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 Cette cité souviens-toi en [Un seul chapitre]

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MikiAA
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MessageSujet: Cette cité souviens-toi en [Un seul chapitre] Dim 17 Jan - 0:00

Black Rose est un monde cruel, chacun le sait sur cette terre impitoyable, hélas...
Rares sont ceux n'ayant pas été témoins d'un drame dans leur vie, les humains sont loin de cette exception.
Chassés, humiliés, dévorés, nous autres créatures pitoyables sommes venus au monde comme faire-valoir face aux autres grands de ce monde qui ont eu la chance de naître autrement.
J'ai conscience que la race humaine n'en a plus pour longtemps ici, peut-être serais-je la dernière survivante de cette espèce faible sans aucune force, nul ne peux me répondre à cela.
Cette cité où je vis en est la preuve, Arkadia, ville cachée au fin fond des montagnes de Parta, près des maras qui nous convoitent depuis quelques années déjà.
Survivre est le mot qui vient aux lèvres de tout ses habitants, nous dissimuler au reste du monde est notre destin, croire en ses rêves est un mensonge dans nos esprits...
 
Mais ça me va.
Si je dois mettre ma vie à protéger les Arkadians, alors je le ferais.
Depuis ma naissance je nous aient vu moi et mon peuple fuir chaque recoins de Black Rose, depuis sept ans maintenant nous avons trouvé refuge à Parta, s'il faut que je me batte pour préserver le peu qu'il nous reste, alors je dévouerais ma lance à cette cause...
 
Casiopé *grognant entre ses dents*: Je donnerais bien ma maison et mes cinquante pièces d'or pour vivre normalement...
Jadina: Cesse donc de te plaindre vieil homme, tu me donne presque mal à la tête.
Casiopé: Impossible gamine, j'ai besoin de me plaindre vingt-six fois dans une journée pour que mon cerveau ne se dérègle pas!
 
Je me souviens de cette époque. J'avais vingt-cinq ans, mon oncle, souverain d'Arkadia m'avais nommée capitaine de la garde en vue de ma grande détermination et ma capacité à ne jamais abandonner. Casiopé était un des plus vieux soldats de celui-ci, sa vieillesse et ses cicatrices témoignaient de ses nombreuses fuites à travers Black Rose, après un passage à Finalo, il avait perdu ses deux enfants et sa femme alors il vivait seul au-dessus d'une taverne de la cité. Il n'étais pas méchant, loin de là, mais il était juste réputé comme étant l'homme le plus grincheux d'Arkadia, il fallait se frotter à son air bougon pour devenir son ami. Etant jeune soldate il est devenu mon tuteur et aussi un de mes plus proches amis.
 
Je m'entraînait dans le jardin du château avec ma lance de bois, devenue bien fragile avec tous mes entraînements, Casiopé était comme à son habitude en train de fumer sa pipe adossé contre une poutrelle.
Mais un élément imprévu interrompait mes coups répétés sur le mannequin de combat.
Un de nos soldats haletait dans les couloirs, courant vers nous avec une expression fatiguée, sa voix était bien irrégulière il avait du courir depuis un moment. 
 
Soldat: Mademoiselle Jadina... *soufflant* Huf... un vol à encore eu lieu dans le quartier ouest de la ville, cinq de nos hommes sont déjà sur place mais le voleur se défend bien... Devons-nous appeler plus de soldats?
 
Je me massais le front en soupirant, je savais très bien de qui il s'agissait, hélas.
 
Jadina: Non j'y vais moi-même, merci vous pouvez disposer.
Soldat: Je vous remercie.
 
Casiopé étouffait son petit rire discret sous son gantelet et ses yeux rieurs m'envoyaient milles messages.
 
Jadina: Qu'on m'apporte mon cheval, je part à l'Ouest.
Soldat: Tout de suite.
 
Je chevauche ma monture et commande à ce qu'on ouvre la porte, donnant un coup aux flancs, je m'élance à travers les ruelles de notre cité cachottière. Les enfants me sourient, les femmes me saluent et les hommes me souhaitent bonne chance, eux aussi savent de quoi il s'agit, je suis sûre que même ceux qui se sont fait dérobés leurs biens l'ont pris avec le rire car il savait que j'allais arriver au galop pour leur offrir encore et toujours le même spectacle...
 
???: Jadi'! Jadi'!
 
Je tourne la tête vers la gauche où j'entend avec discernement cette petite voix aiguë bien insupportable en temps normal. Vitani ma plus jeune cousine de douze ans aidait des habitants à dégager un passage qui bloquait les riverains, c'était un stalactite à l'intérieur de la montagne qui s'était écrasé au sol dans une rue.
Je tire les raines en arrière, arrêtant ma monture dans sa course.
 
Vitani: Tu pourra passer chez Lavi pour moi? J'ai oublié mon épée chez lui.
Jadina: Tu n'avais qu'à y penser toi-même! Je n'ai pas le temps Vita'!
 
Ne lui laissant pas le temps de répondre je me relance une nouvelle fois. Vitani fait elle aussi partie de la garde bien qu'elle soit encore au stade des jeunes recrues elle montre également une détermination dans son travail presque égale au miens quand j'avais son âge, cependant son étourderie et son esprit d'enfant qui ne s'est pas encore tout à fait effacé font d'elle une victime idéale pour l'ennemi, je ne cesse de la réprimander pour ses actions puériles, bien que je l'aime beaucoup...
Mais je sors vite de ma pensée, constatant que j'arrive à l'Ouest. Les riverains font cercle autour de moi.
 
Jadina: Gardez mon cheval s'il vous plaît.
 
Je m'inclinais en leur priant ma requête, ce qu'ils faisaient sans sourciller. Ma lance de bois que j'utilisais à l'entraînement ne m'est d'aucune utilité, ma lance bleue sera mon arme.
Seul objet magique de notre citadelle, mon oncle me l'a ramené d'un voyage exceptionnel d'Aude, d'après ses dires cette lance fut crée à partir de larmes de sirènes.
Soudain en levant la tête, une femme toute de rouge vêtue viens de se défenestrer en haut d'un immeuble, rentrant dans un autre en face, un sac sur son dos, la foule hurle de rire, je fulmine et cours dans la ruelle jalonnant l'habitation.
 
Jadina *pensant*: Celle-là, elle m'en aura fais voir de toutes les couleurs...
 
Alors que celle-ci s'apprêtait à sortir à nouveau, je profite de la situation et m'élance sur elle, me défenestrant au passage dans cette même maison, où à califourchon sur cette femme, je la plaque au sol, tirant son bras droit en arrière pour la paralyser.
 
??? *hurlant de douleur*: Wouaiiiiillle!!! Jadi'! Jadi' Arrête tu me fais mal au cheveux bordel!!
Jadina: Circée, combien de fois vas-tu encore voler aux Arkadians?! Tu es une princesse bon dieu! Alors cesse de te comporter en roublarde, tu ferais mieux d'aider notre oncle à gérer la cité!
Circée: Râââh la ferme...
 
Circée est la troisième, de dix-sept ans. Bien qu'étant concurrente à la place de futur suzeraine d'Arkadia avec moi, Vitani et ma dernière cousine, elle est celle qui a le moins de chance de se faire couronner par son influence de petite vaurienne, mais malgré tout elle est aimée du peuple par sa joie de vivre et sa vie qui illumine la cité. Cela fait un moment mais elle a commencé ses tics de cleptomane lorsque nous étions chassés des plusieurs pays, pour subsister et faire vivre les siens, elle volait tout le temps, tous les jours les autres races, mon oncle et moi-même passions notre temps à la disputer par ses actes non-nobles mais au fond de nous, nous étions redevables de ses actions pour notre survie.   
 
Enfant: Mademoiselle Jadina est-ce que mademoiselle Circée a un cerveau?
Circée *furieuse*: Qu'est-ce que tu viens de dire sale gosse?!!
Jadina *souriante*: Et bien... Je crains que oui, mais elle est plus têtue qu'une bourrique!
Enfant: C'est quoi une bourrique?
 
Je posais un genou à terre pour éviter de les effrayer de mon mètre quatre-vingt, appuyant sur le nez du premier enfant en face de moi je lui souri.
 
Jadina: Un animal qui ressemble beaucoup à un cheval mais qui veux toujours avoir raison, même quand il a tord!
Enfant: Alors mademoiselle Circée est une jument stupide?
Circée: MAIS JE VAIS TE DÉFONCER!!
 
Riants en chœur, les trois garnements s'enfuient de la ruelle rejoindre leur parents tandis que je tenais avec fermeté le col de ma cousine qui gesticulait sans arrêt, agacée que je la prenne pour une enfant.
Je range mon sourire radieux pour remettre mon visage sérieux, dévisageant Circée.
 
Jadina: Toi tu rentre avec moi.
 
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Seigneur d'Arkadia: Affirme-tu ce que tu dis?
Soldat: Oui mon seigneur! Nous avons très clairement vu plusieurs fois à des intervalles différentes un homme devant la montagne qui semblait guetter quelque chose!
Seigneur d'Arkadia: Avez-vous pu l'identifier?
Soldat: Hélas, l'homme se trouvait à chaque fois dissimulé derrière un espèce brouillard, mais nos troupes sont certaines d'avoir vu sa silhouette!
Seigneur d'Arkadia: Ne relâchez en rien votre vigilance, je veux cet homme mort s'il se rapproche de notre cité, pour le moment contentez-vous de l'observer...
Soldat: Très bien mon seigneur.
 
Mon oncle semble bien agité ces derniers temps...
Il paraît qu'un individu viens souvent devant la montagne ces derniers temps, il ne bouge pas, il ne fait qu'observer d'après les guetteurs. J'espère tout de même que mon oncle ne va pas se ruiner la santé à se plonger dans son travail.
 
Seigneur d'Arkadia: Jadina, cette histoire m'inquiète ma chère nièce...
Jadina: Si votre pressentiment se fait trop grand offrez moi l'opportunité d'y allez y jeter un oeil.
Seigneur d'Arkadia: Pour le moment rien n'est alarmant, économise-toi.
 
Mes yeux se tournent pourtant vers la porte d'entrée où je vois deux prunelles émeraudes nous observer. Mon oncle fait signe d'entrer. Zeira, ma dernière cousine de vingts ans semble inquiète.
Tenant son ventre de ses frêles mains blanches, ma benjamine nous consulte.
 
Zeira: Arkadia a été repérée?
 
Zeira n'a jamais été une grande guerrière au contraire de moi où de Vitani, de nous quatre c'était celle qui était la plus fragile. A cette période là elle était enceinte de neuf mois déjà, l'enfant pouvait arriver d'un moment à un autre, mon oncle et moi préférions ne pas l’inquiéter de cette soudaine apparition.
L'enfant qu'elle avait eu était d'un soldat très juste dans la garde, je le connaissais bien et je m'étais réjouie de leur union. Très émotive, Zeira pleurait souvent de joie lorsqu'elle pensait à son bébé.
Mon oncle me fit une tape sur l'épaule.
 
Jadina: Un animal certainement, allons marcher d'accord?
Zeira: Bien...
 
Je l'entraînait dans cette décision, lui passant une main sur l'épaule j'emboîtait le pas dans les couloirs du palais. Je constate cependant sa mine toujours préoccupée, elle aussi a connu l'horreur d'être chassée, ses parents furent massacrés par des banshees lors de sa tendre enfance, seule Vitani échappa à ces airs malsains, encore trop petite pour se rendre compte de notre situation.
Tentant de changer de sujet de conversation, je remet mon sourire de grande soeur et m'adresse à elle comme intermédiaire pour la future naissance.
 
Jadina: Il ne devrait plus tarder à arriver non? Vous avez réfléchi à un nom avec Vincent?
Zeira *rayonnante*: Oh oui! On aimerait beaucoup l'appeler Saon! On est tombés amoureux de ce prénom!
Jadina *esquissant un rictus*: Mais c'est un prénom de garçon, qu'est-ce que vous ferez si c'est une fille?
Zeira: On ne s'est pas encore décidés en fait... Mais il y a déjà beaucoup de femmes dans la famille alors Dieu a forcément du nous envoyer un garçon non?
Jadina *riante aux éclats*: Si tu compte sur lui alors n'y place pas toutes tes espérances!
 
Et pour me répondre, elle pouffa de son petit rire féminin tandis que ma gorge de guerrière est déployée.
Mais elle se tut et m'adressa un regard coquin.
 
Zeira: Et toi alors? Toujours pas de mari? Tu vas finir vieille fille Jadi'!
Jadina: Oh tu sais je suis très bien avec ma lance et mes soldats!
Zeira: Et parmi eux tu n'en trouve aucun...?
Jadina: Je crois... Que j'ai toujours été attirée par autre chose que des humains en fait.
Zeira *soupirant*: Si tu reste dans cette optique là tu ne risque pas de te trouver grand chose à Arkadia...
 
Quand on dédie sa lance à la protection de la race humaine on n'a jamais le temps pour ce genre choses hélas. D'autres femmes qui sont aussi à la garde sont célibataires, certaines sont plus âgées que moi.
Notre discussion est interrompue par Casiopé, grognant comme à son habitude.
 
Casiopé: Les femmes, les femmes qu'est-ce que ça gloussent...
Zeira: Bonjour vieil homme.
Casiopé: Bonjour mademoiselle. Votre oncle m'a appelé d'urgence pour que vous, vous prépariez au couronnement. La cérémonie a été reportée.
 
Cette soudaine décision m'avait immédiatement mise la puce à l'oreille, pourquoi notre oncle désirerais-t-il accélérer la cérémonie aussi vite? Le peuple ne doit même pas être mis au courant en plus.
 
Jadina: Mais les Arkadians ne sont pas au courant!
Casiopé: Votre oncle ne m'a pas donné plus de détails mais elle doit se faire dans la plus stricte intimité cette fois. Vos cousines Vitani et Circée ont déjà été prévenues, allons faites de même et allez vous préparer.
 
Zeira et moi nous échangions des regards inquiets, d'abord l'apparition étrange de cette homme qui inquiétait les dirigeants, maintenant la cérémonie de couronnement bâclée pour je-ne-sais quelle raison...
Mais nous, nous hâtons cependant. Je quittais mon armure et ma lance pour enfiler ma robe bleue saphir et ma longue cape de suzeraine, devant la glace de ma chambre, mes doigts passaient sur mon visage reflété puis dans mes courts cheveux bleus nuits que je tirait vers le bas. Après un silence, je les repassaient afin qu'ils soient lisses et propres, je me sentais "féminine" et je repensais à la discussion précédente avec Zeira.
Je n'étais pas faite pour vivre avec une famille, j'allais mourir en combattante, je le savais...
 
Lorsque je sortais, Zeira était aussi prête dans sa robe verte accentuée par le reflet du ventre, souriante. Mains dans la mains nous marchions vers la salle du couronnement où Vitani et Circée étaient déjà dans leur robe jaune et rouge, agenouillée devant notre oncle qui avait le visage bien sombre...
Nous faisons de même mais à la place de la couronne qui devait être posée sur le coussin, c'est un curieux petit boîtier qui m'intéressa.
Notre oncle le prit entre ses mains tandis que les serviteurs qui se trouvaient derrière nous refermaient la porte derrière eux, deux autres encadraient la pièce, les rideaux étaient fermés, tout ceci laissait penser à ce que la cérémonie venait tout juste d'être prévue...
 
Seigneur d'Arkadia: Mes chères nièces... Mes enfantes... Aujourd'hui, vous devrez être toutes les quatre les souveraines d'Arkadia... En protégeant votre peuple, en vous sacrifiant pour lui...
Jadina: C'est notre destin, mon oncle.
Seigneur d'Arkadia: C'est bien... Tendez votre bras, vous quatre, vite...
 
Hésitantes, nous obéissons. C'est alors que notre oncle ouvrit le boitier laissant apparaître une seringue noire avec un étrange liquide violet flottant dans le verre.
Zeira fut la première à reculer son bras, celui-ci garda son attitude effrayante qui laissait petit à petit place à une étrange colère...
 
Seigneur d'Arkadia: Qu'est-ce qui t'arrive Zeira? Vous allez vous passer ce liquide dans votre bras, vous pourrez protéger votre cité avec ça...
Zeira: Qu...Qu'est-ce donc mon oncle?
Seigneur d'Arkadia *esquissant un sourire effrayant*: C'est du sang de démon, si vous, l'injectez dans votre sang vous en deviendrez un et vous serez en mesure de protéger les civils.
Vitani : J… J’veux pas moi ! J’ai peur de ce truc tonton !
Jadina : Vitani arrête de discuter et prend cette seringue !
 
J’avais crié assez fort  pour qu’elle me dévisage avec les larmes aux yeux,  peut être m’étais-je trompée sur son compte, ce n’est encore qu’une enfant, soldate où reine elle ne suffirait pas…
Vitani : Jadi’… Pourquoi tu me gronde ? J’veux pas devenir un démon moi !
Jadina *sévère* : Si notre devoir est d’en être un pour sauver tout le monde, alors je me porterais volontaire.
Seigneur d’Arkadia : Voilà qui est sage Jadina, tends ton bras…
 
Tandis que je remontais ma manche, mon oncle préparait le mélange,  stupéfaites, Zeira, Vitani et Circée m’accusaient de leurs yeux et une intense peur s’emparait également d’elles.
Quelque part au fond de moi, je ressentais un sale sentiment que je déteste, la crainte. La crainte de ne pas contrôler mes futurs pouvoirs et de blesser ceux qui me sont chers. Pour cette raison, je grelottait et mon cœur battait à toute allure chaque seconde me paraissait durer un siècle.
Mais alors que le bout pointu s’approchait de ma veine bleue, un bruit d’explosion retenti  en dehors, dans la cité très exactement…
L’effet fut immédiat, la seringue se stoppa sur la surprise. Circée ouvrit le rideau près d’elle puis la fenêtre et nous, nous arrêtâmes devant l’effroi  du spectacle…
Dehors dans la citadelle, des flammes prenaient possession de chaque maison, chaque habitants qu’elles croisaient se faisaient engloutir, brûlés, partout on entendait des hurlements, des supplications pour qu’on vienne les aider, pour que je vienne les aider.
Circée *inquiète* : Bordel… Est-ce que c’était une explosion… ?
 
Mais autre chose venait nous mettre sur une voie différente de ce que l’on pensait.
D’autres soldats, différents de notre garde utilisaient de la magie noire et tuaient chacun des humains qu’ils croisaient sur leur route en prenant un plaisir machiavélique. Quelques-uns semblaient être de grades supérieurs, leurs pouvoirs étaient bien plus effrayants.
Et parmi ces flammes rouges, une intense énergie noire, aussi obscure que le charbon émanait de cette misère qui nous hypnotisait dans notre désespoir.
Mon oncle lâcha un hurlement, un éclair de folie traversa ses yeux et dans son élan il prit le bras de Zeira effrayée.
 
Seigneur d’Arkadia : INJECTEZ-VOUS CETTE PUTAIN DE SERINGUE NON DE DIEU !!!
Circée n’écouta que son instinct et gifla notre seigneur aussi violemment qu’il en tomba sur la tête au sol, devenant inconscient. Nous n’en croyions pas nos yeux de tous ces évènements.
 
Circée : On s’occupera de lui plus tard ! Il faut aider les civils tout de suite !
Zeira : Vous avez raison ! Allons-y !
Jadina : Zeira tu plaisante j’espère ? Hors de question que tu nous accompagne dans ton état !
Zeira *insistante* : Mais… C’est mon devoir de rei…
Jadina : Tu es enceinte Zeira bordel !! Alors jusqu’à présent tu suivras mes ordres  car tu n’es pas libre de te battre, et tu sais quoi ? Tu n’as jamais été une guerrière  alors tu t’enferme au palais  loin de notre oncle et tu attends qu’on vienne te chercher c’est clair ?!
 
Les larmes aux yeux, elle ne me répondit même pas. Je devais avoir un air trop menaçant pour elle, ce n’est pas la première fois après tout, déjà petites nous, nous disputions souvent et ça se terminait en bagarre, que je gagnais à chaque fois avec ma force…
 
Circée : Lorsque vous aurez fini de parler vous nous rejoindrez ! Moi je me taille, viens Vitani !
Vitani *sous le choc* : Ou…Oui !
 
Ensemble, elles sautent de la fenêtre où elles atterrissent sans encombres  dans les bosquets, je m’apprêtais à partir les rejoindre mais avant cela je retournais à ma chambre où j’enlevais précipitamment ma robe pour me vêtir à nouveau de mon armure et de ma lance… 
Zeira me suivait timidement sans dire un mot et me regardait me dévêtir avec son visage de chien battu.
 
Zeira : Jadina, tu aurais sûrement fait une très mauvaise reine, mais tu es en revanche une très bonne soldate, toujours loyale et prête à aider les autres…
Jadina : Ne parle pas de moi ainsi, je reviendrai saine et sauve avec Circée et Vitani, et tous les civils.
 
Je prie une dernière fois Zeira de se cacher au palais et pars à mon tour, courant dans les rues déchaînées d’Arkadia.
Le désespoir est immense, partout la mort empeste les murs des maisons, j’entendais à chaque pas les cris désemparés de ceux que j’avais si chèrement protégé auparavant.
Pourquoi maintenant ? Pourquoi sommes-nous à nouveau attaqués alors nous avions enfin trouvé un bonheur suffisant dans cette montagne pourtant froide et hostile ?
Ce semblant de bonne vie nous l’avions gagné au prix de très nombreuses pertes…
Les parents de Zeira, le fils de mon oncle, mon cousin Wylia, la femme et les enfants de Casiopé, les proches de tout le monde. Leurs cadavres ne reposent même pas dans notre cimetière…
Le destin des humains de Black Rose est-il donc de ne jamais connaître la paix ?
Serons-nous alors démembrés jusqu’au dernier ? Je hais les autres espèces, même ces prétendus pacifiques d’anges et d’elfes qui nous ont promis une vie paisible à Cristal, sous leurs putains de sourires d’hypocrites se cachait des âmes animées par l’argent de faire profit d’un peuple entier pour s’en mettre pleins les poches.
Les loups-garous, les anges, les anges déchus, les elfes, les dragons, les banshees, les maras, les bookmans, les nekos, les kitsunés, les vampires, les sorciers, les succubes, les sirènes,  tous, je vous déteste tous autant que vous êtes !
Et toi Mathaël, toi espèce d’enfoiré, je te hais plus que tout au monde, tu ne vaux pas mieux que les autres avec ta soi-disant protection des peuples opprimés, où était-tu lorsque nous étions dans le besoin ? Où étais-tu salopard quand notre race a connu les pires atrocités ? Tu es pire que les autres ! Tu n’es pas indifférent à tout cela ! En fin de compte, tu es semblable à Gabrie lui-même !!
 
Gabriel : Ce doit être la pire des insultes que l’on m’ait faite de toute ma vie…
 
Au détour d’une ruelle s’offrait à moi une vision de dégoût.
Une épouvante gigantesque entourait mon cœur de ses chaînes de glace, devant moi se tenait l’empereur du mal en personne, le visage sombre et les yeux témoins d’un massacre passé.
Il m’observait de ses pupilles impitoyables, droit sans un fléchissement.
Quant à moi, de légers gémissements s’échappaient de ma bouche et je suais comme jamais, ma lance me tomba des mains comme si elle voulait m’abandonner à cette différence trop évidente.
Non…
Non ! NON ! NON ! POURQUOI ?! POURQUOI LUI ?
POURQUOI DIEU NOUS EN VEUX AUTANT HEIN ?!
De fines larmes glissaient le long de mes joues car hélas, elles savaient ce qui les attendait.
Je n’étais plus la fière guerrière d’antant, applaudie par les citoyens et souriante avec sa famille, mes genoux tombèrent au sol dans le bruit sourd de l’acier qui rencontrait la pierre.
J’entendais au loin la voix de Circée, pleurante.
 
Circée *hurlante* : << NOOON ARRETE, ARRETE TOUT DE SUITE, S’IL… S’IL TE PLAIT ARRETE CA… !!>>
Gabriel : Il semblerait que Ryuki ait trouvé un nouveau jouet…
 
Mes yeux se tournaient vers son visage impassible alors qu’il venait de dire une phrase aussi monstrueuse. Mais après tout, qu’est-ce que j’attendais ? C’était l’incarnation du mal en personne qui se présentait à moi…
Il semblait s’impatienter en face de moi, qui ne disais toujours rien sous le choc. Il soupira.
 
Gabriel : Votre cité est construite juste au-dessus d’un puit de magie extrêmement puissant, vous le saviez ?
Jadina *tremblante* : N…Non… Et puis ça ne nous servirait à rien… Les humains ne peuvent pas maîtriser la magie… 

Gabriel : C’est vrai hélas. J’ai entendu dire que tu protégeais ton peuple, mais ce que j’ai en face de moi n’est qu’une fillette incapable de bouger, me serais-je trompé en voulant affronter une guerrière… ?

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Je n'avais même pas la force de me lever, son aura me tétanisait, était-ce donc cela la puissance d'un empereur? Pourtant dans mon coeur un sentiment que je ne connaissais que trop bien me dictait ce que je devais faire, mon esprit s'y opposait, mais mon sang ne pouvait résister à l'appel...
Prudemment et timidement, je me relevais en ramassant ma lance. 
Mes yeux qui respiraient la crainte se renforçaient, mes poings étaient plaqués à mon arme, ma peur était enfin rangée au fond de moi. 
Une voix malade sortait de ma gorge. 

Jadina: Gabriel, empereur du malin, par ta faute de nombreux Arkadians ont connu la mort aujourd'hui et moi, Jadina seconde du nom vais... 

Je voulais dire "vaincre" à tout prix, mais je me suis corrigée de moi-même. 

Jadina: ... Je vais te buter la gueule au maximum...
Gabriel *relevant un sourcil*: Amusant. Approche donc, humaine. 

Je hurle, je cours vers lui avec mon sentiment qui me caractérise si bien... 
La détermination. 
Mais ça me va.
Si je dois mettre ma vie à protéger les Arkadians, alors je le ferais.
Depuis ma naissance je nous aient vu moi et mon peuple fuir chaque recoins de Black Rose, depuis sept ans maintenant nous avons trouvé refuge à Parta, s'il faut que je me batte pour préserver le peu qu'il nous reste, alors je dévouerais ma lance à cette cause...
Mon peuple, mes cousines, mon oncle, mes amis si je dois mourir ici alors vivez à ma place. 

Zeira, je souhaite que toi et ton enfant ayez une vie confortable...
Circée malgré tous tes méfaits tu es une fille bien, rejoins un vie bienveillante, tu en es capable...
Vitani, je voudrais que de tout cœur tu devienne la nouvelle chef de la garde, soit patiente...

........



.......



......


.....


....


...


..

Jadina.

Jadina, j'ai peur pour toi. 

Vitani, Circée, allez-vous bien? 

Vous n'êtes toujours pas revenues...

Je le sens, il veux sortir je vais très bientôt accoucher et personne n'est avec moi. 

Casiopé et mon oncle sont introuvables également. 


???: La voilà, la dernière Arkadiane de cette cité. 

J'ai si peur, j'entend une voix derrière cette porte qui me cache depuis des heures pour me protéger de cette attaque. Il fait un silence de mort et cet homme me parle...

???: Toc, toc...
Zeira: Qu... qui est là? 
???: L'ange de la mort qui viens te donner quelques nouvelles ma belle. 

Que dit-il? Comment ça l'ange de la mort? De quelles nouvelles parle-t-il? 

???: Tous les Arkadians sont morts y compris ton oncle et ce vieillard et bien sûr tes chères et tendres cousines que tu considérais comme tes propres soeurs...

Je veux qu'il se taise, je ne lui répond rien mais je sais qu'il m'entend derrière cette porte. On dirait qu'il joue à un jeu avec moi. Je souffre aussi atrocement par le petit qui ne fais que bouger, malgré moi des gémissements sortent de mes lèvres. 

???: La petite Vitani a été brûlée sur un piquet, Circée s'est faite violée sauvagement par l'un de mes apôtres avant qu'il ne lui arrache le coeur, quand à la grande Jadina, j'ai eu le plaisir de la décapiter dans son élan d'espoir pour que vous surviviez toutes, quelle ironie... 

Je n'ose à peine y croire. 
Des larmes surviennent immédiatement par ses révélations doublé par la douleur intense que je ressent. 
Je plaque mes mains sur mon visage en priant fortement pour tout cela ne soit qu'un mauvais rêve. 
Bon sang non... Jadina, Vitani, Circée... Pas vous... 
Papa et maman sont déjà morts et je n'ai aucune idée de ce qu'i est arrivé à Vincent...
Je n'avais plus que vous... 
Soudain un brouillard noir se forme devant moi laissant apparaître un homme de grande beauté mais inspirant la noirceur la plus incroyable, il esquissa un sourire et fit apparaître un boule magique dans sa main qu'il me présenta en se baissant à ma hauteur. 

Gabriel: Je suis Gabriel l'empereur noir, et je te refais les présentation de tes cousines... 

A l'intérieur de cette sphère défilait les images de mes trois cousines dans l'état dans lequel il les avaient décrites. 

Zeira *médusée*: C'est pas possible... Bordel non! Non, non, NON, NON AOUCH!! 

Dans mon désespoir mon enfant m'avais à nouveau bousculé de l'intérieur me laissant hurler devant l'empereur noir qui se délectait de ce spectacle méprisable. 
Joueur, il s'approcha davantage de moi où il laissait glisser son doigt sur mon ventre.

Gabriel: Hum, hum je n'aurais rien à gagner à te voler ton bébé ce n'est qu'un enfant humain banal et faible... Et tu es en train d'agoniser, il serait peut être préférable qu'il soit effacé non? 
Zeira: NE LE TOUCHE PAS MONSTRE!! 

Je pleurait, je criais, je priais pour que quelqu'un me vienne en aide mais c'était bel et bien vain, personne ne pourrait m'entendre dans ces montagnes froides et vides... 
L'ange de la mort invoqua la lance de Jadina qu'il avait volé et d'un geste impitoyable, il me transperça le ventre sous mes yeux éteints. 

Gabriel: Je ne t'ai pas tué, c'est ta cousine qui la fait... 

Mon corps tomba en arrière dans un bruit sourd, ma vie ainsi que celle de mon enfant qui allait voir le jour ne le verrait plus jamais... 
L'empereur contempla mon cadavre une dernière fois d'un sourire satisfait et dans un dernier souffle il s'en alla...

Gabriel: La vermine n'est plus de ce monde à présent, ce puits de magie est à moi...




















JE TE HAIS 




































































TU NE T'EN TIRERA PAS AINSI.
































































AUSSI LONGTEMPS QUE MES CENDRES ET CELLES DE MES COUSINES POURRIRONT DANS LE SOUS-SOL DE TON PALAIS,
































































AUSSI LONGTEMPS QUE NOS FANTÔMES ERRERONT SOUS TERRE,
































































GABRIEL, JE TE JURE QUE CHAQUE FOIS QU'UN ENFANT NAÎTRA DANS TON ENTOURAGE,
















































CHAQUE FOIS QUE LE BONHEUR ILLUMINERA TON VISAGE, 
































































JE LES MAUDIRAIS JUSQU'A LA FIN DE LEUR VIE. 
















































LES ENFANTS DE TES APÔTRES MOURRONT EGALEMENT DANS D'HORRIBLES CIRCONSTANCES. 
































































JADINA, VITANI, CIRCEE, MES COUSINES AYEZ ENCORE UN PEU DE PATIENCE, 




















































NOUS ACCOMPLIRONS TRÈS BIENTÔT NOTRE VENGEANCE...











Un gâteau? C'est bien!
Un gâteau à la fraise? C'est mieux!
Tu veux que j'abrège tes souffrances? Aucun soucis!
-Miki Nadeshiko-

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Kotaro Inugami..
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MessageSujet: Re: Cette cité souviens-toi en [Un seul chapitre] Dim 17 Jan - 20:55

C'est super bien écris je te félicite je me suis régalé en le lisant, félicitation Miki.


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Cette cité souviens-toi en [Un seul chapitre]

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