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 Les récit de l'event !

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Orimiade et Garry
17%
 17% [ 1 ]
Étrange disparition
50%
 50% [ 3 ]
Entre la vie et la mort
33%
 33% [ 2 ]
Total des votes : 6
 

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Okita..
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Localisation : Dans une plaine lugubre

MessageSujet: Les récit de l'event ! Ven 31 Oct - 23:28

Bonsoir !

Nous avons donc 3 récits pour cet évent ! Il y a Miki, Shala et moi même. Nous comptons sur vous pour départager les trois textes grâce au bouton 'Voter' sur la page d'accueil.

Voici le premier :

Orimiade et Garry

Lorsqu'un être humain a peur, peu importe sa volonté son corps restera toujours mortifié par le frisson...
C'est ce qui m'est arrivé, moi Orimiade, jeune humaine née sur les cruelles terres de Black Rose. Je hais ma race, les humains sont faibles et impuissants face à nos prédateurs, entre autre nous sommes inutiles en ce monde, si nous venions à être tous exterminés un jour l'équilibre de cette terre continuerais à tourner malgré notre tourment...
Vampires, loups garous, sorciers, tous nous méprisent. Aucun des deux empereurs ne veut accorder leur protection à notre peuple, nous sommes seuls...
Notre existence à même était jugée nuisible, ainsi, Mathaël et Gabriel se sont alliés pour une cause commune qui sera la première et la dernière...
Notre extermination.

Prêtre: Gardez espoir mes enfants! Le seigneur est avec nous! Priez Dieu et vous serez sauvés!
Orimiade *soupirant*: Comme si Dieu portait encore les yeux sur nous...
Garry: Ory...l'écoute pas, viens on se taille.

Depuis cette décision le peuple humain n'était réduit qu'à du bétail cloitré dans un enclot souterrain à l'abri des regards des autres races. Notre population était sous terre, nous n'avions plus vue la lumière depuis trois ans Garry et moi...
Comme moi, Garry est un humain qu'on a jeté dans ce trou avec sa famille. C'est encore un naïf qui pense pouvoir sortir de là un jour où l'autre. Il est encore un peu gamin dans sa tête.
Je soupir et continue de marcher avec lui dans notre ville souterraine. A présent ce n'est qu'une pauvre citadelle revenue à l'état mésopotamienne où tous les humains ont été parqués. Nos rues ne grouillent pas de monde, seuls quelques prêtres encore un peu timbrés sortent dehors en faisant sonner leur cloche pour inciter les gens à sortir de leur trou pour prier avec lui. Garry et moi n'y prêtons plus attention et décidions de nous poser quelques minutes. Tels des singes acrobates, nous montons facilement sur les toits des habitations où nous, nous allongeons en regardant en l'air. Garry prit un air mélancolique.

Garry: La lumière du jour me manque... Je veux rentrer...
Orimiade: Idiot si tu sort de là les hommes de Gabriel et Mathaël te tueront! Et puis même si tu arrivais à les échapper tu serais mort, tué où dévoré par les autres créatures que grouille le monde extérieur...

Nous tombons dans un profond silence. Je n'aurais pas du l'engueuler comme ça, moi-même je rêve de sortir de ce trou. Garry crispe ses lèvres, quand il fait ça il sortira une belle connerie en général.

Garry: J'aurais tant voulu naître ange à la place d'être humain!!

Je confirme il a bien dit une connerie profonde. Je me charge de son cas en lui fracassant le crâne d'un coup de point, il me regarda avec un air de chien battu presque énervant.

Orimiade: Arrête de faire le faible! T'es un humain et puis c'est tout! Quand on est fort on assume ce qu'on est et puis c'est tout!
Garry: T'es sûre que t'es bien une fille Ory...? Où alors t'es peut être...
Orimiade *furieuse*: Râââh ferme là!

Garry se laisse tomber en arrière et soupir une seconde fois, il prend un voix plus sérieuse.

Garry: Un jour je t'emmènerais loin de ces cavernes Ory, on auras la belle vie tous les deux...
Orimiade *rougissante*: Wow! Qu'est-ce que tu t'apprêtais à dire là morveux?! J'ai une tête à accepter tes sentiments?!
Garry: T'es vraiment insensible...

Il me tourne le dos, moi aussi. Ce n'est pas la première fois que nous, nous disputons sur notre avenir. Notre moue nous as bien vite emporté dans le sommeil. Nous n'étions plus désormais que deux orphelins en train de dormir sur le toit d'une maison en terre cuite dans une pauvre ville souterraine.
Les heures passent, je ne sais pas si le jour se lève où  la nuit tombe, vivre dans une grotte nous empêche de savoir l'heure exacte. Je décide finalement d'ouvrir les yeux timidement, voir si Garry dormait encore.
Pire que ça, il n'était plus à mes côtés.

Orimiade *paniquée*: Qu...? Garry? Bon sang il est passé où cet abruti de gamin?!

Je descend du toit, personne n'est dans les rues, comme d'habitude. Sauf que cette fois les prêtres ne sont pas de sortie non plus, sans doute se sont-ils fatigués à gueuler pour un rien sur des maisons qui ne donnaient pas de réponses.
Les yeux encore engourdis par le sommeil, je ne perçois pas encore réellement les traits de la ville, je me frotte les yeux avec fatigue.
Du sang. Du sang sur les murs des habitations, du sang au sol, du sang omniprésent.
Mes yeux ont été bien trop frottés pour que je puisse voir pareille chose.
Même si le bruit ne se perçois pas, mes dents claquent et mes yeux vacillent, est-ce qu'un attentat à eu lieu dans mon sommeil? Dans ce cas pourquoi suis-je la seule à être encore en vie?
Soudain mes pupilles font une deuxième pirouette, Garry. Où ce sale môme est allé? As-t'il été tué lui aussi?
Cette simple pensée me rendit d'avantage plus fragile et mes jambes flageolaient. Des légères gouttes de sueurs coulaient le long de mon corps et mon chignon brun se défaisait avec le stress que j'accumulais.

Orimiade *affolée*: Pourquoi...

Je ne dois pas sombrer, je décide de parcourir les habitations, à l'intérieur, des cadavres bouffés par les germes et des pustules horribles qui éclataient en laissant le sang écailler leurs vêtements. J'eu un soulèvement au coeur, des enfants, des hommes, des femmes et des vieillards rongés par des plaques noirs, des teints pâles et du sang coulant de leurs bouches et leurs oreilles. Je pouvait voir malgré moi des mouches tourner autour d'eux, des rats grignoter leurs entrailles et les insectes qui en faisaient tout autant.
Je ne peux plus le supporter, je sort des maisons et je court dans les rues de ma ville sous terre, les images encore en tête des cadavres. Le dégoût qu'ils m'inspiraient dut tel que je vomissait dans une ruelle à poumons déchirés. Je m'assois comme une malpropre à côté de ma galette pour reprendre ma respiration. J'ai de plus en plus mal et de plus en plus peur pour Garry, ma seule crainte était de revoir ce môme dans le même état que ces malheureux...
Je tend l'oreille, j'entends le son d'une cloche.
Avec espoir je me relève, je suis sûre qu'il s'agit d'un prêtre qui revient de sa tournée. Je court à corps perdu jusqu'à la source du bruit.
Là, un prêtre défiguré, la mâchoire envahie par la rage arrive en boitant, sa cloche pendait autour de son cou avec une corde en paille. Affolée je me précipite vers lui.

Orimiade: Mon père! Que vous est-il arrivé?! Qu'est-il arrivé à notre ville?
Prêtre: Aaargl....Ouuuuuuuuuuuuuuugrl....Aaah...
Orimiade: M...Mon père...?

Je recule, le prêtre semble appeler à l'aide pourtant aucun mot humain ne sort de sa bouche, il ne fait que vociférer comme un animal. Il continua sa marche comme s'il m'avait ignoré. Et alors que je courais vers lui, il avait atteint l'arbre le plus proche pour se pendre dans ses dernières forces. Là, je découvrais avec horreur qu'une cinquantaine d'hommes et femmes étaient également pendus à cet arbre, tous l'état le plus ravagé les uns que les autres.
Cette vision me suffit à être inondée par l'angoisse. Le prêtre marchait droit depuis le début jusqu'à l'arbre, il voulait se pendre depuis le début? Et tous ces autres malheureux, ont-ils été également menés jusqu'ici?
Ma tête me faisait mal, des images défilaient devant moi, en tournant les yeux je voyait à chaque coins de rue des humains ravagés par des douleurs et des déformations, beaucoup n'avaient plus de yeux, des insectes les avaient mangés.
Les miens ne supportent plus rien, ils vacillent, passent l'arme à gauche et mon corps suit le rythme. Je m'évanouis sous le poids de l'angoisse et la peur...
            -----------------------------------------------

Enfin, après plusieurs heures sûrement, mes yeux s'éveillent de nouveau mais j'ai trop peur de voir les horreurs autour de moi.
Timidement mes prunelles grises s'ouvrent tendis que mon corps reste au sol, enroulée sur moi-même.
J'en ai marre. Je suis seule.
Quelle honte. Moi qui fais toujours la fière, montrant aux autres que je suis une fille sans peur voilà que je me retrouve désemparée dans un cimetière vivant. Si Garry avait à ma place qu'aurait-il fait ce gamin?
Peuh! Il aurait pleurniché comme tous les mômes!

Orimiade: ...Je hais la solitude.

En disant cela je sentais quelque chose me prendre la cheville. Me retournant furtivement, je vis avec horreur une petite fille mutilée de tous les membres par la mystérieuse maladie qui sévissait dans la ville. Soudain elle ouvrit la bouche si grande que s'en était pas naturel, elle enfonça ses dents dans ma chair où je pouvais sentir mon sang partir petit à petit, il se glaça. Ma lâcheté m'avait pris le dessus et très vite je devint tétanisée du spectacle qu'elle me donnait.
Son corps ressemblais plus à celui d'une araignée que d'une gamine, je poussa un hurlement de détresse mais il était vint, j'étais bel et bien seule dans cette caverne.
Cherchant de quoi repousser la bête, je regardais comme une folle les environs tendis que l'araignée me grignotait petit à petit la jambe.
Mon espoir commença à grandir lorsque je trouvit des éclats de de fenêtre près de moi, avec un morceau de verre j'entaillais la figure de la bête qui hurla de douleur, j'en profita pour m'enfuir le plus loin possible malgré ma jambe qui me faisait souffrir atrocement.

Orimiade: J'ai...mal...je veux...un médecin...

Dans mes soupirs de douleur mes larmes coulaient avec abondance sur mes joues tendis que mon sang ruisselait aisément le long de mon pied. Je gémissait seule, des taches de sang me poursuivaient sans relâche tendis que l'atrocité de la plaie était toujours avec moi. Je perdais bien trop de sang et très vite l'oxygène vint à me manquer. Désespérée, je m'agenouille au sol dans un élan de fatigue et je regarde le plafond de notre souterrain, le même que nous regardions pas plus tard qu'hier soir Garry et moi.
Je pleure de plus en plus, je veux revoir ce sale gosse et le prendre dans mes bras. Je le suivrais en dehors de cette grotte et nous vivront une vie bien meilleure, je suivrait son rêve.
J'entend soudainement beaucoup de grognements autour de moi. Tournant la tête lentement, je voyait des tas et des tas de cadavres/araignées qui me regardaient avec envie le sang que je déversait.

Orimiade *pleurant*: Non...Laissez-moi...

Leurs yeux avaient rougis et leur mâchoire se déboitaient, bavant en voyant l'appétissante jeune fille que j'étais.
Je les regarde du coin de l'oeil et je pleure à nouveau.
Si je ne suis qu'une viande alors allez-y, je n'en peux plus.
Je souris derrière mes pleurs et je leur tend les bras comme on le ferait à un enfant, je suis devenue folle et je les appellent.

Orimiade: Puisque c'est une fatalité allez-y! Dévorez-moi! Dégustez mes entrailles et mes os!!

Comme s'ils m'avaient entendus, ils se jetèrent sur moi par dizaines où chacun se bousculait pour avoir une part. Alors que chacun me plantait leurs crocs je riait, je riait devant la mort.

Orimiade: Voilà où j'en suis arrivée!! Je te hais mort! Je te hais épidémie! Je te hais solitude et je te hais monde de Black Rose pour avoir rejeté les humains!! Allez tous en enfer où je vous attendrait!!

Dans un dernier éclat de rire elle se fit dévoré le nuque, la tuant sur le coup. Seul les yeux encore intactes fixaient le plafond en maudissant le destin des humains de Black Rose, ils juraient contre le soleil qui les avaient repoussé depuis tant d'années.
Enfin, mêmes les yeux gris d'Orimiade finirent dans la gorge des bêtes qui avaient finis leur repas. Seul restait de la carcasse le squelette...
Curieusement ont eût crû voir la mâchoire de la morte sourire...

                       ----------------------------------

                                                      
???: J'aurais préféré te sortir de cette caverne au lieu que tu finisse tes jours à l'intérieur...

Un ange avec de beaux cheveux lavandes bouclés regarde le cadavre de l'humaine dévorée il y a deux ans à présent.

Garry: A bientôt, Ory...

Et sur ses mots, l'ange embrassa le squelette avant de s'essuyer les yeux avec la manche de sa veste pour s'envoler hors de la cité souterraine, vers la lumière du soleil qu'il aurait voulu offrir à celle qu'il avait aimé, il n'aura plus la chance de la revoir à nouveau...


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Dernière édition par Okita le Ven 31 Oct - 23:34, édité 1 fois
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Okita..
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MessageSujet: Re: Les récit de l'event ! Ven 31 Oct - 23:28

Le deuxième récit :

Étrange disparition.

Aujourd'hui je suis orpheline.Sans l'ombre d'un doute mon destin était lié à une chose qui me suivait depuis ma tendre enfance. Je me disais que les histoires ou les ragots n'étaient que l’imagination abusive de la population. Une cinquantaine de femmes et d'enfants disparaissaient dans le mois, on ne retrouvait pas leur corps.Après chaque disparition les hommes du village emmenaient les chiens et ils allaient dans la sombre forêt qui ce trouver derrière les habitations des villageois pour chercher les disparus. Ils revenaient à chaque fois bredouille. Les maris qui avaient perdu leur famille sombré dans l'alcool est l'amertume de la solitude.

Je raconte cette histoire car je suis intimement touché par ce phénomène et je vais vous raconter à présent mon univers simple et modeste. Je vivais près de la lisère de la forêt dans une petite maison très modeste et nous étions éloigné de toute civilisation alentour. Mon père survenait à nos besoins, il faisait au mieux pour me rendre heureuse. Tous les matins mon paternel allait travailler de bon cœur à la ville, il travaillait dans une petite fabrique de tissu, il était aimé de tous. Il revenait tard le soir et il me bordait pour que je puisse m'endormir, une fois que je me suis endormi, il allait directement se coucher dans sa chambre qui se trouvait face à la mienne. Quand le petit matin arrivait sur ma maisonnette et que c'était le jour du seigneur, mon père venait tôt le matin me réveiller et m'emmener au marché du village. Nous arrivâmes enfin après une bonne heure de marche, nous étions obligé de traverser la grande forêt sombre que tous le monde craignait.

Une fois dans le marché mon père prenait ma main pour ne pas me perdre dans la grande foule. Du haut de mes 7 ans je voyais mon univers tout en grand et j'avouerais que les adultes me faisais un peu peur mais ils étaient tellement gentil avec moi que je leur répondais toujours un sourire quant ils venaient me parler avec mon père.

La foule qui composait les habitants du village étaient composé de toute sorte de race et chaque race tenait au moins un marché. Mon père, comme à son habitude alla voir les beau fruits de Mme Lycra, ils étaient toujours aussi énormes et délicieux.

Père : Je voudrais 6 tomates, 5 carottes et quelques …
Mme Lycra : Comme d'habitude Mr Laurent?

Mon père esquissa toujours le même sourire, celui d'un homme seul et chaleureux.

Père : Oui.

Je regardais les petites sucettes qui ce trouvé à côté des fruits. Mon père me regarda et il esquissa un autre sourire puis il demanda une petite sucette pour moi.

Mme Lycra : Comment tu t'appelles ma petite ? Je vois ton petit visage tous les jours saint mais je n'est pas eu l'occasion de demander ton jolie nom.

Je regardais mon père afin qu'il me donne son approbation et une fois qu'il me la donna je répondis timidement.

?: Je me nomme Isabella.
Mme Lycra : Mais c'est un jolie nom ! Ta mère doit être fière de toi !?

Un long silence s'installa et Mme Lycra confuse s'excusa et mon père lui répondit calmement que ce n'était pas grave et que les étourderies pouvaient arriver. Mme Lycra esquissait un sourire gêné puis elle changea de conversation pour que l'atmosphère ne sois pas trop pesante pour elle.

Mme Lycra : Vous avez entendu ?
Père : Non, nous vivons à l'extérieur du village....
Mme Lycra : Oui c'est vrai !

Elle chuchota à mon père pour que je ne puisse pas entendre les mésaventures des villageois mais j'entendis malgré tous la conversation.

Mme Lycra : Une femme a disparu hier et nous l'avons retrouvé dans la forêt. Elle ne portait aucun vêtement et …
Mon père : et ?
Mme Lycra : Elle a été apparemment étranglé....Les hommes du village commencent à colporter des rumeurs comme quoi c'est un esprit malfaisant qui emmène les femmes et les enfants dans la forêt afin de les dévorer. Mais je me demande pourquoi nous avons eu la chance de retrouver le corps de cette pauvre femme.
Mon père : C'est bizarre....
Mme Lycra: oui...même moi j'ai peur de m'endormir car voyez vous il ne s'attaque qu'aux femmes et aux enfants. Faîtes bien attention Mr Laurent, protégeais bien votre fille car vous vivez quand même loin du village.
Mon père : C'est silencieux et on entend aucun bruit venant du village, je ferais attention à l'avenir car pour moi c'est ma fille qui compte le plus au monde.

Mon père prit les légumes et il me donna la sucette après qu'il s'en alla du stand de légume. Nous marchâmes un long moment dans le marché et je me stoppa net quand je vis un homme soûl dans la rue avec une bouteille à la main. L'ivrogne me regarda puis il rampa vers moi et il toucha mes cheveux blond bouclé et ma peau blanche. Des larmes coulèrent sur son visage et il me serra dans ses bras en prononçant le prénom de sa fille disparu. Mon père sépara l'inconnu de ma personne doucement puis il l'aida à se relever. Le pauvre bougre serra mon père dans ses bras et se remit à pleurer sa fille. Après quelque minute l'ivrogne s'arrêta de pleurer puis il s'en alla la bouteille à la main, sa marche était chancelante.

Après le petit tour, nous rentrâmes dans notre maisonnette. Mon paternel fit le repas puis une fois terminé il m'avait installé sur un chaise d'adulte et me tendit une fourchette. Pendant quelque minute nous mangeâmes les deux dans le silence puis je brisa cette absence de parole.

Moi : Pourquoi tend de gens meurent dans le village ?
Père : Je ne sais pas.
Moi : Et maman... ? Elle est morte comme ça ?

Quand je prononçait le mot « maman » mon père restait un long moment gêné puis il changea de conversation mais cette fois ci, il termina sa bouché de légume puis il posa sa fourchette et il essuya sa bouche avec sa serviette en tissu blanc. Mon père prit ma main et d'une voix douce il répondit à ma question.

Père : Ta mère est morte en te donnant naissance...et elle est au ciel, elle garde un œil sur toi.

Je regardais mon cœur qui semblait triste puis après cette petite conversation je descendis de ma chaise et j'avais pris les assiettes pour faire la vaisselle mais l’évier était trop grand pour moi alors mon père m' installa sur un petit tabouret. Mon paternel m'aida avec un petit sourire et doucement il me barbouilla le visage avec de la mousse et je fis de même pour jouer avec lui. Après le grand combat de mousse, mon père me laissa un long moment dans la maison. Il m'avait emmené dans ma chambre en attendant qu'il revienne. Je jouais à la dînette avec Mr nours mais un bruit lourd se fit entendre dans la maison. Ma curiosité me força à me lever et j'étais partie à la recherche de l'origine de ce bruit. Après dix minutes à écouter le brouhaha étrange, je colla enfin mon oreille contre la porte de la chambre de mon père et un bruit sourd avait retenti, puis ce bruit retentissait toute les deux minutes. J’hésitais à ouvrir la porte car mon père m'avais interdit l'accès à sa chambre mais je l'ouvris quand même quand le bruit s'arrêta net. Tout doucement je tournais la poignée, elle était un peu trop haute pour moi mais quand je fus enfin entré dans sa chambre je ne vis rien de suspect. Sa chambre était tout aussi modeste que la mienne. Des photos trônaient sur sa cheminé, celle de ma mère et de mon père, elle me ressemblait comme deux goûtes d'eau. Comme j'étais là, je me suis aventuré dans les recoins de sa chambre et j'avais ouvert ses placards. Des robes simple bon marché de toute les couleurs arboraient les placards de mon père et il y avait un coin ou se trouver ses propres vêtements.
Après mon long voyage dans sa chambre, j'ai été surprise par mon père qui me regardais les bras croisés près de la porte, il avait l'air mécontent. Il me regarda un long moment puis il me tendit la main et j'étais venu à lui pour la prendre. Mon père m'emmena dans ma chambre et me souleva pour me poser sur mon lit.

Père : Ne rentre plus dans ma chambre sans ma permission Isabella.
Moi : Oui papa.

Il caressa mes cheveux puis il me coucha et me borda car la lune avait pris la place du soleil. Une fois que mon paternel était parti, je regardais un long moment ma fenêtre qui arborait de magnifiques étoiles. Je me suis endormis après ma longue contemplation et un autre bruit étrange mais plus fort me réveilla. Je me leva et ouvrit la porte de ma chambre, les bruits venaient de la forêt. Une peur m'envahissait quand je vis sa noirceur, je pris mon courage à deux main pour découvrir l'origine de ces bruits à l'extérieur. Les brouhaha s'arrêtèrent net quand j'étais sorti hors de ma maison. Pied nu je m'étais aventuré dans l'herbe pour aller vers la forêt mais une main m'agrippa le bras par derrière. Le visage peint par la peur je sursauta et je vis en me retournant un homme vêtu de noire à capuche. Mon premier réflexe fut de courir vers la forêt mais le sombre inconnu m'attrapa par la taille et me suréleva. Prise par la panique je me débattais pour m' échapper de son étreinte mais celui-ci continua à serrer de plus en plus. Afin que je ne puisse crier il porta sa main à ma bouche et après un long moment de terreur, je m'étais évanouie.

Le lendemain mon père me réveilla au petit matin pour me lever afin de prendre mon petit déjeuner. Effrayer, je regardais l'environnement de ma chambre et je constata que ce n'était qu’un cauchemar et que l'homme que j'avais vu et qui semblait si réelle était simplement le fruit de mon imagination. Après mon petit déjeuner mon père me laissa pour travailler en ville et j'attendis ma nouvelle nounou car l'ancienne était portait disparu. De longue heures passèrent puis ma nounou frappa enfin à la porte. Une fois celle-ci installé dans ma maison, elle me posa des questions sur mes goûts, mes envies pour le dîner et ce que j'aimais faire avec les autres nounous avant elles.

Ma nounou s'appelait Celi et elle était âgé d'une vingtaine d'année. Elle était belle, elle avait de long cheveux brun tressé à l'arrière et des yeux d'un bleu ciel magnifique. Elle portait des petites robes blanche avec un châle en laine sur les épaules. Cette jeune femme inspirait la confiance et la sympathie. Elle esquissait un doux sourire affectueux en guise de réponse quand mes questions étaient un peu trop gênantes.

Quand j'avais engloutie mon repas, je regardais ma nounou qui fixait la forêt à travers la fenêtre. Elle me regarda quand elle sentit mon regard se porter sur elle.

Celi : J'ai une tache sur le nez Isabella ?
Moi : Non je me dis que vous êtes belle.

Celi esquissa un sourire puis elle se leva pour débarrasser et elle attrapa un puzzle dans une étagère qui se trouvait à côté de la table. Elle vida le contenu de la boîte puis toujours avec le sourire elle commença le puzzle et je l'aida.

Plusieurs heures passèrent et la nuit arriva sur Black Rose. Mon père n'était toujours pas arrivé de son travail et je commençais à m’inquiéter de son absence. Celi restait calme et elle s'occupait de la vaisselle lorsqu'un bruit strident était survenu de nul part. Ma nounou s'arrêta net, le regard inquiet elle cherchait la provenance de ce bruit puis elle me regarda et elle esquissa un sourire inquiet.

Celi : Isabella ?
Moi : C'est pas moi Celi.

Un autre bruit ce fit entendre mais celui-ci était plus fort que tous les autres et il étaient cette fois-ci accompagné par des bruits de coup dans les murs. Ma nounou angoissé attrapa ma main et elle alla le plus vite possible m'emmener dans ma chambre. Elle caressa mes cheveux avec une expression de peur.

Celi : Tu restes dans ta chambre et tu n'ouvres à personne. Je vais allé voir ce qui ce passe....

Celi s'en alla et elle ferma la porte doucement derrière elle. Après son départ je restais un moment dans le noir dans ma chambre et les bruits stridents ce stoppèrent. Un silence prit la place et pendant quelque minute je n'entendais que les grillons et les animaux de la forêts. J'attendais avec impatience l'arrivé de ma nounou mais celle-ci n'était pas revenu. Je me leva enfin et quand j'allais pour ouvrir la porte un cri de terreur résonnait dans toute la maison. Mon premier réflexe était sans doute le plus courageux, j'ai ouvert ma porte et je suis allé voir ou ce trouver Celi. Je regardais dans tous les recoins de la maison sauf la chambre de mon père. Je me hâtai au plus vite et ma main trembla quelque peu quand j'entendis des bruits d'objets tombaient au sol. Quand j’eus enfin le courage nécessaire, je tourna enfin la poignet de la porte et dans la pénombre de la chambre je vis une silhouette qui était debout comme un piquet devant une masse au sol. Prise de panique je reculais puis la silhouette qui semblait humaine s'avança vers moi et elle referma aussitôt la porte. Je me mis à courir au plus vite vers la sortie quand je me frappa contre quelqu'un, je leva mon visage apeuré et je vis avec soulagement celui de mon père qui rentrait du travail. J’enlaçai mon père de toute mes forces et je me mis à pleurer à chaude larme, j'essayais de parler mais les mots ne voulaient pas sortir de ma bouche et pour finir je hoc-tais car mon chagrin et ma peur étaient à son paroxysme. Mon père inquiet me décolla doucement de lui puis il s'agenouilla pour être à la même hauteur que moi.

Père : Isabella ?
Moi : J'ai peur...Celi...Un truc dans ta chambre !!
Père : Voyons calme toi...On va aller voir dans ma chambre mais je suis sûr que c'est une farce de ta nounou...

Il prit ma main et nous étions allé dans sa chambre, il ouvrit la chambre et je fus surprise que la chambre soit vide. Mon père me regarda et esquissa un sourire.

Père : Tu voies il n'y a rien..
Moi : Celi..elle est où ?
Père : Elle a dû sortir un moment, elle va revenir. Tu vas te coucher et on verra tous ça demain, il se fait tard.

Il me borda un long moment car la silhouette dans sa chambre envahissait encore mon esprit puis je m'étais endormi doucement en serrant fort un de mes nounours. Le lendemain mon père s'était levé et comme d'habitude il me leva de bonne heure pour que je puisse prendre un petit déjeuner et qu'il puisse s'en aller au travail. Mon regard chercha Celi mais elle n'était pas là. Mon père me regarda intriguait de ma soudaine recherche puis il brisa le silence.

Père : Tu cherches, ma fille ?
Moi : Celi....
Père : Celi ?
Moi : Oui ma nounou, elle n'est pas revenu d'hier soir.
Père : Tu as une nouvelle amie ?
Moi : Mais non ! tu sais Celi ?!

Ils se leva puis il se mit à rire tout en ébouriffant mes cheveux. Je pensais à ce moment là que j'étais folle ou bien que mon père était devenu amnésique ou enfin j'avais rêvé la disparition d'une soi-disante Celi.

Après le repas du matin mon paternel m'embrassa sur la joue puis il s'en alla au travail. J'attendais l'arriver d'une nouvelle nounou mais elle semblait en retard alors je suis allé vers ma chambre puis je me suis stoppé devant la porte de mon paternel. Je suis resté un long moment à fixer la porte puis après une longue réflexion j'étais finalement entrée.

La chambre n'avait pas changé d'un poil, tout était à sa place. Le soleil traversait la chambre, ce qui l'éclairait de toute part. Dans ma grande recherche je vis au sol ou se trouvé la silhouette et la masse noire, le ruban bleu qui nouait les cheveux brun de Celi. Je ramassa le ruban puis je le déposa dans ma petite poche avant de ma petite robe orange. A ce moment là j'avais compris que mes rêves étaient réalité. Une chose étrange ce trouvait bien chez nous et elle avait sans doute enlevé ma nounou. Je me mise à trembler d'effrois puis je me dirigeai vers ma chambre tout en fermant la porte de mon père et j'entendis un bruit à l'intérieur. J'ouvris encore une fois la porte mais il n'y avait rien alors je la refermai mais un autre bruit se fit entendre quand je l'eus fermé . Je la rouvris et cette fois-ci le bruit continuait à retentir dans la chambre.Il provenait des murs et il ne semblait pas s'arrêter en ma présence.

D'un pas léger je marchai dans la chambre pour trouver la source du bruit et je la trouvai enfin près du placard de vêtement. Avec précaution j'avais ouvert le meuble et j’entendis le bruit qui devenait de plus en plus fort et effrayant. Mon instinct me disais de ne pas tapoter le fond du placard mais ma curiosité d'enfant prit le dessus et ma main caressa le bois pour enfin sentir de l'air traverser les lattes. Quand j'allais pour casser les planches qui composaient le font, mon père entra dans la chambre et il fut moins compréhensif quand il me vit dans le placard. Il m'attrapa par la taille et me souleva pour enfin m’emmener dans ma chambre et il verrouilla la porte derrière lui.

Père : Tu n'aurais pas dû ! Tu vas rester dans ta chambre et réfléchir à deux fois !

Triste, je me colla à la porte pour le supplier de me laisser sortir.

Moi : Papa !! j'ai pas fait exprès ! C'est les bruits !

Après mes paroles, mon père s'était en allé du couloir qui mener à ma chambre et à la sienne. Pendant quelque heure je restais recroquevillé sur moi même, laissant mes larmes coulaient sur mon visage. Quand la nuit tomba je dormais depuis quelques heures adossait contre mon lit et je me réveillai enfin quand j'entendis des violents coups venant de la chambre de mon père. Surprise et apeuré par ces bruits perturbant , je me leva le plus vite possible et j'ouvris ma porte qui était étrangement ouverte. J'entendis des hurlements et des bruits sourd qui retentissaient encore une fois, mon instinct me disait de fuir mais mon inquiétude pour mon père était plus forte. Mes jambes bougeaient seul et je me mis finalement à courir jusqu'à la fameuse chambre. La porte de cette chambre était grande ouverte et mon regard se porta directement sur le placard de mon père qui était lui aussi ouvert. La lune éclairait le placard de l'extérieur mais pas son contenu ce qui me donna un petit frisson. Mon cœur battait la chamade au fur et à mesure que je m'approchais de cette armoire simple en chaîne. Une fois devant, je vis les ténèbres, il m'était impossible de voir le contenu de celle-ci alors je m'approchai enfin de cet angoissant meuble puis je tendis ma main pour toucher le font de cette armoire. Après une longue recherche sans visibilité, je compris que le font avait disparu et que quelqu'un était passé avant moi.

Je marchai un long moment dans l'armoire sans font dans le noire et je sentis que ma petite chaussure verni avait déplacé un minuscule objet, je tata le sol et je compris après l'avoir secoué que c'était une boîte d'allumette. J’allumai une des nombreuses allumettes de la boîte puis un tout autre environnement s'offrit à moi. Un long tunnel plein de poussière s’étendait devant le bout de mon nez puisque mes petites allumettes avaient une très courte porté de rayonnement, je devais toutes les 30 secondes en rallumait une pour ne pas me retrouver dans le noir totale.

Après ma longue progression dans le tunnel je mis enfin un pied dans une salle mais mon corps resta immobile quand je vis à quelque mètre de moi une silhouette avachie sur un corps. Cette silhouette suspecte était entouré d'ossements et de chair en décomposition. Mon allumette s’éteignit quand je voulais rejoindre le tunnel pour fuir, j'ai dû en rallumer une autre mais quand j’eus enfin la vision sur mon environnement, j'ai toute de suite regretté de l'avoir craqué. La frayeur m'envahissait et je sentis alors mon urine coulait le long de mes jambes.

Deux gros yeux noire, des dents mal soigné et un petit nez qui était englobait par un visage pâles difforme et des cheveux en bataille noire me regardait de près. Elle était vêtu d'un chiffon sale et déchiré en coton. Cette chose qui ne semblait pas être humaine inclinait la tête vers la droite pour mieux me voir. Je restais devant elle sans bouger puis mon allumette c'était consumé, j'étais alors encore obligé d'en rallumer une autre. Cette fois-ci l'étrange chose s'était volatilisé, et je vis enfin le corps ou la créature en faisait son repas. Quand je vis l'état du corps et surtout l'identité de celui-ci ma peur prit le dessus. Je me mis à marcher d'un pas rapide vers le tunnel et je rallumai le plus vite possible mes allumettes pour que je ne tombe pas nez à nez avec la créature.

Quelque minutes passèrent dans le tunnel et je vis enfin la lumière de lune. Elle me rassura jusqu'à ce qu'une silhouette se posta devant l'armoire, effrayé, je resta un long moment terrifié puis je sentis d'effrois un souffle chaud et fétide me caresser la nuque. Prise de panique je continuais ma progression vers la sortie et une main attrapa mon bras pour m'extirper de l'armoire. Je vis à ce moment là le visage de mon père qui était inquiet et quand je descendis plus bas, je vis la chair de son bras broyais, il saignait à grosse gouttes.
Mon paternel ferma aussitôt l'armoire et il plaça une lourde commode pour que la créature ne vienne pas à nous. Après cet effort, il me porta d'un bras puis il ferma sa chambre à clé. Il courut le plus rapidement possible pour sortir de la maison. Nous pouvions entendre des cris strident qui venaient de la maison et des bruits de meubles ou de porte broyait.

Mon père se dépêcha pour entrée dans la forêt et une fois fait il me posa au sol car il était trop faible pour me porter, il avait perdu beaucoup trop de sang. Il me regarda un long moment puis il caressa mon visage avant de dire de funeste parole.

Père : Ma chérie tu cours le plus vite possible vers le village ! tu ne te retournes surtout pas !
Moi : Mais papa !!

Il me serra alors fortement dans ses bras avant de laisser échapper quelque larme.
Mon père : Je suis désolé ! Je n'aurais pas dû laisser les choses se déroulaient ainsi ! J'aurais dû en finir !...Je t'aime !

Mon père ne me laissa pas le supplier de rester avec moi et il m'obligea en me poussant à courir le plus vite possible en direction du village. Je commençai à courir laissant quelque larmes coulaient sur mon visage pâle et sale. Après quelque minutes de course je m'arrêtai car j'avais le souffle coupé et à ce moment là j'entendis les cris de mon père au loin. Je me mettais encore à pleurer de plus belle et mes jambes me supplièrent de continuer ma course vers le village. Mon regard se porta vers les arbres sombre de la forêt quand j'entendis des branches caquaient. Je vis aussitôt une ombre se cachait derrière les arbres. Quand je vis le morceau de tissu qui enveloppé la créature derrière un des chaînes centenaire, je me mis à courir le plus vite possible mais la chose ne me laissa pas faire cent pas qu'elle avait déjà bondi sur moi. Elle me regarda comme toujours avec ses grand yeux noire et ses dents acéré qui ressortaient de sa bouche, la créature me sniffait de la tête au torse pour au final se décaler et restait accroupie près de moi. Je ne savais pas ce qu'elle attendait vraiment, peut être qu'elle voulait que je me mettes à courir et me chasser par la suite comme du gibier ou bien voulait-elle me faire mourir de peur et me dévorer ensuite.
Je restais un long moment au sol, les larmes coulèrent silencieusement en espérant que cette effrayante créature me laisse mais celle-ci resta un long moment près de moi à me regarder. Pendant quelque minute je tournai enfin mon visage vers elle puis je regarda ses yeux noire et sa bouche pleine de chair et de sang. Mon corps se mit à trembler quand je vis les morceaux de chair qui devait être les restes de mon père mais mon corps s'arrêta toute suite de trembler quand je vis un médaillon autour du cou de la créature.

J'hésitais un long moment à me redresser de peur que celle-ci m'attaque mais je pris mon courage à deux mains et une fois fait je regardai un long moment la chose inhumaine et je pris doucement le médaillon. La créature se laissa faire et elle semblait gémir quand je porta mon attention sur le bijoux.

Quand j'ouvris le médaillon mes yeux se bloquèrent de terreur et je regardai à deux fois la créature qui me scrutait avec ses deux yeux noire difforme. Je laissa le médaillon tomber sur le torse de la chose et je me levai doucement. La créature me regarda d'un air triste puis comme moi elle se leva. Mon esprit m'implorait d’ignorer cette cruelle fatalité mais mon cœur en fit autrement, je tendis ma main vers la créature et celle-ci esquissa un sourire de sang et de chair, elle tendit sa main pour prendre la mienne mais au moment ou nos deux mains allaient se rejoindre une flèche transperça la tête de part en part de la créature.
Des villageois qui avaient entendu les bruits dans la forêt étaient venu. Les hommes qui avaient tiré dans la chose s'étaient stoppé à la vue de la laideur de la créature. Un des hommes inquiet alla vers moi et me pris dans ses bras.

Plusieurs jours passèrent après cet événement, les villageois ont longuement fouillé ma maison, ils ont retrouvé le corps mutilé de Celi dans la cachette derrière l’armoire et ils ont aussi retrouvé des ossements humain, sûrement les enfants et les femmes qui étaient porté disparu. Les habitants du village ont su rapidement que mon père était l'assassin et qu'il tuait pour la créature. La femme retrouvait morte dans la forêt était sûrement une maladresse de mon père ou bien il n'a pas pu l'emmener chez nous de peur qu'il soit découvert par un villageois. C'est sans doute pour cela que mon père revenait tard le soir et quand il revenait il s'occupait de la créature.

Mme Lycra m'adopta après ces avènements, c'était la seule qui avait de la sympathie et du courage dans ce village pour accepter une petite fille au lourd passé. Elle me donna une éducation, m'emmenait à l'école et elle me considérait comme sa propre fille.Pour être honnête je ne pense pas comme elle car quand je contemple le médaillon à mon cou je me dis que j'ai qu'une seule mère. 


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MessageSujet: Re: Les récit de l'event ! Ven 31 Oct - 23:32

Le troisième récit

Entre la vie et la mort

Entre la vie et la mort.

Où suis-je ? Qui suis-je ? Que fais-je là ? Je suis allongé par terre, je me sens vivant... Mes jambes sont lourdes, je ne peux pas les bouger. Mes doigts malaxent la boue ; je ne me souviens de rien... J'ouvre alors les yeux. Je vois le ciel gris, je vois la mort, je vois la désolation. Je suis donc au milieu d'un champ de bataille... Ou du moins ce qu'il en reste. Il semblerait que tous soit fini, je suis donc un survivant du combat qui vient de se dérouler. Qui se souciera de moi ? Qui se demandera si je suis encore vivant ? Je n'ai pas de femme, pas d'enfant, pas de famille. Je vais donc agoniser ici, dans la crasse et l'oubli...
Le soleil perce à travers la noirceur du ciel, faisant glisser lentement ses rayons jusqu'à ma peau. C'est chaud, c'est agréable. Je me souviens alors de quelque chose, d'un prénom.... Alexandre, je crois que c'est le miens. Oui c'est ça,  Alexandre, humain et soldat de l'armée de Mathaël. Tout me revient maintenant, je suis un pion parmi tant d'autre, encouragé par Mizuki notre capitaine pour se battre contre les troupes de Gabriel. J'avais accepté d'intégrer l'armée en pensant trouver un but à ma vie.
Ça y est, maintenant que j'en ai le cœur net, je peux laisser tranquillement la mort me gagner, mettant fin à toutes ces souffrances. Mes jambes me font atrocement souffrir, elles ont dû être coupé par un de mes ennemis... Je fermai les yeux et sourit une dernière fois, heureux de pouvoir quitter ce monde. Alors que tout semblait perdu, une voix retentit à mes oreilles ; elle me murmurait de douces choses. Je lui répondis sans ouvrir les yeux par manque de force

??? : -Veux tu vivre Alexandre ?
Alexandre : -La vie n'est que souffrance... je préfère laisser ma place à quelqu'un d'autre.
??? : -Et si je te promets une vie sans souffrance ? Une vie où tu n'auras rien d'autre à faire que de vivre paisiblement ?
Alexandre : -Cela n'est pas possible.
??? : -En es tu sûr ? Si je t'en donne ma parole ? Me croirais tu ?
Alexandre : -Je ne crois que ce que je vois désolé...
??? : -Permets moi de te montrer alors. Je te repose la question, veux tu vivre ?
Alexandre : -Si c'était possible selon tes critères alors oui je le veux...

Une fois ces paroles prononcées, la voix disparu.....

Le réveil sonne, il est huit heure. J'ai mal dormi, encore et toujours ce même cauchemars qui hante mes nuits à cette période de l'année. Que signifie-t-il ? J'ai beau me torturer l'esprit jour après jour, je ne trouve pas la réponse... Mon psy me dit que c'est dû aux traumatismes que j'ai subits quand j'étais dans l'armée mais je n'en suis pas si convaincu... Je m'appelle Alexandre Tadase, j'ai trente ans, je suis célibataire et sans enfant. Je dirige une petite entreprise qui s'occupe d'éditer et de distribuer les journaux partout dans l'empire du bien. J'habite à Celestia, dans la capitale céleste depuis maintenant dix ans ; ma vie est calme et paisible, tout ce qu'il y a de plus banal. Chaque journée commence de la même façon : Je fais toujours ce même cauchemars, le réveil sonne, je me lève, je descend prendre mon petit déjeuner et je lis les nouvelles du jours de notre journal avant de partir au travail.
C'est donc non sans traîner les pieds que je me forçai à me lever, à enfiler un peignoirs et de vieilles pantoufles afin de pouvoir descendre au rez-de-chaussé. Je pris la presse qui traînait sur la table à côté de mon café et mes biscottes.

Alexandre : -Sophie fait vraiment du bon travail... Il faudrait que je pense à la récompenser....

Sophie était ma servante, ma domestique. Elle me suivait avec une fidélité exemplaire depuis que je suis arrivé. Jamais elle n'a bronché, jamais elle ne m'a rien demandé, travaillant consciencieusement dans le silence. Je grignotai rapidement les biscottes avant de prendre ma tasse et ma pipe. Je me dirigeai vers le fauteuil près de la fenêtre et m'assis dedans. Je bourrai ma pipe de tabac et commençai à la fumer en lisant les fraîches informations. Un gros titre qui n'avait pas fait la une depuis maintenant un an était réapparut : « Le découpeur fou a encore frappé cette année ! ».
En effet, chaque année, à partir de Septembre, un meurtrier fou saisit dans les rues de Black Rose. Il procède toujours de la même manière ; il repère sa cible, la traque, la tue à la tombé du jour et la découpe en morceau avant de les emballer et les renvoyer à la famille. Aucune race n'était épargnée,  même les plus forts de ce monde ne pouvaient résister. Femme, enfants, vieillards, il n'en avait cure ; la pitié n'existait pas chez cet être sanguinaire. Le mal touchait aussi bien l'empire du bien que celui du mal, accomplissant parfois ses méfaits dans les deux camps en même temps. Beaucoup de rumeurs courent après lui. Certains disent que ce sont les empereurs eux mêmes qui « s'amusent », d'autres pensent à un démon inconnu, d'autres au diable... Une seules chose était certaine : il était fort, rapide et très discret.
Je soufflai la fumée avant de regarder par dessus la fenêtre. Cette année, on raconte que les deux dirigeants de ce monde ont décidé d'enquêter sérieusement pour mettre fin à ce carnage. Ils auraient envoyé leur pupille respective sur le terrain.
Je connaissais déjà Mizuki, j'avais servi dans ses rangs il y a une décennie, lorsque j'étais dans l'armée de Mathaël. C'était quelqu'un certes très orgueilleux mais il était fort, sûr de lui et prêt à protéger ses hommes dans le besoin. J'ai quitté mon régiment suite à ma première bataille. C'était ici que je me suis rendu compte que la vie était bien trop courte et précieuse pour être gâchée dans un bain de sang. Nos autres les humains, ne possédons aucune capacité comme les Anges, loup-garou et autres créature fantastiques... Nous ne servons que de chaire à canon... Quand je me suis rendu compte de ça, je suis allez présenter ma démission, qui a d'ailleurs été très bien reçue par l'Ange Gris. Il m'avait répondu avec un sourire qu'il comprenait ma situation et respectait mes choix. Depuis, je vis ici, cherchant à finir ma petite vie tranquillement.
Je n'ai jamais vu la pupille de Gabriel et n'ai entendu que des rumeurs. On parlait d'une des trois vampires au sang pur appelé Shana, cruelle et sans pitié envers les faibles. Elle aurait dévoué sa vie et son âme à Gabriel, lui jurant de l'assister aussi longtemps qu'elle en serra capable. Je n'ai vraiment aucune envie de la rencontrer...
Alors que j'étais perdu dans mes pensées, Sophie entra et me salua poliment.

Sophie : -Maître Tadase, vous allez être en retard pour votre travail, il est bientôt neufs heures.
Alexandre : -Oui, excusez moi Sophie, j'étais ailleurs...
Sophie : -Vous refaites encore une fois ce cauchemars ?
Alexandre : -Hélas oui, je ne peux y couper.
Sophie : -Voyons, pourquoi vous tourmentez vous autant chaque année pour les mêmes raisons ?
Alexandre : -Je l'ignore Sophie... C'est plus fort que moi...
Sophie : -Allons allons, nous en parlerons plus tard si vous le voulez, pour le moment nous devons nous préparer au plus vite.
Alexandre : -Vous avez raison.

Je me dépêchai de finir mon café avant de me diriger vers la salle de bain. Là-bas je m'habillai d'un costume noir élégant avec une cravate. Je me parfumai, pris le temps de me rasé et partit à mon travail, accompagné comme toujours de ma servante qui ne me quittait jamais d'une semelle. Le train-train quotidien repris son cours et la journée passé plus vite que je ne le pensai.
Je rentrai, complètement exténué et partit me détendre dans un bon bain chaud. S'en suivit un dîner modeste ainsi qu'une fin de soirée au coin du feu. L'heure de se coucher approchait....


Toujours ce même rêve... Il se faisait de plus en plus précis, de plus en plus réel... Je comprenais de moins en moins où mes divagations voulaient m'emmener... Cette fois ci la voix qui me murmurait alors que j'étais à l'agonie me dit une dernière chose avant de disparaître. « Tu es..... »

Encore ce maudit réveil qui sonne au moment le plus crucial. Qu'est-ce que je suis ??? J'en ai marre de ne jamais avoir de réponse... Je me levai et remarqua quelque chose d'inhabituel. Un colis se trouvait au pied de mon lit. Mes yeux s’écarquillèrent, cette fois ci c'était à mon tour. Le tueur fou s'en était pris à quelqu'un de mon entourage mais qui ? Personne à part Sophie ne me côtoie... Je déglutis avant de tendre la main vers le nœud qui servait de fermeture. Je pris le ruban et tirai d'un coup sec...

DRING DRING DRING DRING

Le réveil ? Un rêve dans un rêve ? Je me levai en sueur avant de fouiller partout dans la pièce. Aucune colis, aucun paquet ; rien de tout ça n'était réel... Soulagé, je finis par me calmer et m'assis sur mon lit. J'essuyai mon front avec la manche de mon pyjama avant d'inspirer un grand coup, regardant la porte où Sophie frappait comme une sourde pour voir si tout allait bien.

Sophie : -Monsieur, tout va bien ? Vous faîtes étrangement du bruit depuis ce matin.
Alexandre : -Oui pardon Sophie, encore un mauvais rêve... J'arrive d'ici cinq minutes.
Sophie : -Très bien Monsieur, votre petit déjeuner vous attend comme d'habitude.
Alexandre : -Très bien merci, vous pouvez disposez.

Comme si je n'avais pas assez de ce rêve qui se répétait sans fin, il fallait que je me mette à cauchemarder de cette histoire de meurtre... Je me remis les idées en place en me tapotant les joues, j'enfilai mes pantoufles et descendis. Cette fois ci le journal parlait d'un deuxième crime, où plutôt DES deuxièmes crimes. En effet trois foyers différents, sans aucun point commun, avaient été attaqué au même moment cette nuit. Ce fût une véritable épreuve pour ceux qui ont trouvé les corps... des enfants. Trois jeunes petits Anges furent retrouvé mort, la peur sur le visage ou du moins ce qu'il en restait... La procédure avait un peu changé, les cadavres n'étaient plus découpé en morceaux, seul les os avaient été retiré ou réduit en poussière par je ne sais quelle magie. Il ne restait plus que des tas de chaire, de plumes et de sang n'ayant aucune forme précise. Je ne pus finir ni mon café ni mes biscottes en lisant pareil horreur. Seul la pipe réussit à me détendre, me faisant oublier le cours d'un instant les atrocités dont sont capable les pires assassins.
Alors que nous nous apprêtions à partir, nous tombèrent nez à nez avec le pupille de Mathaël et un drôle de chat sur son épaule.. Malgré les dix ans qui venait de s'écouler, il n'avait que très peu changé, gardant toujours une musculature parfaite et une jeunesse à tout épreuve. Il me sourit avant de m'adresser la parole.

Mizuki : -Alexandre Tadase, c'est bien ça ?
Alexandre : -Oui messire, que me vaut l'honneur de votre visite dans mon humble demeure ?
Mizuki : -Pas grand chose monsieur, j'enquête sur la série de crime qui frappe en ce moment notre monde et je suis venu vous prévenir qu'il y eut de drôles de mouvement autours de votre maison hier soir. Prenez garde je vous prie.
Alexandre : -Je vous remercie de vous êtres déplacé pour me prévenir du danger qui guette.
Mizuki : -Il est normal que je le fasse pour un ancien membre de mon armée... Sur ce, je vous souhaite une bonne journée.

Il me salua poliment avant de me tourner le dos et disparaître sous mes yeux. Durant tout ce temps, son chat n'avait pas arrêté de me fixer de ses pupilles amande, ce qui me mit grandement mal à l'aise. Je fus encore une fois secouer par ma domestique qui me demanda de presser le pas où nous allions être en retard.
Durant toute cette journée, je ne pensai qu'à la visite de Mizuki mais surtout à son félin... J'avais l'impression que son regard pénétrait mon âme, fouillant dans les moindres recoins de celle ci. Lorsque j'eus finis mon labeur, je rentrai chez moi et avalai en quatrième vitesse une soupe avant de me coucher. Pour une raison que j'ignore, j'étais à bout de force et je ne pensais plus qu'à une chose : dormir.

Je retombai dans ce monde onirique...Cette fois ci je voyais qui me parlait alors que j'agonisais. C'était un homme noir habillé d'une châle noir à capuche. Son visage était dissimulé et je ne pouvais discerner que sa bouche qui articulait précautionneusement chaque syllabe. Un détail me choqua, ses crocs étaient pointus et une petite queue noire elle aussi gesticulait sur le sol au rythme des paroles qu'il déversait. La discussion n'avait pas changé depuis la dernière fois...tout s'arrête quand il commence à me dire « Tu es.... ».

J'étais rompu lorsque j'ouvris les yeux. Je m'étais couché très tôt hier soir et je n'ai pas le souvenir d'avoir entendu la sonnerie de mon réveil. Je regardai celui ci et je vis avec stupeur qu'il était presque midi. Jamais je n'avais raté l'heure de se lever et donc une certaine panique m'envahit. Je sautai du lit et courut à travers les couloirs en cherchant Sophie. J'avais beau l'appeler, je n'avais aucune réponse. Quelque peu agacé qu'elle n'ait pas pris la peine de me tirer de mon sommeil, je partis directement dans la salle de bain. Je m'y enfermai, pris une douche et me rasai. Lorsque je vis mon reflet dans le miroir, quelque chose m'intrigua. J'avais la peau terne et d'affreux cernes sous les yeux malgré mes presque seize heures de sommeil. Un petit bouton sous mon œil droit attira mon attention et je m'approchai pour mieux voir. Alors que mon visage s'approcha de plus en plus de la glace, j'entendis un petit rire sournois derrière moi. Je me retournai rapidement et vis que j'étais seul dans la pièce. Je me calmai et fixa de nouveau le miroir, je me retrouvai pétrifiai par ce que je voyais. Ce n'étais pas mon image mais ce fameux homme qui se reflétait. Un large sourire s'afficha sur son visage avant d'articuler clairement.

??? : -Tu es.... A MOI !

A peine avait il dit ses paroles qu'il se décolla de l'ornement et me sauta dessus, me traversant. Pris par la frayeur, je poussai un hurlement qu'on entendit dans toute la maison. C'est alors qu'on se mit à tambouriner sur la porte, c'était Sophie.

Sophie : -Monsieur, est-ce que tout va bien ?!
Alexandre (essoufflé) : -Je.... je.... je crois que oui.
Sophie : -Ouvrez moi je vous pris.

Je déverrouillai la porte et je vis son visage figé dans une expression de profonde inquiétude. Elle me questionna sur ce qui s'était passé et que je lui répondis, sa mine ne fut que plus grave encore.

Sophie : -Êtes vous sûr que tout va bien en ce moment ?
Alexandre : -Je suis juste de plus en plus fatigué ces temps ci... Je pense qu'un peu de repos ne me ferra pas de mal.
Sophie : -Vous êtes pâle comme un linge, j'ai déjà pris l'initiative de prévenir votre travail que vous serrez indisponible pour les jours suivants.
Alexandre : -Mais vous êtes folle ma pauvre ! Que vont-il faire sans moi, sans quelqu'un pour les diriger ?
Sophie : -Pardonnez moi mais il vaut mieux parfois ne pas être dirigé que l'être par quelqu'un qui n'est plus capable d'assurer ses fonctions.
Alexandre : -Si vous faîtes allusion à mon réveil tardif, sachez que c'est la première fois et ça serra la dernière.
Sophie : -Votre réveil tardif ? Vous m'avez demandé hier soir de ne pas vous lever ce matin, vous ne vous souvenez pas ?
Alexandre : -Et bien... je....

Lui avais-je vraiment demandé une telle chose ? Je n'en avais aucun souvenir et pour être honnête, je ne me souvenais plus du tout ce qui s'était passé après la visite du pupille de Mathaël... En voyant que j'étais complètement perdu, ma gouvernante me força au repos pour environ une semaine. Ce fût sept jours durant lesquels je passai mon temps à lire, à me promener dans les rues de la ville et à dormir. Bien sûr je n'échappais pas aux traditionnel cauchemars ni aux affreuses nouvelles de ces meurtres en série. D'après ce que j'avais compris, cette année seul l'empire du bien était touché et plus particulièrement les enfants qui habitaient dans la capitale Céleste. Je fut à la fois soulagé de savoir que j'avais peu de chance d'être pris pour cible mais aussi terriblement désolé pour les familles qui perdaient leur progéniture...
En plus des mauvais rêves récurrents, s'ajoutait les hallucinations diurnes. De plus en plus de chose du même type que l'épisode dans la salle de bain se produisait. J'entendais des voix et voyais des horreurs. Des fois c'était les murs qui étaient couvert de sang, d'autre fois c'était Sophie qui ressemblait à un cadavre en décomposition, des rats et des insectes de tout genre gambadaient partout sur le sol... Les odeurs également se mirent à envahir mon espace ; émettant des relents de viandes pourrie ou d'urine ainsi que de déjections.
Je ne voulais pas en parler à Sophie, de peur qu'elle ne me prenne pour un fou ou pour quelqu'un qui est en train de le devenir. Dans ce cas là, j'essayais de rester stoïque mais croyez moi que c'était difficile à certains moments... Imaginez vous assis au bord du feu dans votre fauteuil en train de fumer la pipe. Vous vous détendez paisiblement quand tout à coup vous sentez quelque chose vous empoigner les chevilles. Vous regardez alors autours de vous et voyez que vous êtes seul dans le noir complet avec uniquement la lumière du foyer pour vous éclairer. Vous baissez les yeux et voyez un bras, ou ce qu'il en reste, agrippé à votre cheville. Vous relevez la tête et voyez en face de vous votre gouvernante, le visage ensanglanté, un œil en moins, les cheveux trempés par la sueur, un sourire narquois sur ses lèvres et le bras arraché...
Comment rester calme devant une scène telle que celle ci ? Je fus de plus en plus habitué et finit par ne plus réagir, continuant mes activités...
Au bout de six jours, nous reçûmes une visite quelque peu... étrange. On sonna à notre porte et je fus celui qui alla ouvrir. Je tombai sur un homme bedonnant, court sur patte, habillé en costume cravate avec un chapeau haut de forme. Son visage affichait un sourire presque sadique, faisant ressortir les crocs. Pensant encore une fois à une hallucination, je refermai aussitôt la porte juste avant que Sophie arrive.

Sophie : -Mais que faîtes vous Monsieur ? Vous refermez la porte à ceux qui sonne chez vous ?
Alexandre : -Ce n'était qu'un importun, rien de bien intéressant.
Sophie : -Pardonnez moi mais ouvrez lui, je ne peux vous croire, votre santé laisse à désirer ses temps ci.
Alexandre : -Sophie ! Vous vous rendez compte de ce que vous me dîtes ?!
Sophie : -Et je le répéterai s'il le faut. Ouvrez lui maintenant.

Voyant que je ne bougeais pas, il prit l'initiative et saisit la poignée de la porte pour pouvoir laisser entrer cet homme. Elle le salua poliment avant de l'inviter s'installer à la table du salon. Il lui servit un thé et des petits gâteaux. Durant tout ce temps l'étranger n'avait pas dit un seul mot, se contentant de me sourire en me fixant de ses yeux noirs. Quand il eut finit de boire, il se leva et s'approcha de moi. Il posa une main sur mon épaule puis me murmura à l'oreille.

??? : -L'odeur du sang n'est pas facile à camoufler, vous devriez faire plus attention... Cette maison empeste la mort...

Il remit son chapeau en me saluant avant de partir de chez moi. J'étais stupéfait par ces paroles. La nuit venait de tomber, il était presque sept heure du soir. Demain était mon dernier jour de repos, je devais vite me reprendre afin de reprendre mon train de vie habituelle. Je tendis une main vers le panier de fruit pour prendre une pomme. Je croquai dedans et sentit quelque chose d'anormal... Je regardai le fruit et vis qu'il était pourri avec de petit asticots qui grouillaient dedans. Cette fois ci, je ne pouvais faire semblant de rien voir. Je poussai un petit cri de surprise avant de recracher sur la table. Sophie arriva, pensant que je m'étouffais.

Sophie : -Monsieur vous allez bien ?
Alexandre : -Cette pomme, elle est pourrie !
Sophie (regardant la pomme) : -Elle est tout ce qui a de plus normal monsieur...
Alexandre : -J'ai dû tomber sur un mauvais morceau alors...

Je m'excusai et partit dans ma chambre me coucher. Le sommeil me tomba dessus comme une enclume et je m'endormis dans les secondes qui suivaient.
Cette nuit fut calme, je ne fis aucun cauchemars et je dormis paisiblement... ou presque... Je me réveillai au petit matin assis sur une chaise du salon, pieds nus, en pyjama. Pensant avoir été somnambule, je me frottai la tête et les cheveux  mais je sentis quelque chose de gluant. Je regardai mes mains et vit qu'elles étaient couvertes de sang. Je gardai mon calme, croyant encore à une illusion et me dirigeai vers la cuisine. Lorsque Sophie me vit, elle poussa un hurlement et laissa tomber les assiettes qu'elle tenait.

Sophie : -Monsieur, vous êtes plein de sang partout !
Alexandre : -Hein ? Comment ? Du sang ?! Vous le voyez ?!
Sophie : -Évidemment que je le vois ! Il coule de votre tête et votre bras !

Maintenant que j'y pensais, une légère douleur parcourait mon membre. Je le regardai et vis avec stupeur que mon t-shirt était entaillé ainsi que ma chaire, laissant une plaie béante déverser mon sang. Elle courut aussitôt vers l'armoire à pharmacie et revint avec du fil et une aiguille. Elle désinfecta la plaie et la recousu.

Alexandre : -Une blessure par une épée...
Sophie : -Comment le savez vous ?
Alexandre : -J'étais dans l'armée n'oubliez pas Sophie...

Une autre chose commençait à m'inquiéter encore plus que cette blessure... Le fait que je n'arrivais plus à distinguer le réel de l'illusion. Cela risquait de poser un problème bien plus grave que le premier... Je pris le journal qui traînait sur la table et lu la première page. « Le pupille de Mathaël a réussi à mettre en fuite le tueur ! Un enfant épargné la nuit dernière ! ». Très vite un rapprochement se fit dans ma tête...  Je dors beaucoup, je suis fatigué, des choses étrange se passent autour de moi, j'ai des hallucinations diurnes et je fais toujours ce même cauchemars... Serrai-je le tueur ? Non ! Calme toi ce n'est pas possible. Déjà tu n'aurais pas la force de tuer autant de personnes, ensuite je n'ai aucune raison de commettre ces crimes. Et puis quand trouverai-je le temps de le faire ? Allez reprends toi et tout ira bien.

Après les soins, la journée reprit de plus belle jusqu'au soir où le mystérieux inconnu de la veille sonna de nouveau au porche. Malgré ma grande envie de lui claquer la porte en pleine figure, Sophie l'invita encore une fois prendre le thé. Il agit comme le dernier mais il se montra un peu plus bavard que d'habitude. Il finit par dévoiler son identité.

??? : -Je me nomme Mathias et je suis un Banshee. Je vagabonde là où la mort prolifèrent...
Alexandre : -Alors fichez le camp, la mort n'a pas sa place ici.
Mathias : -Ce n'est pas ce que me dit votre bras ni votre maison...
Alexandre : -Qu'entendez vous par là ?
Mathias : -Il est trop tôt pour vous le dire...

Il se leva comme le dernier coup et repartit aussi vite qu'il était arrivé. Une fois de nouveau seul avec ma gouvernante, je l'interrogeai sur les raisons pour lesquelles elle laissait entrer ce messager de la mort.

Sophie : -Pourquoi refuser l'hospitalité à quelqu'un alors que nous sommes dans la capitale Céleste ? Nous ne devons pas le rejeter à cause de sa race...
Alexandre : -Il n'en reste pas moins dérangeant...
Sophie : -Faîtes un effort je vous prie...

Je soupirai un grand coup avant de céder. Je m'assis alors complètement exténué, regardant l'horloge du salon : il était dix-huit heure. Plus le temps passait et plus je me couchais de bonne heure... Je ne pouvais tenir plus longtemps et je partis dans ma chambre pour me reposer. Je pensais faire une sieste mais le marchand de sable en avait décidé autrement. Il me versa de sa poudre magique et je sombrai dans les bras de Morphée...

Le monde des songes... Ça me manquait presque... Cette fois ci c'était beaucoup plus sombre. Je voyais ce qui entourait mon corps et ce n'était que la mort et la désolation. Des centaines, non, des milliers de cadavres pourrissaient, attirant les carnassiers. L'homme me murmurait toujours la même chose mais pou une fois j'avais la suite....

??? : -Tu es à moi désormais, ton âme m'appartient... Le prix à payer serra peut-être plus lourd que tu ne le penses...

Un sourire satisfait ornait son visage et il disparut dans un éclat de lumière. J'entendis alors des gens appeler pour voir s'il y avait des survivants. Je poussai un gémissement pour qu'ils me retrouvent. Ils amenèrent la civière et me posèrent dessus, j'étais sauvé...


C'est chaud, c'est mou... qu'est ce que c'est ? J'ouvris les yeux et vis l'impensable, j'avais les mains dans le ventre d'un enfant qui était en train d'y laisser son dernier souffle. Je malaxais ses entrailles. Il me fixait de ses yeux presque vide de vie, me suppliant d'arrêter. Ce fut à mon tour d'être pétrifié. Je lâchai d'un seul coup le bambin avant de m'évanouir à mon tour. Je me réveillai dans mon lit dans  ce qui semblait être ma chambre. Tout était... différent. Les murs semblaient tapissés de chaire fraîche, du sang ruisselait le long de ceux ci. Des insectes et des verres allaient et venaient comme bon leur semblait, creusant leur chemin à travers les tissus organiques. Je posai un pied sur le sol, qui s'enfonça immédiatement jusqu'à la cheville. A chaque pas que je faisais, un bruit de succion retentissait, m'arrachant un frisson de dégoût. En y pensant bien, on aurait dit que je me trouvais dans un intestin... Je me dirigeai vers la porte pour sortir de ma chambre quand je vis des tas de viande et de plumes... Je vomis aussitôt ce que j'avais dans l'estomac avant d'enjamber ces immondices pour ouvrir la porte. Le plan de la demeure n'avait pas changé, juste l'apparence était différente. J'avançai en prenant garde où je marchais tout en appelant ma servante. J'arrivai à la cuisine et je trouvai Sophie en train de cuisiner paisiblement, elle découpait quelque chose... Je m'approchai d'elle et lui mit une main sur son épaule. Elle s’arrêta, se retourna avant de me regarder avec un sourire narquois. Je regardai par dessus son épaule et je vis que c'était un petit Elfe qui était bâillonné et attaché qu'elle massacrait. Pensant encore à une hallucination, je respirai un grand coup avant de parler avec assurance.

Alexandre : -Qu'est ce que vous nous mijotez pour ce midi ?
Sophie : -Du ragoût d'Elfe, accompagné d'une purée de plume d'Ange.
Alexandre : -Je dois rêver encore une fois...
Sophie : -Pour une fois non, c'est la réalité.

Sa réaction me choqua. Disait elle vrai ? Je n'avais aucun moyen de le savoir. Je tentai de me raisonner mais quand je lui adressai la parole, elle planta sèchement son couteau dans la table, l'air énervé.

Sophie : -Quand vas tu enfin comprendre ce qui t'arrive ? Ça fait maintenant dix ans que ton âme me sert et pourtant tu perds la mémoire et la retrouve uniquement à cette période de l'année.
Alexandre : -Que... qu'est ce que tu dis ?
Sophie : -J'ai tout fais pour te faire comprendre. J'ai utilisé les rêves durant lesquels je te racontais de nouveau ce qui s'est réellement passé durant cette bataille. Je me suis débrouillé pour que tu hallucine en plein jour des meurtres que tu commets le soir mais rien y fait, tu t'entêtes à essayer de rester saint. Ton âme est pervertis depuis le moment où tu m'as répondu que tu voulais vivre...
Alexandre : -Mais... tu...

Elle soupira avant de s'asseoir sur le bord de la table, tapota sur le corps de l'enfant, toujours ligoté. Elle jouait, faisant courir ses doigts partout où la peau n'avait pas encore été entamé. Au bout d'un moment elle s'arrêta et trancha d'un coup sec la gorge du gamin. Il agonisa dans des bruits d'étouffements et quand ce fut terminé. Elle se leva et son apparence changea. Désormais ce n'était plus ma brave Sophie qui se tenait devant moi mais le démon de mes cauchemars. C'était un homme d'apparence assez jeune, aux yeux noir, aux crocs acérés, le teint blafard qui se présenta.

Belzébuth : -Je m'appelle Belzébuth, je suis l'un des sept princes de l'enfer. Et toi tu n'est qu'une humain qui a vendu son âme pour sauver sa misérable vie. Il y a dix ans, tu étais à l'agonie après une bataille contre les troupes de Gabriel. Je suis alors apparut, te proposant de vivre dans la paix et la tranquillité... en  échange de ton âme.
Alexandre : -C'est faux !
Belzébuth : -C'est vrai ! Depuis chaque année, tu dois me donner un tribus de vingts âmes pour continuer à vivre. Le problème c'est que tu oublies à chaque fois et que je dois te le rappeler... Tu es bien fatigant en fin de compte...

Tous ce qu'il me disait frappait dans ma tête comme un si un marteau tapait directement dans mon crâne. Je ne pouvais le croire, c'était encore un cauchemars, ça ne pouvait être que ça. Je n'ai tué personne, je n'en suis pas capable. Encore moins pour des enfants ! Qui est assez cruel pour massacrer des enfants ?! J'étais paralyser et tout bouillonnait dans ma tête. En voyant mon état, le démon s'approcha de moi en soupirant.

Belzébuth : -Finalement tu fais pitié à voir, tu n'es qu'un bon à rien... Rassure toi ton calvaire va s'achever...

A peine avait il dit ça que je sentis une épée perforer mon poitrail, traversant mon cœur. Je me retournai avec difficulté et vit que c'était Mizuki. Il m'avait traqué et avait découvert le poteau rose. Il avait donc décidé de mettre fin à tout ça. Une dernière question me turlupinait pourtant. Belzébuth me sourit, comprenant ce que je voulais lui demander. Il m'expliqua qu'il implantait des hallucinations directement dans mon cerveau et que rien de tout ça n'était réel. Il vivait en moi. Sophie n'avait jamais existé, tout ce que je voyais non plus.
C'était donc ça, je me suis fais avoir depuis le début.... C'était bien moi qui tuait les gens mais sous l'emprise de ce démon... Je fixais l'Ange Gris qui avait mit fin à ces horreurs et je vis dans son regard, une sorte de désolation, de compassion. Son chat me fixait lui aussi et c'est là que je compris. C'était un Neko et il avait vu que mon âme était tâchée...
Soulagé d'avoir tout compris, je pouvais enfin quitter ce monde. Les meurtres allaient s'arrêter et tout redeviendrait comme avant.. Belzébuth me sourit une dernière fois avant de me murmurer à l'oreille.

Belzébuth : -Veux tu vivre Alexandre ?
Alexandre : -La vie n'est que souffrances... je préfère laisser ma place à quelqu'un d'autre.
Belzébuth : -Alors je te promets une mort bien pire encore !


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