de renier mes sentiments jusqu'au bout mais je n'en ai pas été capable... Je voulais que tu me déteste pour ne pas que tu pleures ma mort...Je t'aime... Petit Prince....

Sa main glissa avant de tomber au sol, seule restait la marque sanglante de celle ci sur ma joue. Ma folie s'estompa alors, me dévoilant l'horrible vérité. Son corps encore chaud pendait dans mes bras, le sourire aux lèvres. Il avait quitter ce monde en étant heureux, dans l'étreinte de l'être qu'il aimait plus que tout. Je venais de tuer mon amant, mon âme sœur, celui qui était plus précieux que ma propre existence. Les perles salées se mirent aussi à rouler le long de mes joues avant de finir dans ses cheveux. Je poussai encore une fois un hurlement vers le ciel, criant à en perdre la voix ma tristesse. La dimension dans laquelle nous étions devenait encore une fois instable mais je m'en fichais. Vivre sans lui n'est pas envisageable, je ne vivrais pas dans un monde sans lui.

Un monde sans lui ne vaut pas la peine d'exister ?


Oui c'est ça... c'est tout à fait ça... Raser ce monde puis disparaître dans l'oubli... C'est sûrement la meilleurs chose à faire... La dimension devint de nouveau stable et reprit sa croissance. Je devins le noyau alimentant ce vortex engloutissant tout sur son passage. Il grossit et prit la taille du continent de Cristal tout entier, continuant sa course folle. Je perdis totalement le contrôle, je n'étais plus maître de la situation. Je fermai les yeux et attendis la fin, heureux de savoir que ma vie allait s'arrêter maintenant. La magie allait consumé toute mes forces vitales, m'emmenant avec douceur jusqu'à la mort.
Je sentis alors des bras remplit d'amour m'entourer, j'ouvris mes paupières et vit que c'était Père qui s'était frayé un chemin jusqu'à moi pour éviter une catastrophe.

Mathaël : -Mon enfant, que t'arrive-t-il ? Reprends toi !
Mizuki : -Je ne peux plus Père, c'est trop tard, j'ai perdu le contrôle...
Mathaël : -Pourquoi en arriver à une telle extrémité ? Veux tu tuer des centaines de milliers d'innocents ?
Mizuki : -Bien sûr que non... mais je ne peux plus arrêter ma magie... elle va me consumer jusqu'à la fin

Il m'enveloppa d'une douce lumière chaleureuse avant de mettre la main sur mon torse au niveau du cœur.Il crispa alors ses doigts et un sceau apparu au bout de ceux ci. Il le posa d'abord sur ma peau puis l'ancra dans mon âme avant de le verrouiller. Tout se passa alors très vite à partir de ce moment. Mes forces me quittèrent mais je sentis que ma dimension avait stoppé sa croissance pour finalement disparaître. J'entendis alors Père prononcer ces paroles avant que je sombre dans l'inconscience :

Mathaël : -Tu es vraiment fort mais ta magie dépends trop de tes émotions. Tu ne mérite pas une telle puissance. Elle restera sous sceller jusqu'à ce que tu sois capable de te contrôler. Je t'offre une chance de te repentir de l'énorme bêtise que tu viens de commettre, ne me déçois plus.

Ses paroles frappèrent ma corde sensible de plein fouet, je l'avais déçu... Je voulu parler mais je n'y arrivai pas. Mes yeux se fermèrent et quand je les rouvris, j'étais allongé dans une pièce blanche avec plein d'étranges appareils...


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MessageSujet: Re: Comment je suis devenu Apôtre de Mathaël [Terminé]   Sam 8 Nov - 2:07




Cette pièce si blanche... Je savais ce que c'était et donc où j'étais. Je tournai la tête vers mon bras droit et vis sans grande surprises que plusieurs perfusions étaient plantées dans mon bras, me déversant des produits plus ou moins étranges... J'étais torse nu avec uniquement un sous-vêtement pour caché ma nudité. J'avais donc bien été transporté dans l'aile médicale du palais. J'examinai les environs et m'aperçus que j'étais seul. J'en profitai pour me mettre assis au bord du lit pour tenter de me lever. Un mal de crâne terrible ainsi qu'une douleur au cœur me tombèrent dessus sans crier gare, m'empêchant de faire le moindre geste. Mon ventre se mit à grouiller et je me rendis compte que j'étais plus faible que je ne le pensais.

Mizuki : -Combien de temps suis-je resté inconscient...
??? : -Environ quatre jours.

La porte de la pièce s'ouvrit et se tenait à l'embrasure une jeune Kistuné en tenu d'infirmière que je ne connaissais pas. Je la dévisageai de long, en large et en travers avant de finalement pousser un soupire de dédain. La jeune Renarde fit de même mais quand elle vit que j'avais débranché toute les perfusions, elle s'avança vers moi, complètement furax. Elle me fracassa sur le crâne le calepin sur lequel elle prenait note, amplifiant de plus belle ma douleur.

Mizuki : -Mais vous êtes timbré ! Ça se dit infirmière mais ça frappe ses patients !
??? : -La ferme ! Ici c'est moi qui commande. Tant que tu es dans ce bâtiment, tu m'obéis au doigt et à l’œil
Mizuki : -Non mais vous parlez au fils de Mathaël quand même
??? : -Je parle surtout à un abruti de première d'après ce que je vois. Et puis je me moque de ton rang, à l’hôpital, miséreux comme noble sont égaux devant la maladie. Tu resteras ici tant que je n'aurai pas décidé de ton rétablissement complet.

Cette femme m'énervait, elle me rendait dingue, elle me rappelait les autres idiots de ma jeunesse qui me méprisaient. Je rêvais de la frapper et de la réduire au silence. Au moment même où j'ai eu cette pensée, ma douleur au torse revint de plus belle, m'obligeant à ma recoucher en position fœtale. La Rousse avait un sourire narquois sur les lèvres. Elle s'humidifia les lèvres puis les doigts pour feuilleté son calepin -ou ce qu'il en restait-.

??? : -Magnifique sceau de notre empereur, comme toujours...
Mizuki : -Mais qui es tu, vipère ?
??? : -Je m'appelle Arya petit crétin et je suis une nouvelle apôtre de Mathaël. Je suis arrivé pendant ton coma.
Mizuki : -Père embauche donc des pestes comme toi ?
Arya : -Humpf. Je te conseille de modérer tes mots, tu pourrais le regretter.
Mizuki : -Qu'importe, je pars d'ici une heure maximum.
Arya : -Même pas en rêve.
Mizuki : -Oh que si.

Ce soir c'était la pleine lune si je ne me trompais pas. Il restait quatre jours pile avant cette fameuse lorsque j'ai perdu connaissance. J'allais donc pouvoir guérir et sortir d'ici au plus. En plus de cela, je devais très vite retrouver Père pour discuter avec lui de ce qui s'était passé. 'Ne me déçois plus', cette phrase tournait en boucle et je ne pouvais m'en défaire.
La dernier rayon du soleil d'éclipsa et la douce lueur de la lune commencer à entrer par la fenêtre. Cet astre était bien la seule chose dont j'étais sûr qu'elle ne me trahirait pas. Tout les vingt-huit jour, elle me réconforte de sa pâle clarté, effaçant tous les maux qui m'accablent.
Mes ailes se mirent à briller comme d'habitude et la poudre flotta dans toute la pièce, faisant croire à de la neige pailletée.. Arya ouvrit grand ses yeux avant de me sauter dessus comme une furie

Arya : -Ce n'est pas une légende !! Montre moi plus en détail !! Je veux toucher, je veux cette poudre !!

Elle approcha sa main pour me toucher mon plumage mais ayant recouvré une partie de mes forces je lui saisis le poignet au vol avant de lui lancer un regard meurtrier.

Mizuki : -Que ce soit clair, plus personne ne touchera à mes ailes
Arya (soupirant de dédain) : -Soit, j'attendrai le temps qu'il faudra. Tu peux partir maintenant si tu veux, fiche le camp que je ne vois plus ta tronche de petit merdeux.

Je la lâchai et suivit son conseil sans se faire prier. Je repris mes affaire qui traînaient au pied de mon lit et vit que mes vêtements étaient tâché du sang. Je serrai les dent en grognant et partit sans même prendre la peine de me rhabiller. Je me dirigeai vers ma chambre pour prendre des rechanges et me dirigeai vers la salle du trône. Père y discutait avec Liminir et Hanna et quand j'arrivai, ils se turent. Ils devaient sûrement parler de mon cas. Je pris la honte sur moi et m'avançai à leur pied avant de me mettre à genoux, le front contre le sol.

Mizuki : -Tous les mots de l'univers ne suffiraient pas pour exprimer à quel point je suis désolé. Je vous demande pardon à tous, je vous ai fait honte et si je peux expier ma faute d'une quelconque façon, je le ferrai avec plaisir.
Mathaël : -Relève toi et approche toi.

Sa voix était dur et froide, loin de celle que j'avais l'habitude d'entendre. Je m'exécutai et lorsque je fus prêt de lui, il me gifla violemment. Je gardai la position un moment, ne voulant pas dévoiler ce visage de honte à mon paternel.

Mathaël : -Je ne te le dirai pas deux fois alors écoute moi bien. Ta petite crise a coûté la vie à plusieurs centaines de personnes qui se sont suicidées, ne supportant pas ta magie. J'ai passé les quatre dernier jours à réparer ton erreur et a calmé le peuple qui souhaitait ta mise à mort. Tu dois déjà te battre pour te faire accepter, as tu vraiment besoin de te faire des ennemis aussi stupidement ?!

Il soupira un grand coup avant de reprendre. Hanna et Liminir n'avaient pas bougé.

Mathaël : -J'ai scellé une grande partie de ta magie pour éviter une autre catastrophe. J'y ai ajouté un sceau d'anti-corruption, permettant à ton cœur d'être à l'abris d'une transformation en Ange déchu. Il ne fonctionnera qu'une fois, le prochain coup, je te laisserai et je te tuerai de mes mains. Est-ce clair ?
Mizuki : -Oui Père...
Mathaël : -Mais par le bon Dieu pourquoi as-tu fais ça ?
Mizuki : -Pardonnez moi Père...

Une larme coula le long de ma joue. Je ne pris pas la peine de l'essuyer et partit sans répondre ni même le regarder en face. Il voulut me rattraper mais Hanna lui mit la main sur l'épaule en lui faisant signe de la tête.

Hanna : -Vous avez été assez dur avec lui, il a compris la leçon et ne recommencera plus. Laissez lui du temps maintenant...
Mathaël (se relâchant) : -C'est parfois plus dur qu'on ne le pense d'être père.. J'espère qu'il me pardonnera cet accès d'autorité
Liminir : -Il vous porte en haute estime et sait que vous l'aimez. Il ressortira grandit de toute cette pagaille.
Mathaël : -Je l'espère... Hanna, n'intervennez pas cette fois ci, laissez le seul.
Hanna : -Comme il vous plaira.

Pendant qu'ils discutaient, je couraient dans les rues de la ville, retenant mes larmes. Je venais de recevoir des gros coups de poignards émotionnel et la plaie était bien plus douloureuse que n'importe quelle autre... Je m'arrêtai à bout de souffle et vit que je me trouvai devant une taverne bien fréquentée. Je regardai un moment l'enseigne avant de finalement pénétrer à l'intérieur...


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MessageSujet: Re: Comment je suis devenu Apôtre de Mathaël [Terminé]   Mer 12 Nov - 2:07



Cette taverne représentait tout ce que je voulais éviter dans ces moments là. Une fois passé la porte, je savais ce qui m'attendais et c'est pour cette raison que j'ai longtemps hésité avant d'entrer. Comme je m'y attendais, c'était bondé de monde. Les femmes souriaient et dansaient tandis que les hommes buvaient en laissant leurs mains se balader un peu partout sur les corps avoisinants. Ça parlait fort, ça riait, ça sentait l'alcool et la sueur, tout ne faisait qu'empirer mon dégoût envers l'humanité. Je me frayai un passage au comptoir sous les regards soient menaçant soit méfiants des gens. Une fois arrivé au comptoir, l'homme me regarda avec un sourire en coin.

Tavernier : -Tiens donc, que viens faire notre cher fils à Papa de l'empereur dans le bas peuple ?
Mizuki (sec) : -La ferme et servez moi un double Whisky.

Après avoir été surpris par ma réponse, il s'exécuta et me servit. Je descendis cul-sec le verre avant d'en recommander aussitôt un autre. Au bout du quatrième verre, le Barman refusa de me servir de nouveau. Complètement frustré de cette réaction, je sortis pendant que je le pouvais encore. Je me mis à déambuler dans les rues, titubant de plus en plus. Je finis par croiser un Elfe qui semblait avoir facilement la centaine d'année. Il me jugea de haut en bas avant de finalement s'approcher de moi. Il ne passa pas par quatre chemins, il prit mon bras avant de le mettre sur ses épaules et me saisit par les hanches et descendait de temps en temps sur mon fessier. Ma vision était brouillées mais encore assez net pour voir qu'il n'était pas déplaisant, c'est pourquoi je me laissai faire. Ce fut le trou noir à partir de ce moment là. Plus aucun souvenir de la nuit passée jusqu'au lendemain, l'alcool avait fait son effet. Je me réveillai seule dans une chambre qui m'était inconnue. J'avais un affreux mal de crâne qui ne voulait pas partir et la bouche pâteuse. C'est alors que je me souvins que j'étais sorti noyer mon chagrin dans l'alcool.
Lorsque je tentai de me levai, je me rendis compte que j'étais totalement nu dans de magnifique draps soyeux. Je ne comprenais vraiment rien et ma douleur à la tête n'arrangeait rien. C'est alors que l'Elfe de la veille arriva en sous-vêtements avec un plateau repas. Il s'assit sur le lit et posa le plateau sur ses genoux.

Elfe : -Tu es enfin réveillé ?
Mizuki : -Qui... Qui es tu ? Et que fais-je ici ?
Elfe (soupirant) : -Tu étais donc trop saoul pour te souvenir de cette merveilleuse nuit... Quel dommage...

Cette merveilleuse nuit ? Qu'entendait il par là ? C'est alors que quelque chose me traversa l'esprit, me donnant un semblant de réponse. Je le pris par les épaules avant de le secouer.

Mizuki : -On a couché ensemble ?!
Elfe : -Et pas qu'une fois.
Mizuki : -Tu as profité d'un homme saoul, tu devrais avoir honte !
Elfe : -Profité ? Jusqu'à preuve du contraire, tu étais plus que consentant, tu en redemandais sans cesse. Si j'ai profité d'une seule chose la nuit dernière c'est de pulsions érotiques.

Il me raconta ensuite comment il m'avait trouvé, accompagné et amené chez lui. Il me conta ensuite le restant de la nuit, la façon dont je lui avais sauté dessus, dont je m'étais lamenté sur mon sort et comment j'ai finis par m'endormir pitoyablement pendant l'acte parce que j'avais trop bu. Plus il parlait, plus mes yeux se vidaient de toute énergie. J'ai donc été capable de tomber aussi bas ? J'en avais bien peur... Mais de toute manière qui s'en préoccupe vraiment ? Je n'ai plus de famille, plus d'amis, plus d'amants et même Père et Hanna me renient maintenant. Je relâchai mon emprise et laissa mes mains glisser le long de son corps avant de revenir sur mes genoux.

Mizuki : -Je vois... Je te remercie pour tout.

Je me levai et prit mes affaires avant de me tourner vers lui. Mon regard n'exprimait plus rien, j'étais devenu une coquille vide attendant que les jours passent.

Elfe : -Tu ne restes pas ?
Mizuki : -Non, je rentre au palais.

Sans plus attendre je me téléportai dans ma chambre et me dirigeai vers la salle de bain. Là-bas je pris une longue douche, laissant couler l'eau durant presque une heure. Je ne pensais à rien, je voulais juste sentir le liquide couler le long de ma peau. Je finis par sortir et je me couchai directement avant de me réveiller au crépuscule.
A partir de cet instant, tous les jours se déroulaient en suivant le même schéma que la nuit précédente. Je sortais dans les bar durant la soirée, trouvais un compagnon pour la nuit avant de rentrer chez moi à l'aube pour dormir jusqu'au soir. Ce petit manège dura presque une mois jusqu'à cette fameuse nuit.
Comme d'habitude j'étais sorti et je m'étais saoulé jusqu'à en oublier comment je m'appelais. Je finis par chuter dans la rue et ne pus me relever. Tous les gens passaient à côté de moi, indifférent à mon sort. Tous ? Non pas les hommes qui étaient en manque de sexe. Un groupe de trois hommes se penchèrent vers moi. Je n'avais plus la force de bouger mais j'entendais encore ce qu'ils disaient.

Homme 1 : -Regardez, ce n'est pas Mizuki, le fils adoptif de Mathaël ?
Homme 2 : -Si on dirait bien. C'est vrai ce qu'on dit, il est à croquer.
Homme 3 : -On pourrait le croquer à notre tour aussi
Homme 1 : -Ça va pas non, il va nous couper en deux s'il s'en rend compte
Homme 3 : -Il est tellement saoul qu'il ne peut même plus bouger. On l’emmène dans une chambre, on s'occupe de lui et on le rejette dehors, il ne se souviendra de rien...

J'allais encore une fois être abusé par des hommes que je ne désirais pas... A quoi bon, je m'en fichais maintenant. J'ai déjà subi ça une fois alors pourquoi pas deux ? Ils commencèrent à me soulever et l'un d'entre eux me prit sur son dos. Alors qu'ils commençaient à partir, une voix retentit devant eux.

??? : -Je peux savoir où vous allez avec Mizuki ? Bande d’écervelés ?
Homme : -Qu'est ce que tu nous veux gamine ?
??? : -Gamine ?! Moi ?!

J'ouvris avec difficultés les yeux pour voir de qui il s'agissait. C'est alors que je vis Arya, solidement appuyé sur ses pieds, les mains sur les hanches avec une mine sérieuse et contrarié par ce qu'elle venait d'entendre.

Arya : -Ecoutez moi les trois débiles et toi aussi l'imbécile qui gît sur le dos du gros baraqué là. Je n'ai pas l'intention de vous laissez partir comme ça avec un camarade ?
Homme : Un camarade ? Qu'est ce que tu nous chantes gamine ? Mêles toi de tes oignons.

C'était de trop pour Arya, elle ne put se contenir et sauta droit sur son interlocuteur, lui décrochant un bon coup de poing dans la mâchoire, ce qui eut pour effet de l'envoyer dans les pommes. Les deux hommes restants s'avancèrent plutôt menaçant vers elle. Elle soupira de dédain avant de se charger d'eux à leur tour. Quand ils furent les trois à terre, elle s'approcha de celui qui l'avais traité de gamine et se mit accroupi. Elle saisit son visage et le réveilla d'une paire de baffes.

Arya : -Je ne suis pas une gamine mais une apôtre de messire Mathaël. La prochaine fois, vous ne vous attaquerez pas à des cibles faciles qu'est un homme ivre mort n'est-ce pas ?
Homme : -Non...Nous ne... le ferrons... plus..
Arya : -Bien ! (avançant vers moi) Et qu'est ce que je vais faire de toi triple idiot.

Elle se transforma en Kistune et me posa sur son dos. Elle galopa dans les airs jusqu'au palais et entra dans ma chambre par la fenêtre. Elle me posa sur mon lit et tenta de me déshabiller. Dans un élan de pseudo lucidité, je tentai de l'en empêcher en l'insultant de tout les nom tout en me débattant. Sa réaction fut net : elle me gifla.

Arya : -C'est comme ça que tu me remercies ? Tu es donc toujours ingrat de la sorte ?
Mizuki (ayant beaucoup de mal à parler) : -Je... ne veux pas... de ta pi...tié...
Arya : -Crétin, ce n'est pas de la pitié mais de la compassion. Je sais tout de ton histoire, Hanna m'a tout raconté et je ne peux m'empêcher de souffrir pour toi.
Mizuki : -Je.... m'en mo...que pas...mal...
Arya : -Regarde moi dans quel état tu te trouves, il est où ton rêve d'imposer ta grandeur au monde entier ? La tu ne fais qu'attiser la haine et la méprise des autres.

Les larmes commencèrent à couler le long de mes joues. Je savais qu'elle avait raison mais je ne voulais pas me l'avouer. Je voulus rétorquer quelque chose mais je sentis une piqûre sur mon bras. Elle m'avait administrer un somnifère couplé à un agent qui aide à mieux absorber l'alcool. L'effet fut immédiat, mes yeux se fermèrent sur le champ. Lorsque je les rouvris, il faisait jour et la journée était plutôt bien avancée. Arya était assise à mon bureau et s'occupait en lisant. Quand elle vit que j'étais réveillé, elle ferma son livre et s'assit sur mon lit.

Arya : -Ça y est, tu es réveillé ? Tu te sens bien ?
Mizuki : -... Fiche moi la paix.
Arya : -Oh écoute, si tu veux continuer à faire ton égoïste et à faire l'idiot toute les nuits c'est ton problème. Mais en attendant, Mathaël, Hanna, Liminir et les autres apôtres sont morts d'inquiétude pour toi. Tu les fais souffrir à cause de ton égoïsme.
Mizuki : -Tu mens. Personne ne se soucis de moi.
Arya : -Et bien vas y, continues à croire en cette connerie c'est bien. Tu crois que je suis venu te sauver hier pour avoir de la reconnaissance ?
Mizuki : -C'était de la pitié.

Elle me gifla encore une fois et tellement fort que sa main en devint aussi rouge que ma joue.

Arya : -C'était de la compassion, pas de la pitié crétin.

Elle se releva en s'époussetant les vêtements avant de se diriger vers la sortie. Juste avant de fermer la porte, elle s'arrêta et sans se retourner, elle me parla.

Arya : -Reprends toi Mizuki, noyer ton chagrin dans l'alcool et les hommes ne résoudra rien. Reprends toi et va de l'avant. Ça sera douloureux au début mais le temps apaisera tes souffrances. Parle avec Mathaël, parle avec Hanna de tes problèmes, ils sont là pour t'aider dans ces moments là...

Elle s'en alla définitivement et au moment où la porte était presque fermé, je l'appelai. Elle s'arrêta.

Mizuki : -Merci Arya, je te revaudrai ça.

Elle ne répondit rien et partit. J'étais de nouveau seul dans ma chambre et je repensai à ce qu'elle m'avait dit. Je me levai et partit prendre une doucher. J'en profitai pour remettre de l'ordre dans mes idées et prit une décision des plus capitale. Je sortis de la salle de bain, prit d'élégant habits et prit soin de mon corps. Je devais repartir sur de bonnes bases. Une fois finit, je me dirigeai vers la salle du trône. Là-bas, je demandai à Père de m'accorder quelques instants en privé. Il accepta, gardant toujours la même expression neutre que quand il m'avait sermonné. Une fois seul à seul, je mis un genoux à terre avant de m'exprimer.

Mizuki : -Je vous demande pardon Père. Pardon pour mon égoïsme, pardon pour avoir abusé de mon pouvoir, pardon pour avoir rejeté tout ce que vous m'avez enseigné. Et enfin pardon d'agir sans me soucier de vos sentiments et émotions. Je jure à partir de maintenant de vous servir fidèlement en suivant vos préceptes, de ne plus m'égaré dans les ténèbres de ce monde et j'espère un jour être à la hauteur pour devenir votre pupille. Je prouverai par mes actions, et non par la force, aux gens du monde entier que je suis quelqu'un digne d'être élevé par vous.

Il y eut un grand moment de silence qui fut brisé par l'empereur qui me serra dans ses bras.

Mathaël : -Ô mon fils, si tu savais combien tes paroles me touchent. Voilà que je désespérais de ne plus te voir remonter la pente mais tu te ressaisis au bon moment. Le chemin que tu as choisis sera semé d'embûches, en es tu conscient ?
Mizuki : -Je les surmonterai toutes.
Mathaël : -Tu devras faire des sacrifices.
Mizuki : -Si c'est pour vous, je le ferrai sans hésiter.
Mathaël : -Alors j'accepte de ton donner une dernière chance. Pars voir Hanna lui annoncer la nouvelle, elle doit être morte d'inquiétude à cette heure là.

J'acquiesçai avant de me relevai et me dirigeai vers les appartement de ma mère adoptive. Je la trouvai rapidement et me confessai de la même manière que je l'ai fait avec Père. Elle eut la même réaction, ajoutant même qu'elle était fier de moi. J'étais reparti sur le droit chemin et je ne voulais plus m'en écarter quoiqu'il arrive.
Deux ans s'écoulèrent. Deux ans durant lesquels, je fis plus ample connaissance avec Arya pour finalement assez bien entendre avec elle. J'ai étudié et me suis entraîné de telle sorte que j'ai grimpé rapidement les échelons un à un avant d'arriver au sommet. J'ai d'abord été désigné capitaine de la garde royale, puis apôtre et enfin Pupille de l'Empereur le jour de mes vingts ans.
Comme je me l'avais promis, les gens du peuples commençaient à me respecter, oubliant presque le tragique incident que j'ai créé il y a deux ans... J'ignorai les jaloux, méprisai les envieux et surpassai quiconque me tenant tête. J'étais arrivé enfin au bout de mon rêve mais aussi de celui de mes parents... Désormais tout le monde savait qui j'étais et ce que j'étais. Je ne cachais plus mes ailes et me pavanais sans gênes.
Au niveau émotionnel, j'étais devenu à peu près stable jusqu'à ce que je repère un petit renard roux venant souvent au palais... La suite tout le monde la connait...



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