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 Une boule de poil pas comme les autres

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Akura
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MessageSujet: Une boule de poil pas comme les autres   Jeu 13 Nov - 2:36




L'histoire de notre race est bien méconnu du monde entier. Nous sommes souvent confondu à tord avec de simple chats ou encore pire, avec des hybrides.

La légende raconte que tout commença au même moment que la création des Kistune. Un chat plus dégourdi que les autres; largement affecté par la magie de Fantasia, observa la scène de la naissance du premier Kistune. Prit de jalousie de voir que ce renard ait été capable de prendre forme humaine, il s'interposa durant le rituel et vola une partie des pouvoirs avant de le ramener chez lui. Une fois arrivé il rassembla ses semblables avant d'invoquer la divine puissance. Malheureusement pour lui, l'effet ne fut pas celui escompté. Il avait volé la moitié des pouvoirs et ils se retrouvèrent donc par conséquent à moitié humain, moitié chat. Les Kistuné, pénalisés par ce vol, furent également dans le même état. Aucune des deux races ne sont capable de camoufler leurs oreilles ni leurs queues.
Déçu par le résultat, il ramena son larcin aux Kistunes en s'excusant. Kyûbi (le premier d'entre eux), reçu le Neko avec le sourire, lui expliquant qu'il ne tenait pas rigueur de cet acte. D'après lui il était normal que tous veuille profiter de cette capacité et il trouva ça plutôt bien que deux nouvelles races naissent simultanément. Renard et Chat festoyèrent une nuit durant avant de se séparer en bonne entente.


Cette légende, je la connais par cœur depuis que je suis petit. Je m'appelle Akura Yanase, j'ai vingts-deux ans et je suis un Neko pas comme les autres. Je suis né trois ans après la fin de la Grande Guerre opposant les Dragons aux Sorciers. Ma race, qui avait l'habitude de vivre avec ces reptiles fut obligé de trouver un autre foyer et c'est à Fantasia, dans le palais royale des Kistunes que nous avons élu domicile. Mes parents vivaient dans une petite pièce spécialement aménagée dans le palais royal. Mon père était Haku le Blanc, son pelage était immaculé comme la neige. Ma mère était Ran la Belle, que l'on appelait ainsi à cause à son poil si particulièrement soyeux et brillant. De leur amour naquit un seul et unique fils : Moi. Mon nom provient de la fusion des leurs et tout comme eux, je possède un pelage des plus étrange.
Cette particularité ne se remarqua pas durant mes deux premières années où j'avais encore le duvet des nouveaux nés. Passé ce stade, ils découvrirent avec surprise ma différence. Tout se passa en une nuit, ma mère me borda le soir et me réveilla le matin en hurlant.

Ran : -Chéri !!!! On a kidnappé notre fils et remplacé par un étranger !
Haku (arrivant, affolé) : -Quoi ?! Qu'est-ce que tu racontes ?!
Ran : -Regarde !

Elle me pointa du doigts, les yeux exorbités par ce qu'elle voyait. Ne comprenant pas grand chose, je me frottai les yeux avant de m'étirer et me diriger vers eux. Mon père se mit en travers, le poil hérissé, les griffes et crocs sortis. J'étais quelque peu désemparé par ce qu'il se passait.

Akura : -Papa, maman, c'est moi, Akura. Qu'est-ce qui vous arrive ?

C'est alors que je vis mon reflet dans le miroir qui se situait sur le côté et compris pourquoi autant d'affolement. Je regardai ce qui était censé être ma patte mais vis à la place une petite main avec des ongles pointus. Mes pied avaient subit le même sort et mon pelage s'était réduit à une masse blonde bizarre sur ma tête avec deux oreilles de le même couleur. Ce n'est pas moi ! Je suis un chat et j'ai le pelage gris argenté !. Au moment où j'eus pensé à ça, la touffe étrange sur mon crâne changea de couleur avant de devenir rousse, puis brune, puis blanche, puis enfin grise. Les changements s'effectuaient à une vitesse folle, se répétant sans cesse et se déclinant dans toute les variations possibles. Plusieurs couleurs se mélangeaient parfois donnant de drôle de résultats.
J'étais à mon tour surpris par mon apparence. Je m'approchai des mes parents, les larmes aux yeux.

Akura : -Papa, maman, qu'est-ce qui m'arrive ?

Mon père était toujours sur ses gardes mais ma mère reprit une expression normale et s'avança malgré les protestations de mon paternel. Elle le calma en quelques phrases.

Ran : -C'est notre fils, j'en suis sûr. Une mère ne peut se tromper là dessus. La surprise m'a empêcher de voir clairement.

Elle m'ouvrit grand les bras et je sautai dedans sans plus attendre, pleurant de tout mon être. C'était comme si j'avais perdu mon identité, je ne savais plus qui j'étais, ce que j'étais. A l'époque je n'avais pas conscience de notre capacité à prendre forme humaine. Je n'avais connu que mes parents, qui vivaient avec moi sous forme animale. Je n'étais encore jamais sorti dehors, me contentant d'observer l'extérieur par la fenêtre de ma chambre.
Ma mère me réconforta de longues minutes et quand mes sanglots prirent fin, le changement de couleur de mes poils s'arrêta lui aussi, retournant à la 'normale' : l'argenté.

Ran : -Tu n'as pas à avoir peur mon enfant, tu as juste dû te transformer en humain sans le vouloir durant la nuit et tu t'es réveillé comme ça.
Akura (s'empêchant de pleurer) : -Tu m'as fait peur de crier comme ça maman..
Ran : -Pardonne moi mon chaton, ton père et moi étions surpris, c'est tout. Tout va bien maintenant.

Elle m'expliqua alors ce qu'était un humain, que les poils sur ma tête s'appelaient 'cheveux' et que tous les chats comme nous pouvaient se transformer aussi. Mes yeux pétillèrent suite à ces nouvelles informations. Sans plus attendre, je voulu savoir quelque chose.

Akura : -Dîtes moi papa et maman, vous aussi vous pouvez vous transformer ?

Un sourire malicieux s'afficha sur leur visage et ils prirent eux aussi la même apparence que moi. Bien sûr ils conservèrent leur taille de chat pour ne pas détruire la pièce dans laquelle ils se trouvaient. Ma mère était une belle jeune femmes à la longue chevelure de geai comme son pelage; descendant jusqu'au niveau des fesses.  Elle avait une silhouette élancée, de grande jambes, une taille parfaite qui s'ajustait à merveille avec sa poitrine opulente. Mon Père quant à lui était un homme qui paraissait avoir la trentaine d'année. Il avait les épaules bien carrées et était étonnamment grand. Ses cheveux étaient blancs comme neige, mi-long. Les traits de son visage étaient fin, laissant presque croire à ceux d'un Elfe.
J'étais en admiration devant tant de beauté et je ne pus m'empêcher de leur sauter dessus

Akura : -Vous êtes trop beaux !
Haku : -Mais toi aussi tu es beau petit chenapan !
Ran : -Je suis même sûr que tu le seras encore plus que nous.
Akura : -Ça m'étonnerait parce que vous êtes les plus beaux du monde !

Et oui, à l'époque, j'étais jeune et innocent, peu soucieux du monde extérieur. J'étais heureux comme ça et ça me suffisait. Mais heureusement, rien n'est immuable ! Ma curiosité de félin allait bien vite me rattraper pour le meilleur... comme pour le pire. Bien que mon père ait essayé de m'expliquer comment redevenir un chat, je n'y arrivais pas. Je gardai donc la forme d'un mini humain, pas plus haut que cinquante centimètres.
Le soir même, alors que je dormais, je fus réveillé à cause d'un mauvais rêve. Cherchant du réconfort, je me mis en marche dans la direction de la chambre de mes parents. Alors que j'allais ouvrir la porte, je les entendis parler de moi. Je me retins et écoutai.

Haku : -Ce n'est quand même pas normal de se transformer comme ça à son âge ! Il n'est pas censé pouvoir le faire avant avant ses cinq ans ! Et puis tu as vu ses cheveux comme ils changeaient de couleur ? Ce n'est pas normal !
Ran : -Arrête de dire n'importe quoi. C'est notre fils et il va très bien. Il est juste un peu en avance sur les autres.
Haku : -Un peu en avance ? Tu te rends comptes qu'il vient à peine de perdre son duvet de chaton ? C'est encore un bébé !
Ran : -Et alors ? Tu veux le renier pour si peu ? Parce que c'est normal peut-être que tu possèdes un poils blanc immaculé et moi un pelage noir soyeux bien brillant ? Il est né de notre union, je ne suis pas vraiment étonné qu'il soit unique en son genre lui aussi.
Haku : -Tu n'as pas tord... Pardonne moi mais tout a été si brutal aujourd'hui que j'en perds les pédales.
Ran : -Ne t'en fais pas, c'est pareil pour moi. Prenons notre temps et...

Encore mal à l'aise dans ce corps inconnu, je fis tomber un vase qui était juste à côté de la porte, qui se brisa aussitôt, stoppant net leur discussion. Ma mère se leva et me prit en flagrant délit. Elle soupira... Mon cœur se mit à battre la chamade et c'était de nouveau la panique. Mes cheveux recommencèrent leur bal des colorations alors que mes larmes coulaient de plus belle. Au lieu d'avoir affaire à une mère fâchée, elle se mit à rigoler à ne plus en finir. Cette réaction des plus surprenante, arrêta immédiatement mes sanglots. Elle me prit de nouveau dans ses bras.

Akura : -Tu n'es pas en colère ?
Ran : -Bien sûr que non, comment peut on être en colère contre un chaton aussi adorable ? Tu es incroyable.
Haku : -Tellement incroyable qu'il m'a fichu la frousse !
Ran : -C'est vrai que tu ne dois pas écouter aux portes mais bon notre discussion te concernait donc il n'y a pas de problème.
Akura : -Vous...vous... vous m'aimez toujours hein ?
Ran (surprise) : -Bien sûr ! Pourquoi une telle question ?
Akura : -Et bien vous disiez que je n'étais pas normal..
Ran : -C'est vrai que tu n'es pas normal, tu es unique en ton genre, mais ça ne changera rien à l'amour que nous te portons. Nous devons juste s'habituer à ce brusque changement.
Haku : -Oui et dès demain, on va essayer de maîtriser tout ça au plus vite !

Ces paroles me réconfortèrent et ma tignasse reprit de nouveau sa teinte normale. Je dormis dans le même 'lit' qu'eux cette nuit là et au lendemain, père m'entraina pour contrôler ces nouvelles choses comme il me l'avait promit.
Ce laps de temps dura presque deux semaines durant lesquelles je passais d'une forme à une autre sans trop le vouloir. Je finis par réussir à dominer ses changement dissidents non sans mal. Pour ce qui est de mes cheveux, le mystère restait toujours intact et la seule chose que nous avions compris était que les changements s'effectuaient lorsque j'éprouvais de fortes émotions...
A partir de ce moment là, je fus autorisé à sortir avec eux dehors si je les suivais correctement.


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MessageSujet: Re: Une boule de poil pas comme les autres   Lun 17 Nov - 4:04




Ainsi je fus autoriser à sortir de chez nous pour découvrir le monde externe. Mes premières sorties furent quelque chose de très... mouvementé. A peine avais je fais deux pas dehors que la recolorisation de mes cheveux reprenait de plus belle à cause de l'excitation. A chaque fois mes parents soupiraient et me raccompagnaient jusque dans ma chambre.

Haku : -Désolé mon fils mais tant que tu ne seras pas capable de contrôler tes émotions, tu ne viendras pas.
Ran : -C'est pour ton bien que l'on fait ça, c'est pour te protéger...

Bien sûr je boudais à chaque fois, frustré de ne pas pouvoir explorer comme je le voulais. Bien sûr, je tentais ma chance à chaque nouvelle journée qui commençait et à la force de ma volonté, je pus enfin passer une journée complète avec mes parents.
Je découvris donc qu'ils travaillaient en tant que domestiques dans le palais. Ce n'était pas n'importe lesquels, c'étaient ceux que le roi Kistuné avait choisi personnellement pour qu'ils soient à ses côtés pour satisfaire ses besoins, quels qu'ils soient. Ca pouvait aller de lui servir à boire et à manger, le ventiler à porter des messages ou tout simplement rester en chat pour se faire caresser. J'éprouvais une certaine admiration pour eux, je voulais leur ressembler, avoir ce privilège que tout le monde jalousait. Mais en attendant ce jour, je devais rester au loin à les observer, garder par une nourrice. C'était une Neko assez âgée appelé Tama; elle gardait d'autres enfant de notre race et ceux ci étaient assez réticent à mon égard... Comme l'avais dit Mère, j'étais différents des autres, j'étais le seul qui avais une forme humaine parfaitement maîtrisée. Beaucoup m'évitaient et d'autres, bien moins délicats, me traitaient de vieux matou. Je passais donc mes journées seul à attendre et regarder par la fenêtre la venue de mes parents...

Un an s'écoula et avec l'arrivée de mon troisième printemps vint aussi le moment d'aller à l'école. Une nouvelle source d’excitation qui se profilait... La lecture et l'écriture m'ont révélé de nouveau sentier encore inconnus jusque là. De nature vraiment très curieux, j'adorais les études, j'adorais apprendre tout simplement... Mais ce n'était pas la seul chose; une autre 'passion' se développa assez rapidement : celle de fureter partout dans mon entourage. J'aimais enquêter sur les relations que les gens avaient entre eux, connaitre les derniers ragots et rumeurs qui couraient et essayais d'avoir toujours le fin mot de l'histoire avant tout le monde.
Ce devint rapidement mon plus gros défaut et me fit taper sur les doigts à plusieurs reprises aussi bien par mes parents que par d'autres personnes. Chaque journée commença à suivre le même schéma : d'abord j'accompagnais mes parents au travail, puis j'allais à l'école pour enfin finir chez Tama où je faisais mes devoirs avant de me poser au bord de la fenêtre avec un livre que j'avais emprunter à notre instituteur. Je passais tout mon temps chez elle à lire, laissant les autres enfants jouer dans leur coin. Deux ans s'écoulèrent et un jour je revins avec un livre expliquant l'histoire de chaque terre de Black Rose. Une fois finis, je posai l'ouvrage sur les genoux en soupirant avant de regarder le paysage, mélancolique. Tama me vit et vint s'asseoir vers moi.

Tama : -Que t'arrive-t-il mon petit Akura ?
Akura : -Dîtes Tama, vous avez déjà voyagé ?
Tama : -Dans ma jeunesse oui mais aujourd'hui je préfère rester au calme à Fantasia. Pourquoi cette question ?
Akura : -Je rêve de voyager moi aussi... Je veux connaitre tout de ce monde et n'avoir aucune entrave, être libre...
Tama : -C'est un jolie rêve mon enfant mais fais attention à ne pas trop t'attacher à des chimères...
Akura : -Je sais bien...

Elle avait raison et je le savais très bien. Il y avait très peu de chance pour que moi, simple fils de domestique puisse faire autre chose que de continuer dans la lignée de ses parents. Malgré tout, je ne pouvais me résoudre à abandonner cette idée. Je voulais voir le monde extérieur, l'inconnu était quelque chose de si... amusant ! J'avais une cible bien précise dehors : Mistila. Une terre sauvage, foulé par très peu de personne et conquise par une seule race : la notre. On parlait d'un trésors cachés, de créatures dangereuses, de touristes égarés ou trop curieux disparaissant... Tout ça était si excitant ! Je continuai à rêvasser un long moment jusqu'au moment où se fut mes géniteurs qui vinrent me chercher.
Nous rentrâmes ensemble et attaquâmes le dîner. C'était de la truite grillée avec du lait, mon plat préféré ! Pendant le repas mes parents abordèrent le sujet.

Ran : -Mon chaton, Tama nous a parlé de ton rêve, est-ce vrai que tu veux voyager dans le monde entier et vivre sans entraves ?
Akura : -Et bien...
Haku : -Tu peux nous parler, nous sommes tes parents.
Ran : -Oui, explique nous.

Après un petit moment d'hésitation, je finis par tout leur dire, presque honteux de voir si grand alors que mon avenir était déjà tout tracé. Quand j'eus fini, il eut un grand moment de silence. On termina le repas rapidement et ma mère reprit.

Ran : -Il est vrai que Tama a eut raison de te dire de ne pas t'attacher à des chimères...
Akura : -Oui je sais je finirai sûrement comme vous..
Ran : -Mais je n'ai pas finis petit chenapan ! J'allais dire que si c'était ce que tu désirais réellement, nous n'avons pas raison de te mettre des barrières.
Haku : -Elle a raison, si tu as la volonté de réussir il n'y a pas de raison que tu échoues. Accroche toi à tes rêves et réalise les, tu as notre bénédiction.

J'étais un peu surpris par leur réaction mais avec le recul je me rendis vite compte que ce n'avait rien d'étonnant. J'ai toujours été comme ça, fixant l'extérieur comme si j'étais prisonnier. Il était donc normal que mes parents remarquent ce comportement... Je les remerciai et commençai à sortir de table. Mon père se leva à son tour et m'arrêta.

Haku : -Cependant tu dois devenir plus fort. Le monde n'est pas tout rose dehors tu sais. Tu devras te battre aussi bien physiquement que moralement.
Akura : -Il y a des gens méchants ?
Haku : -Et pas qu'un peu. Je ne peux pas t'enseigner la magie mais je connais le combat et je peux t'apprendre les bases.
Akura : -Oh oui ! Apprends moi tout ce que tu sais papa !

Mon père était ravis de voir mon enthousiasme et ma mère semblait heureuse de cette situation. Il commença donc à m'apprendre comment me battre les jours suivants à chaque fois qu'ils revenaient du travail.
Ce fut ainsi que je commençai à préparer le long périple de ma vie...


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MessageSujet: Re: Une boule de poil pas comme les autres   Dim 25 Jan - 16:08




Les années s'écoulèrent paisiblement sans aucun incidents majeures. Bien sûr, il y eut des altercation avec plusieurs enfant de mon âge mais grâce à l'enseignement au combat de Père, je pus toujours me défendre sans problème. Ce dernier profitait de ses jours de repos pour me faire visiter le continent de Fantasia. Nous faisions des sortes de 'camp de survie' durant lesquels il m'apprenait comment vivre en parfaite autonomie dans la nature. Le soir il m'entraînait au combat et cette fois ci, nous usions de toutes les formes qui nous étaient disponible : humaine, féline et hybride. Il n'y avait aucun moment durant ses entrainement où je pouvais récupérer mes forces. Père était sans pitié, me rabâchant sans cesse que mon adversaire n’épargnera pas ma vie dans un véritable combat. Il m'enseigna le lancé de couteau et de dagues, choses dans laquelle j'excellais pour une raison qui m'échappe encore.
Je grandis donc en suivant un rythme fou qui poussait chaque jour un peu plus loin les limites de mon corps. Je n'étais pas une armoire à glace mais ma force et mon endurance n'était plus à prouver. En parallèle, j'étudiais avec encore plus de ferveur, avalant un à un les livres de la bibliothèque impérial. Lors de mes dix ans, alors que je sortait de la salle de lecture, je me heurtai à quelqu'un qui tomba par terre.

??? : -Aïe !
??? : -Mon prince, vous allez bien ?
Akura : -Et moi on m...

Lorsque je relevai la tête, mes yeux s’écarquillèrent. Devant moi se tenait le prince de Fantasia, Sora. Il était âgé de quatre ans à l'époque et était accompagné de sa nourrice Saryta. Je mis un moment avant de retrouver la parole. Dès que ce fut le cas, je m'excusai platement en demandant pardon. Le petit Kistuné me sourit avec une innocence pure.

Sora : -C'est pas grave ! Tu t'appelles comment ? Et qu'est-ce que tu es ?
Akura : -Je m'appelle Akura... votre majesté... heu.. sire... heu... mon prince. Je suis un Neko.

La panique me gagna et ma tignasse se mit à changer une fois de plus de couleur, prenant celle du mur comme pour essayer de camoufler ma honte. Au lieu de me gronder le petit garçon s'approcha de moi, les yeux pétillant. Il me fit signe de baisser la tête et j'obéis avec une certaine réticence. Il approcha la main de mes cheveux et les passa dedans. Il va se moquer et me frapper comme tous les autres, sauf que je pourrai rien faire...

Sora : -C'est trop marrant tes cheveux ! Tu fais comment ?
Akura : -P...pa...Pardon ?
Sora : -Tes cheveux ! Ils changent de couleurs c'est trop bien ! Dis moi comment tu fais !
Akura : -Et bien j... je... je sais pas, ça se fait tout seul...
Sora : -C'est trop bien ! Moi aussi je veux faire ça Saryta !
Saryta : -Vous ne pouvez pas mon prince, Akura est le seul à pouvoir le faire à ma connaissance.
Sora : -Oh... c'est dommage... Tu faisais quoi ici ?
Akura : -Je... je venais étudier...
Sora : -Moi aussi ! Mais j'arrive pas encore à lire les livres compliqués... Dis Akura, tu veux bien m'aider la prochaine fois ? Tu serras comme mon professeur pour apprendre à lire !
Akura : -Je ne sais pas si je peux avoir cet honneur...
Sora : -On se débrouillera ! Je veux te revoir demain à la même heure ici ! On lira ensemble !

Il s'éloigna, suivit de prêt par sa nourrice. Quand il fut assez loin, je pus enfin me détendre. Rencontrer le prince de Fantasia ici même, quelle drôle de coïncidence... Je pris de grande bouffée d'air pour tenter de calmer l'océan de mes émotion et reprendre une couleur de poils normal. J'y parvins au bout de dix minutes et je repris le chemin pour le retour à la maison. Mes parents n'étaient pas encore rentré, ce qui m'arrangeait. J'en profitai pour me mettre en tailleur et méditer jusqu'à leur retour. Je devais apprendre à maîtriser mon esprit pour maîtriser ces maudites touffe de cheveux...
Quand mes géniteurs arrivèrent, je sortis de ma trans et les accueillit avec le sourire. Cependant mon père me gronda.

Haku : -Pourquoi n'étais tu pas chez Tama ? Nous étions mort d'inquiétude !
Akura : -Mais papa... Je n'ai plus besoin d'une nourrice ! Je suis assez grand pour rentrer ici seul !
Ran (mettant un main sur l'épaule d'Haku) : -Chéri, il a raison. A dix ans, il n'a plus besoin de quelqu'un pour le surveiller...
Haku : -Si tu t'y met aussi...

Elle lui lança un regard ferme et autoritaire tout en gardant un visage remplit de douceur. Père capitula et soupira.

Haku : -J'ai compris... J'irai prévenir Tama demain que tu n'iras plus chez elle.
Akura (lui sautant au cou) : -Merci papa ! Et puis j'ai fait une drôle de rencontre aujourd'hui...
Haku : -Ah bon?
Akura : -J'ai vu le prince de Fantasia !

Ils en tombèrent des nues. Un silence s'installa dans la pièce et ils mirent un certain temps à reprendre la discussion. Je leur expliquai ce qui c'était passé et quand j'eus fini, Mère prit un air ravis et enjoué.

Ran : -Mais c'est merveilleux ! Accepte sa demande et va lui apprendre à lire !
Haku : -Elle a raison ! Tu n'es pas notre fils pour rien ! Tu n'as même pas commencé à travail avec la famille royale que tu rencontre déjà le prince !
Akura : -Mais... mais je veux pas finir ma vie au palais...
Ran : -Tu pourras quitter ta fonction si un jour tu te décides vraiment à partir. En attendant, profite de cette occasion !

Elle avait raison, même si je voulais voyager et découvrir le monde; je devais quand même me préparer dans l'éventualité où je ne partirai pas. Je décidai de suivre leur conseil et d'aller dès demain à la bibliothèque avec le Prince.

Ran : -Je pars faire à manger, ça serra prêt dans une demi heure à peu près.

J'en profitai pour faire mes devoirs et quand j'eus fini, je me dirigeai vers la cuisine. J'entendis alors un bruit métallique heurtant le sol ainsi que mon père traverser rapidement la pièce. La porte étant entrouverte, j'observai la scène. Ma mère était par telle au milieu des casseroles et des louches, toussant à ne plus en finir. Père lui frottait le dos et la soutenait du mieux qu'il pouvais.

Haku : -Ne t'inquiète pas, ça va aller... Tiens le coup, les médecin trouveront un moyen de guérir la reine et toi par la même occasion...
Ran (entre deux quintes de toux) : -Ne t'approche pas de moi ! Je ne veux pas que tu sois malade aussi !
Haku : -C'est déjà trop tard, nous sommes tous les deux contaminés. Il faut juste que nous faisions attention à ne pas transmettre la maladie à notre chaton aussi...
Ran : -Oui... Il est trop jeune pour mourir. Nous ne devons pas non plus lui dire pour nous...
Haku : -Oui... Allez reprends toi avant qu'il n'arrive...

Mes parents vont mourir ? Cette pensée me foudroya sur place...


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MessageSujet: Re: Une boule de poil pas comme les autres   Dim 8 Fév - 1:29





Quand j'eus pris conscience de cette fatalité, je compris enfin que la vie n'était pas que jeu et bonheur. Mes parents étaient condamné et on ne pouvait rien faire pour eux. Je partis m'enfermer dans ma chambre et je pleurai toute les larmes de mon corps, étouffant mon chagrin dans mon oreiller pour ne pas alerter mes géniteurs. Quand ce fut finit, je me repris en main et verrouillai ma peine au plus profond de mon cœur. J'essuyai mes larmes et descendit à la cuisine où le repas était désormais prêt. Je m'installai sans rien dire à me place et commençai le repas dans un silence religieux. Mes parents étaient un peu perturbés de me voir si calme mais ils choisirent de ne pas poser de question à mon plus grand soulagement. Nous nous couchâmes juste après et la nuit se passa sans événement majeure. Le lendemain étant samedi, je partis à la bibliothèque pour aider le prince comme convenu. Je n'étais même pas stressé, à vrai dire je ne ressentais rien. J'étais une coquille vide, encore sous le choc de la nouvelle d'hier soir. Ma tête bouillonnait de question auxquelles je n'avais pas de réponse. Quand j'arrivai sur le lieu de rendez-vous, Sora était déjà en train d'attendre avec Saryta. Il me fit signe de la main et se précipita vers moi.

Sora : -Bonjour monsieur le Chat !
Akura : -Bonjour mon Prince. Bonjour Saryta.
Saryta : -Bonjour Akura.
Sora : -Je suis content que tu aies accepté de venir étudier avec moi !
Akura : -C'est vous qui me faite un honneur mon Prince.
Sora : -Assez discuter, on y va !

Il m'attrapa par le bras et me traîna au milieu des longues étagères de livres, en pris quelques uns au passage puis s'assit à un table isolée du reste de l'endroit. Sa joie et sa bonne humeur me fit oublier l'espace d'un instant la tragédie qui régnait dans ma famille. Alors qu'il lisait des livres sur l’acupuncture, j'en profitai pour feuilleter un traité sur la médecine. D'après ce que j'ai entendu et compris, la reine était atteinte de tuberculose, donc mes parents devaient l'être aussi. Je cherchai un éventuel remède mais d'après l'ouvrage, il n'en existait pas. Quelle déception ce fut quand je compris ça... Alors que je m'assombrissais un peu plus, je sentis un petite tête derrière mes épaules qui épiait mes faits et gestes.

Sora : -Qu'est-ce que tu lis ?
Akura : -Un livre sur la médecine...
Sora : -Pourquoi tu lis ça ?
Akura : -Mes parents sont malades...
Sora : -Comme ma maman ! Mais tu sais c'est pas grave, les docteurs ils peuvent soigner tous le monde !

Pas cette fois ci... avais-je envie de lui répondre. Je choisis de ne rien dire pour ne pas briser sa candeur enfantine. Je refermai le livre et le rangeai. Nous continuâmes à lire une bonne partie de l'après midi puis nous nous nous quittâmes juste avant le repas du soir. Quand je rentrai, mes parents étaient tous souriant, attendant mon retour avec impatience pour leur raconter ma première après midi avec le Prince. J'enfilai mon masque de chaton tout joyeux et leur décris dans les moindres détails la journée. Ils furent heureux de constater que tout ce passait bien pour le moment. A la suite de ça, mon père m'emmena en dehors de la ville pour m'entraîner comme de coutume.
Un an s'écoula comme ça et l'état de mes parents empira. Ils essayaient de le cacher mais ce n'était plus un secret ; tout le palais était au courant désormais. Nous avions été mis en quarantaine afin d'éviter de contaminer d'autre gens, ce qui eut pour effet d'accentuer encore un peu plus le fossé entre moi et les autres Chats... Sora et moi même finîmes par devenir bon camarade et nos moment passés ensembles étaient une parenthèse dans le lourd fardeau que la maladie de nos parents nous imposait. Nous en parlions souvent, ce qui nous servait de thérapie. Mes procréateurs moururent un an plus tard quand j'avais 12 ans. Ma mère fut la première à partir, suivit de mon père quelques mois après. Je me suis retrouvé seul dans une maison bien trop grande et vide.
Mon ancienne nourrice me rendait souvent visite afin de voir si tout allait bien et s'occupait de moi du mieux qu'elle le pouvait. Avoir des enfants à garder et un jeune adolescent à prendre soin, ce n'était vraiment pas facile pour elle. Je repensai à mon rêve d'enfance, celui de voyager et pris d'une envie folle, je compris que plus rien ne m'attachais ici au palais à part Sora. Je décidai de lui en parler le lendemain.

Akura : -Sora, je compte partir voyager, je vais devoir te laisser seul...
Sora : -Oh, pourquoi ne veux tu pas rester ? Nous t'accueillerons avec grand plaisir au palais !
Akura : -J'ai toujours eu envie de voyager en dehors de Fantasia et maintenant que mes parents ne sont plus, plus rien ne m'en empêche...
Sora : -Tu vas donc m'abandonner aussi...
Akura : -Ce n'est qu'un au revoir, je suis sûr que nous nous reverrons un jour ou l'autre
Sora (se renfrognant) : -J'espère que tu mens pas...

Je lui souris en lui promettant de le revoir un jour. Je rentrai chez moi et pris un baluchon dans lequel je mis le stricte nécessaire, soit des rechange, un peu de nourriture et de l'argent que mes parents m'avait laisser. J'étais désormais prêt à prendre les routes à peine âgé de douze ans. Je pris une semaine pour vendre la demeure familiale et quand ce fut le cas, je rendis une dernière visite à Tama.

Tama : -Es tu sûr de vouloir partir aussi tôt ? Le monde externe est dangereux tu sais.
Akura : -Je suis décidé et résolu, rien ne me ferra changer d'avis
Tama (souriante) : -Tu me rappelles mes années de jeunesse... Si tu sais ce que tu fais, alors va. Voyage et découvre tout ce qui t'as toujours intrigué. Sois prudent et sache que tu seras toujours le bienvenu chez moi.
Akura : -Je te remercie pour tout ce que tu as fais pour moi. Prends soin de toi.
Tama : -Oh, ne te fais pas de soucis pour une vieille Chatte comme moi. As-tu déjà une idée d'où aller ?
Akura : -Je vais déjà parcourir Cristal puis je descendrai sur le continent.
Tama : -Je vois... Bonne route et que la chance soit avec toi.

Elle m'embrassa sur le front en me donnant sa bénédiction puis je sortis de chez elle. Je quittai rapidement le palais puis je commençai par me dirigeai vers Gakui. Tout se déroula merveilleusement bien les premiers mois mais un mal familier me rattrapa de façon inattendu...


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Akura
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MessageSujet: Re: Une boule de poil pas comme les autres   Lun 9 Fév - 19:02




Grâce aux camps de survis que je faisais avec mon père, je n'eus aucune difficulté à vivre dans les dangereux bois de Gakui. Maintenant que j'y pense, je n'avais pas choisi simple comme première destination... Les bois du pays s'étendaient à perte de vue et grouillait de carnivores assez dangereux. Les Elfes y habitent mais seuls eux savent où se situe leurs villes et villages. J’éraie quelques semaines puis je finis par rencontrer un longue oreille. Il s'appelait Doriel et n'avait qu'une centaine d'année, ce qui est relativement jeune pour sa race. Je l'ai croisé au bord d'un lac alors que je campais. Il venait se laver et se purifier dans l'eau clair, baignée des rayons lunaires. Ma race étant pacifique elle aussi, nous nous sommes naturellement rapproché pour faire connaissance. Après une bonne nuit de discussion, il me guide jusqu'à chez lui.
Pendant l'heure de marche, je n'ai longtemps vu que des arbres. Au fur et à mesure que nous progression, le décors changeait. Les feuillues prenaient des formes étranges, formaient des ponts, des toits, des murs, des maisons... Mes yeux s'écarquillèrent et mon cœur battait la chamade ; tout était si nouveau, si merveilleux, si... irréel. Avant même que j'eus le temps de m'en rendre compte, nous étions en plein cœur de la ville principale des Elfes. Tout était si calme et bruyant à la fois. C'est une sensation difficile à expliquer... Le seul bruit qui règne dans la cité est celui des oiseaux ou du chant des Elfes. Une douce mélodie flottait en permanence dans l'air, provoquant une sensation de bien être et de détente absolue. Leurs maisons étaient incrustées dans les arbres et se fondaient dans le décors. Cette curiosité architecturale retenu d'ailleurs mon intention au point que je ressentis le besoin de poser la question à mon guide.

Akura : -Comment faites vous pour construire vos maisons ?
Doriel : -Nous ne les construisons pas, nous chantons aux esprits de la nature et nous leur demandons de faire pousser l'arbre de telle ou telle façon.
Akura : -C'est magnifique...
Doriel : -Et ce n'est pas fini, suis moi.

Il m'entraîna à travers chemins, zigzagant entre les villageois tantôt occupé à danser, à chanter, à sculpter, à peindre... Tout le monde respirait le calme et la tranquillité. Il me guida jusqu'au centre de la ville et ce que je vis me cloua sur place. Devant moi se tenait un arbre gigantesque, sa cime devait caresser les nuages, sa circonférences étaient telle que plusieurs centaines de personnes n'aurais pus en faire le tour et ses racines sortaient de terre. Une drôle de sensation en émanait mais ce n'est que plus tard que j'ai compris que c'était son aura. Cet arbres était plus vivant que n'importe lequel de ses congénère. Voyant mon air scotché, Doriel ne pus qu'éclater d'un rire cristallin. Quand il s'en remit, il s'expliqua.

Doriel : -Voici l'Esprit des arbres. Nous ne connaissons pas son âges exact mais nous pensons qu'il existe depuis la création de la terre. Nous autre les Elfes, le protégeons. Chaque arbre qui pousse sur  Black Rose est directement relié à lui comme le serrait des enfants.
Akura : -Il est... Vivant ?

Mon compagnon rit encore une fois devant mon innocence et mon inculture.

Doriel : -Chaque plante est vivante dans ce monde. Elles ont toutes leurs émotions, leurs sentiment mais vivent avec un rythme décalé par rapport au notre.
Akura : -Pardon, je savais pas...
Doriel : -C'est pour apprendre que tu voyages non ? Ce n'est pas une honte de ne pas savoir.
Akura : -C'était quand même une question idiote...
Doriel : -Pas tant que ça. C'est un Esprit, il est donc beaucoup plus fort et 'vivant' pour reprendre ton expression que tous les autres. Nous avons justement une fête de prévu en son honneur demain soir, veux tu y participer ?
Akura : -Je n'oserai pas venir déranger une cérémonie si importante...
Doriel : -Tout le monde est le bienvenu ici tant qu'il n'a pas de mauvaises intentions.
Akura : -Loin de moi cette idée...
Doriel : -Alors c'est réglé, viens !

Il me saisit délicatement par le bras et me traîna une fois de plus à travers la ville. Cette fois ci, nous partîmes un peu à l'écart du centre pour atteindre la périphérie. Quand nous nous arrêtâmes, un grand chêne se tenait devant nous avec une porte en plein milieu du tronc. Doriel m'expliqua que c'était sa demeure et m'invita à rentrer chez lui. Quand je passai l'entrée, une nouvelle surprise m'attendait. Comme il me l'avait expliqué, tout était créé à partir de l'arbre, les meubles, le sol, les murs, le plafond... absolument tout. Quand je posai ma main sur la table, je pouvais sentir la sève couler dans ses veinures. Je m’émerveillai une fois de plus devant tant d'inconnu et ce fut encore Doriel qui me tira de mes rêveries.

Doriel : -Je suis désolé mais je n'ai pas de lit supplémentaire, je te laisserai le miens et j'irai dormir à la belle étoile.
Akura (secouant la tête) : -Pas besoin, je dormirai sur toi si ça te dérange pas.
Doriel : -Ce n'est pas contre toi mais je n'ai pas envie d'avoir un bon poids sur moi en dormant !
Akura : -As-tu oublié que je suis un Neko ? Tu peux supporter le poids d'un chaton je pense ?
Doriel : -En effet j'avais oublié... Dans ce cas, tout va bien !

Nous passâmes la nuit au calme, bercé par une douce mélodie qu'une jeune Elfe chantait un peu plus loin. A peine le soleil avait il montré le bout de son nez que nous étions réveillé. Je me sentais bien, et étrangement reposé. Mon hôte expliqua que c'était grâce à la magie environnante, nos corps se relaxaient et récupéraient beaucoup plus vite. Il me fit découvrir le restant de la ville dans la journée et vers la fin d'après midi, il m'abandonna d'un seul coup sans donner plus d'explication, si ce n'est un lieu de rendez-vous pour ce soir. Je fis donc un tour seuls au milieu des Elfes surexcités. Ils étaient dans un état d'euphorie, heureux de la fête de ce soir. Je jouai un moment avec des enfants Elfes puis quand vint l'heure des retrouvailles avec Doriel, je me dirigeai au point de rendez-vous qui se situait juste devant l'Esprit des arbres. Quand j'arrivai, il était déjà assis sur une racine avec quelque chose dans les mains. Il me sourit quand il me vit et descendit avant de me tendre ce qu'il tenait. Je remarquai que c'était un arc fraîchement sculpté. La corde était juste comme il le fallait, pas trop souple ni trop raide. Le corps de l'objet quand à lui était parfaitement adapté à ma morphologie ; de joli motifs l'ornaient, représentant des Elfes et des félins. C'était un chef-d’œuvre, il n'y avait pas de doute la dessus.

Doriel : -Tu m'as dis être doué pour les lancer de projectile et le tir à l'arc. Ceci est mon cadeau pour ta visite chez nous.
Akura : -Je... Je ne peux pas accepter un tel cadeau !
Doriel : -Ne fais pas d'histoires ! C'est un cadeau et une preuve de notre rencontre et de l'amitié de nos races. Accepte le, je l'ai sculpté exprès pour toi cet après-midi. Peut importe les flèches que tu utiliseras, elles ne rateront jamais leur cible et causeront des blessures runiques qui ne se refermeront pas aux être maléfiques. Voici un carquois et des flèches elfiques.

Il me tendit les objets qui étaient tout aussi bien décoré que l'arme. C'est avec une émotion certaine que je pris les présents et m'inclinai en guise de remerciement.

Akura : -Rien de ce que je pourrai dire ne pourrait exprimer ma gratitude.

Alors que je prononçai ses paroles, mes cheveux reprirent leur bal des colorations sans que je m'en rende compte, ce qui étonna mon interlocuteur.

Doriel : -Ne dis rien alors. Mais... Tes cheveux... C'est normal ?
Akura : -Ah, excuse moi je ne peux encore rien y faire, je suis né comme ça. Mon pelage change de couleur suivant mes émotions... Je n'arrive pas à le contrôler...
Doriel (m'ébouriffant les cheveux) : -C'est étrange mais c'est amusant ! Allez viens, la fête va commencer.

Des musiciens avaient commencé à se mettre en place et pour une fois, seul leur musique flottait dans les airs. Nous fîmes la fête trois jours durant, dansant, chantant à ne plus en finir, entraîné par la magie elfique. La fatigue ne se faisait même pas sentir et ce n'est que quand la lassitude nous gagna que nous nous arrêtâmes. Je restai encore un jour de plus, m'entraînant avec mon arc avant de reprendre mon voyage. Doriel m'accompagna jusqu'à la frontière de Gakui et c'est là-bas que nous nous dîmes au revoir. Il me sera avec vigueur dans ses bras.

Doriel : -Ce fut un plaisir de t'avoir rencontré jeune Chat.
Akura : -Ce fut un plaisir pour moi aussi, j'ai vécu de choses merveilleuses chez vous.
Doriel : -Et tu en vivras d'autres encore plus belle, où comptes tu aller maintenant ?
Akura : -Je pense partir vers Opale puis me diriger vers Emeraude. Je ne suis pas encore assez fort pour m'aventurer seul à Rubis ou Geai.
Doriel : -N'étais tu pas sensé aller à Celestia ?
Akura : -Seul les idiots ne changent pas d'avis !
Doriel (souriant) : -Évidemment... Allez bon voyage, que ta quête se déroule sans embûche !
Akura : -Que que ta vie et celles des tiens soit à jamais aussi paisible que maintenant !

Je partis, lui faisant signe de la main et reprit mon périple. Je me dirigeai vers un embarcadère situé à l'Est de Gakui et pris le premier transport disponible avec l'argent que mes parents m'avaient laissé. Je gardai un œil attentif sur mon arc qui semblait vraiment attiré l'attention... Le trajet dura deux jours puis nous débarquâmes sur le continent. Je me mis à tousser, ayant un peu de mal au changement brusque d'atmosphère...


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